jeudi, 08 janvier 2009
Interview, par delà le temps
Depuis son élection, le nouveau chef de l’Etat surprend, déroute, déconcerte les Français et leur classe politique. Nous avons donc décidé de solliciter l’opinion du plus illustre de ses prédécesseurs sur cette nouvelle forme de gouvernance lors d’une rencontre des plus improbables tout comme d’ailleurs les réponses… C’est un peu prétentieux, nous vous l’accordons… Ceci dit, la totalité des réponses est composée de propos réellement tenus par le Général de Gaulle qui nous semblent plus que jamais d’actualité. Il y a de quoi étoffer le dictionnaire des citations de certains amateurs de Facebook…
Johnny Halité : Mon général, Nicolas Sarkozy a succédé à Jacques Chirac qui fut votre secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances. Avant son élection de 1995, il a déclaré qu’il n’oublierait jamais vos conseils.
Le Général de Gaulle : Il n’a pas oublié mes conseils ? Comme c’est étrange… Il n’en a suivi aucun
JH : Depuis votre disparition, l’élection Présidentielle s’est toujours faite grâce à l’appui logistique d’un parti politique.
GDG : Les partis ? Ce sont des organisations professionnelles pour la conquête des places !
JH : Vous n’aimez guère le fonctionnement des partis. Pourtant, vous avez souvent dû composer avec eux
GDG : Ces tristes joueurs d’une sombre comédie, ces danseurs d’un ballet d’ombres chinoises, ces neurasthéniques à vie, ces trotte-menu de la décadence, ces chevrotants de l’abandon, ces fuyards professionnels, ces aigrefins, ces débrouillards de la déchéance, ce chloroforme de l’euthanasie nationale, ces cloportes de marécages, ces coureurs de maroquins, ces voraces qui se mangent la laine sur le dos des uns des autres.
Je n’ai jamais fait de politique. Il est vrai que j’ai dû quitter le pouvoir afin de précisément de continuer à n’en point faire.
JH : Que pensez-vous des réactions, à droite comme à gauche, suscitées par l’ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy ?
GDG : Ce qui me frappe, moi, c’est qu’il n’y en ait pas un seul pour se placer du point de vue de l’Etat… leur bêtise me consterne, elle m’étonne….
Les partis, qui ont bâti sur eux-mêmes le régime sous lequel nous vivons, cherchent, comme il est naturel, à se préserver dans leur être et s’efforcent de prolonger le système selon lequel chacun cuit sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin…
Les soi-disant chefs des soi-disant partis auraient, bien sûr, préféré continuer à jouer à leur petite belote habituelle. Mais, Sarkozy les a obligés à jouer au poker. Et là, c’est lui le plus fort…
JH : A ces personnes de gauche qui ce sont jointes à la majorité présidentielle actuelle qu’avez-vous à leur dire ?
GDG : Pour la droite parlementaire, vous autres, la gauche (…) vous serez toujours la merde de l’andouillette : il en faut un peu pour donner du goût, mais quand il y en a plus qu’un zeste, ça fait vomir….
JH : D’après vous qu’est-ce qui différencie aujourd’hui la droite de la gauche ?
GDG : La droite c’est routinier, ça ne veut rien changer, ça ne comprend rien. Seulement on l’entend moins. Elle est moins infiltrée dans la presse et dans l’université. Elle est moins éloquente. Tandis que la gauche, c’est bavard, ça a des couleurs.
JH : Justement, la presse pendant la campagne puis après s’est souvent faite le relais des attaques des autres prétendants en pointant les cotés "anxiogène" "Bling-bling" de Nicolas Sarkozy, en relayant massivement ses propos sur "l’identité nationale" ou son utilisation du mot "racaille" lors d’un déplacement dans une cité. Ils pensaient certainement que l’opinion publique les suivrait ?
GDG : Ce ne sont certes pas les grands journalistes qui agissent ainsi, mais, s’il en reste, ceux-ci sont de plus en plus rares… Pour presque tous, l‘opinion publique est sacro sainte ; il faut caresser ses instincts les moins nobles, parfois les plus bas et, surtout, ne pas la heurter pour ne pas l’avoir contre soi. En cela, la majorité des journalistes ressemble à la majorité des politiciens.
JH : Depuis son élection, les médias évoquent beaucoup l’épouse de Nicolas Sarkozy. Leur mariage, son album, ses tenues, ses prises de position ont fait couler beaucoup d’encre.
GDG : Vous savez bien qu’il n’y a plus de grands journalistes, de grands ténors comme Zola à ses heures ! Aujourd’hui, il y a l’affût du scandale, de la petite histoire, de l’incident qui va permettre un gros titre, une photo et quelques lignes de texte, vide ou destructeur…
JH : Mon Général, vous avez évoqué la gauche, la droite, les journalistes mais vous n’avez pas évoqué le centre. Que pensez-vous de l’attitude de François Bayrou ?
GDG : C’est un porte-avions avec un moteur de vespa !
Les centristes forment un conglomérat sans projet aucun : Ils ne sont ensemble que parce qu’ils sont contre Sarkozy.
JH : Vous ne les aimez pas ?
GDG : Je ne peux pas dire que je les déteste. On peut détester Staline ou Hitler. On ne peut pas détester le néant.
JH : Je vous sens remonté à leur encontre un peu comme vous pouvez l’être à l’égard des diplomates ?
GDG : Les diplomates ne sont utiles que par beau temps. Dès qu’il pleut, ils se noient dans chaque goutte. Vous savez, la diplomatie, c’est l’art de faire durer indéfiniment les carreaux fêlés !
JH : Justement, nous évoquons la diplomatie, impossible donc de ne pas parler de l’Europe. Que pensez-vous des positions défendues par Nicolas Sarkozy lors de sa présidence de l’Unions Européenne ?
GDG : On ne fera pas l’Europe si on ne la fait pas avec les peuples en les y associant. Or, la voie que l’on suit est complètement différente. On s’enferme dans des comités. On élabore des techniques. On se réunit dans des conseils entre augures intéressés. Mais les peuples n’y sont pas. Le mouvement de Sarkozy à bousculer les habitudes !
JH : Dans l’Histoire, face à vous, Nicolas Sarkozy ne pourra au mieux qu’essuyer un demi-échec.
GDG : Et pourquoi ne reporterait-il pas un demi-succès ?
JH : N’est-ce pas la même chose ?
GDG : Pas pour l’Histoire
JH : Mon Général, je vous remercie pour cette interview. Avant de vous quitter, avez-vous un dernier conseil à donner à Nicolas Sarkozy
GDG : Quand tout va mal et que vous cherchez votre décision, regardez vers les sommets ; il n’y a pas d’encombrement
07:55 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : de gaulle, charles, général, interviex, johnny, halité, sarkozy
dimanche, 28 septembre 2008
Naissance de la Vème République
10:10 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : de gaulle, 5ème république, gaullisme
mercredi, 25 juin 2008
Retour vers le futur
J’ai déniché cet article (issu des chuchotements) paru dans les DNA le 28 mai 2000. C’est incroyable, mais j’ai l’impression que ce texte passé pourrait aussi se conjuguer au futur… Il explique également beaucoup du présent...
Yves Bur roule pour Loos
Le député-maire de Lingolsheim, Yves Bur (UDF) apporte son soutien à François Loos pour les municipales à Strasbourg.
Trautmann-Keller, même profil
L'affaire semblant se jouer entre Fabienne Keller et François Loos, Yves Bur, « après mûre réflexion », estime la candidature de Loos « plus intéressante ». La légitimité de ce dernier est, selon Bur, identique à celle de sa concurrente, puisqu'il « partage avec sa famille la vie des Strasbourgeois. Il a montré, en se faisant élire député de Wissembourg, où personne ne l'attendait, qu'il savait surprendre, mobiliser et réussir. Être un élu du nord n'est pas un handicap, à condition qu'il joue clairement Strasbourg. Même si la réussite n'était pas au bout de cette campagne, il devrait s'investir pendant six ans, pour l'emporter la prochaine fois » (en 2007). Yves Bur ajoute qu'il ne « serait pas aisé pour les Strasbourgeois de choisir entre Catherine Trautmann et Fabienne Keller, qui ont un profil similaire : le goût pour l'autorité et un certain mépris pour les élus qui ne pensent pas comme elles ». Il répétera tout ça à François Bayrou, le président national de l'UDF, avec lequel il déjeune mardi à Paris.
08:45 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yves bur, françois loos, fabienne keller
mardi, 23 octobre 2007
Ceux du Liban
Cela fait plus de 30 ans que le conflit dure dans la région et malheureusement, ce n’est pas prêt de s’arrêter. Les casques bleus demeurent des cibles de choix… et l’Iran une véritable menace surtout qu’à l’époque, le pays n’était pas sur le point de détenir l’arme nucléaire… même si un programme existait déjà par le passé. Jusqu’en 1979, il était mené et financé avec la contribution des Etats-Unis et d’autres pays européens…
10:23 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Mémoire, Liban, attentats, Drakkar, guerre, Iran, Nucléaire
lundi, 22 octobre 2007
Guy Moquet n'était pas seul !
Un chant unissait les Résistants, au-delà de leurs convictions et de leurs confessions. Il mériterait, lui aussi, d’être enseigné au même titre que notre hymne national. Mais les enseignants, qui détestent tant la mondialisation, aiment aussi à oublier la nation…
Mais puisque c’est la journée, autant mettre en ligne la fameuse lettre quitte à agacer enseignants et bloggeurs…
11:00 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Guy Moquet, Résistance, enseigants
lundi, 09 juillet 2007
Interview fictive...
Depuis son élection, le nouveau chef de l’Etat surprend, déroute, déconcerte les Français et leur classe politique. J’ai donc décidé de solliciter l’opinion du plus illustre de ses prédécesseurs sur cette nouvelle forme de gouvernance lors d’une rencontre des plus improbables tout comme d’ailleurs les réponses… C’est un peu prétentieux, je vous l’accorde… Ceci dit, la totalité des réponses est composée de propos réellement tenus par le Général de Gaulle qui me semblent plus que jamais d’actualité. Il y a de quoi étoffer le dictionnaire des citations de certains…
Johnny Halité: Mon général, Nicolas Sarkozy vient de succéder à Jacques Chirac qui fut votre secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances. Avant son élection de 1995, il a déclaré qu’il n’oublierait jamais vos conseils.
Le Général de Gaulle : Il n’a pas oublié mes conseils ? Comme c’est étrange… Il n’en a suivi aucun
JH : Depuis votre disparition, l’élection Présidentielle s’est toujours faite grâce à l’appui logistique d’un parti politique.
GDG : Les partis ? Ce sont des organisations professionnelles pour la conquête des places !
JH : Vous n’aimez guère le fonctionnement des partis. Pourtant, vous avez souvent dû composer avec eux
GDG : Ces tristes joueurs d’une sombre comédie, ces danseurs d’un ballet d’ombres chinoises, ces neurasthéniques à vie, ces trotte-menu de la décadence, ces chevrotants de l’abandon, ces fuyards professionnels, ces aigrefins, ces débrouillards de la déchéances, ce chloroforme de l’euthanasie nationale, ces cloportes de marécages, ces coureurs de maroquains, ces voraces qui se mangent la laine sur le dos des uns des autres.
Je n’ai jamais fait de politique. Il est vrai que j’ai dû quitter le pouvoir afin de précisément de continuer à n’en point faire
JH : Que pensez vous des réactions, à droite comme à gauche, suscitées par l’ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy ?
GDG : Ce qui me frappe, moi, c’est qu’il n’y en ait pas un seul pour se placer du point de vue de l’Etat… leur bêtise me consterne, elle m’étonne….
Les partis, qui ont bâti sur eux-mêmes le régime sous lequel nous vivons, cherchent, comme il est naturel, à préserver dans leur être, et s’efforcent de prolonger le système selon lequel chacun cuit sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin…
Les soi-disant chefs des soi-disant partis auraient, bien sûr, préféré continuer à jouer à leur petite belote habituelle. Mais, Sarkozy les a obligés à jouer au poker. Et là, c’est lui le plus fort…
JH : A ces personnes de gauche qui ce sont jointes à la majorité présidentielle actuelle qu’avez-vous à leur dire ?
GDG : Pour la droite parlementaire, vous autres, la gauche (…) vous serez toujours la merde de l’andouillette : il en faut un peu pour donner du goût, mais quand il y en a plus qu’un zeste, ça fait vomir….
JH : D’après vous qu’est-ce qui différencie aujourd’hui la droite de la gauche ?
GDG : La droite c’est routinier, ça ne veut rien changer, ça ne comprend rien. Seulement on l’entend moins. Elle est moins infiltrée dans la presse et dans l’université. Elle est moins éloquente. Tandis que la gauche, c’est bavard, ça a des couleurs.
JH : Justement, la presse durant la campagne s’est souvent faite le relais des attaques des autres prétendants en pointant le coté "anxiogène" de Nicolas Sarkozy, en relayant massivement ses propos sur "l’identité nationale" ou son utilisation du mot "racaille" lors d’un déplacement dans une cité. Ils pensaient certainement que l’opinion publique les suivrait ?
GDG : Ce ne sont certes pas les grands journalistes qui agissent ainsi, mais, s’il en reste, ceux-ci sont de plus en plus rares… pour presque tous, l‘opinion publique est sacro sainte ; il faut caresser ses instincts les moins nobles, parfois les plus bas et , surtout, ne pas la heurter pour ne pas l’avoir contre soi. En cela, la majorité des journalistes ressemble à la majorité des politiciens.
JH : Après son élection, les médias ont beaucoup évoqué l’épouse de Nicolas Sarkozy. Son vote lors du second tour de l’élection présidentielle ou la récente affaire de sa carte bancaire ont fait couler beaucoup d’encre.
GDG : Vous savez bien qu’il n’y a plus de grands journalistes, de grands ténors comme Zola à ses heures ! Aujourd’hui, il y a l’affût du scandale, de la petite histoire, de l’incident qui va permettre un gros titre, une photo et quelques lignes de texte, vide ou destructeur…
JH : Mon Général, vous avez évoqué la gauche, la droite, les journalistes mais vous n’avez pas évoqué le centre. Que pensez-vous de l’attitude François Bayrou ?
GDG : C’est un porte-avions avec un moteur de vespa !
Les centristes forment un conglomérat sans projet aucun : Il ne sont ensemble que parce qu’ils sont contre Sarkozy.
JH : Vous ne les aimez pas ?
GDG : Je ne peux pas dire que je les déteste. On peut détester Staline ou Hitler. On ne peut pas détester le néant.
JH : Je vous sens remonté à leur encontre un peu comme vous pouvez l’être à l’égard des diplomates ?
GDG : Les diplomates ne sont utiles que par beau temps. Dès qu’il pleut, ils se noient dans chaque goutte. Vous savez, la diplomatie, c’est l’art de faire durer indéfiniment les carreaux fêlés !
JH : Justement, nous évoquons la diplomatie, impossible donc de ne pas parler de l’Europe. Que pensez vous des positions défendues, lundi dernier, par Nicolas Sarkozy à Strasbourg
GDG : On ne fera pas l’Europe si on ne la fait pas avec les peuples en les y associant. Or, la voie que l’on suit est complètement différente. On s’enferme dans des comités. On élabore des techniques. On se réunit dans des conseils entre augures intéressés. Mais les peuples n’y sont pas.
JH : Dans l’Histoire, face à vous, Nicolas Sarkozy ne pourra au mieux qu’essuyer un demi-échec.
GDG : Et pourquoi ne reporterait-il pas un demi-succès ?
JH : N’est-ce pas la même chose ?
GDG : Pas pour l’Histoire
JH : Mon Général, je vous remercie pour cette interview. Avant de vous quitter, avez-vous un conseil à donner à Nicolas Sarkozy
GDG : Quand tout va mal et que vous cherchez votre décision, regardez vers les sommets ; il n’y a pas d’encombrement
16:30 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 19 mai 2007
Ce président là mon vieux, il est terrible !
18:41 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 22 janvier 2007
Eric Zemmour et l'Histoire
Ca nous change da la pensée unique habituelle...
07:20 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Indigène
Un Historien répond à la démagogie habituelle du PS et de Jack Lang
07:19 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 06 décembre 2006
Le RPR, 30 ans déjà!

Il y a aujourd’hui exactement 30 ans, l’UDR disparaissait au profit du RPR. Pour de nombreux Gaullistes, ce fut une date importante, un tournant dans leur convictions.
Utilisant les bonnes vielles méthodes de la 4ème République, le centristes, Michel Poniatowski, alors ministre de l’intérieur de Giscard, fit investir les locaux d’un journal en grève depuis plusieurs jours pour que le reste de la presse s’abstienne de paraître le lendemain en signe de solidarité et donc de ne pas rendre compte du congrès fondateur du RPR. Le 7 décembre 1976, il n’y eu donc aucuns journaux dans les kiosques…
Pour remédier à cette injustice vielle de 30 ans, remémorons-nous le discours que Jacques Chirac a tenu pour l’occasion. Il pourrait encore servir…
19:40 Publié dans Un peu de mémoire... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note




