jeudi, 29 mai 2008
Ca chauffe au PS !
Que va faire le PS Strasbourgeois ? Roland ? Jacques ? Armand ?
Les dessous de l'offensive anti-Ségolène Royal (Le Figaro 27/05/2008)
Les tensions entre ténors du Parti sont de plus en plus fortes dans la perspective du congrès et nourrrissent l'inquietude sur un possible divorce.
Ils ne se supportent plus. C'est ce qui rend le prochain congrès du PS inquiétant pour eux. La défaite présidentielle, l'opposition persistante entre l'ex-candidate et son parti, la frustration des uns, la tactique des autres et le jusqu'au-boutisme des plus virulents dans chaque camp forment un cocktail explosif. Nourri d'une colère ancienne, l'affrontement entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal promet d'être brutal.
Pour l'instant, ils se retiennent tant qu'ils peuvent. Mais ils cèdent facilement à la tentation. Samedi, dans les couloirs de la Mutualité où les partisans de Bertrand Delanoë sont en train de se réunir, une élue s'autorise une vacherie sur l'improvisation caractéristique de Ségolène Royal. Puis elle se rattrape : «Je ne devrais pas vous dire cela, on n'a pas le droit de taper.» Au PS, la consigne des chefs est explicite : à l'approche du congrès, on ne dit du mal de personne, surtout pas de Ségolène Royal qui sait si bien se «victimiser», même si elle s'en défend. Mais personne n'y parvient.
C'est si facile. Ses adversaires ne se retiennent même plus. Une des dernières histoires colportées dans les coursives du PS raconte le voyage de l'ancienne candidate, fin avril, au Qatar, richissime pétromonarchie du golfe Persique. «Tous les ans, le Qatar organise une grande conférence sur le développement, raconte un participant. Ségolène Royal était invitée. Il y avait aussi Villepin, Cresson et plusieurs parlementaires. Son intervention écrite était pas mal, mais ensuite, il y a eu une séance de questions… Elle a expliqué qu'elle avait une méthode excellente : pour le développement, sa région finance 30 chèvres à des femmes, qui remboursent ensuite l'argent avec les chevreaux. Ce n'est pas vraiment ce qu'attendaient les Qataris avec leurs fonds souverains !» Un autre socialiste, qui n'était pas du voyage mais qui se l'est fait raconter, complète à sa manière en rigolant : «Ils pensaient recevoir la Hillary Clinton française, ils ont eu la présidente de Poitou-Charentes !» Derrière les rires, il y a un climat, dans la famille socialiste, de désamour profond.
Au PS, la majorité des militants est soucieuse d'apaisement. Au sommet, c'est différent. Il y a les inconditionnels de Ségolène Royal, ceux qui lui reconnaissent un potentiel incomparable, et ceux qui n'en peuvent plus d'elle et qui espèrent être majoritaires lors du prochain congrès pour lui infliger «une défaite». Le «Ségolène bashing» est volontiers pratiqué par quelques-uns, qui ne sont pas avares de commentaires vachards.
Sarcasmes, ironie, mépris, voire haine polluent les relations entre elle et eux, dégradant lentement et sûrement le climat au sein du PS. La rancœur remonte loin. Ils ont tous une histoire méchante sur leur ancienne candidate à la présidentielle.
Rassembler les décus de la campagne
La période du gouvernement Jospin est une mine d'anecdotes visant à montrer que Ségolène Royal était une mauvaise camarade : son «goût» pour les médias, ses prises de position «morales», sa tendance à «court-circuiter» Matignon ou les autres ministères, son «populisme»… «À la fin, on n'invitait plus Ségolène à nos dîners entre femmes ministres», raconte l'une d'entre elles.
À la pointe de l'antiségolénisme, il y a Lionel Jospin et ses partisans, réunis aujourd'hui autour de Bertrand Delanoë. «En 1995, Royal a été l'une des premières à ne pas se subordonner à Jospin pour la présidentielle. Ensuite, au gouvernement, elle l'a exaspéré avec son accouchement dans Paris Match», raconte un membre de la direction du PS. «En 2006, elle a construit sa politique sur l'inventaire de sa politique. Et à la fin de la campagne présidentielle, tendre la main à François Bayrou, c'était, pour Jospin, détricoter tout ce qu'il avait fait avec Mitterrand.» Au nom d'une conception totalement différente de la politique qu'ils veulent préserver, l'ancien premier ministre et ses partisans sont décidés à ne pas la laisser passer.
À côté d'eux, ils espèrent rassembler les déçus de la campagne. Eux aussi ont des histoires à raconter. «Comme tout le monde, j'ai rédigé des notes pour elle, regrette l'un d'eux. Je ne pense pas qu'elle les ait lues.»«Ségolène Royal n'est pas assez professionnelle», soupire un député rallié à Bertrand Delanoë. Peu de socialistes l'avouent, mais c'est bien le caractère de l'ex-candidate qu'ils critiquent. «Elle est toujours dans le rapport de force, un peu capricieuse», raconte un ancien proche. Si les militants socialistes et les sympathisants de gauche l'ont plébiscitée, soulevant des foules d'enthousiasme pendant la campagne présidentielle, les caciques du PS n'ont jamais compris comment travailler avec elle.
"Cela va un peu tanguer"
Il ne faut pas croire pour autant que les autres leaders du PS soient plus faciles à vivre. Les colères de Lionel Jospin, Bertrand Delanoë ou Martine Aubry sont tout aussi virulentes… Mais on le raconte moins. «Au PS, de toute façon, on n'a le choix qu'entre des caractériels et des caractériels», reconnaît, en souriant, un jeune responsable.
«Les attaques sur mon caractère ou sur mon irrationalité, je les ai déjà entendues», balaye, de son côté, Ségolène Royal. Il y a quelques jours, à la fin d'une rencontre avec la presse, elle regrettait les propos des «quelques dirigeants qui s'expriment et qui veulent faire peur aux militants» : «Il y a un problème de comportement au PS.»
Mais, au fond, elle n'est évidemment pas plus tendre que les autres. L'ancienne candidate à la présidentielle, persuadée du «sexisme» de ses adversaires, méprise les éléphants autant qu'ils la détestent. Elle ne leur réserve aucun avenir et ils le savent. Si elle s'impose à la tête du PS, Ségolène Royal compte bien tourner la page et promet de faire émerger une nouvelle génération. Et les anciens ? «Ils sont remplaçables», confie-t-elle au cours d'un déjeuner, fin mars.
Si Ségolène Royal demeure encore mesurée, ses partisans sont beaucoup plus directs. Il faut «dératiser» le Parti socialiste, suggérait rudement, il y a quelques mois, un très proche. «Il faut couper les branches pourries», murmurait un élu local.
Publiquement, Ségolène Royal refuse d'user de tout vocabulaire guerrier : «Il n'y aura pas de bataille des chefs», répète-t-elle. À ce langage elle oppose un autre champ lexical, vantant un «congrès utile et serein». Anticipant les attaques et la dégradation du climat, elle a délivré quelques conseils à ses supporteurs parisiens, réunis au mois d'avril. «Cela va un peu tanguer. Quand on est attaqué au sein de son camp, c'est toujours très pénible. Cela ne l'est pas pour moi mais pour les Français. Quand ils entendent cela, ils se disent : “C'est pas possible ces socialistes.” C'est collectivement que c'est pénible… en termes d'élégance collective, d'élégance de la pensée», leur a-t-elle expliqué dans son style si personnel. «Quand vous avez besoin de répondre, parce que ce n'est pas désagréable parfois de donner quelques baffes, répondez avec humour. C'est une arme absolue. Plus ils s'énerveront, plus les gens iront vers ceux qui sont sereins et joyeux.»
Personne n'est dupe. Alors l'inquiétude gagne à l'approche du congrès. Le PS va-t-il revivre un nouveau congrès de Rennes ? En 1990, l'affrontement entre les fabiusiens, accusés de vouloir construire un «parti de supporteurs», et les jospinistes, se disant les garants, déjà, d'une certaine orthodoxie, avait atteint une rare intensité. Comme aujourd'hui, il s'était focalisé sur la question du leadership plus que sur le choix d'une orientation politique. Le PS avait payé pendant longtemps cette triste image. «Aujourd'hui, c'est plus violent, pense un membre de la direction. Personne ne disait que Laurent Fabius était un fou ou une personnalité de second ordre.» C'est le terme utilisé par Lionel Jospin à propos de Ségolène Royal. Mais le chiffon rouge du nouveau congrès de Rennes est agité parfois à dessein par les tenants d'une troisième voie. «C'est quelque chose qui peut nous aider, explique l'un de ses partisans. Dans le parti, les militants veulent que cela se calme.»
Au fond, la question posée au PS est celle du «vivre ensemble». La lutte de pouvoir entre 2002 et 2007, le référendum de 2005 et le non-respect par certains de la consigne du parti, la primaire interne de 2006 ont laissé des cicatrices ouvertes. Comment panser les plaies ? «Je veux recréer une famille qui a une discipline collective, qui travaille ensemble», argumente par exemple Julien Dray lorsqu'il défend sa candidature au poste de premier secrétaire. Parce qu'il sait que si l'esprit de famille est perdu, le divorce menace.
08:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, royal, delanoe, offensive, strasbourg, roland, armand
samedi, 17 mai 2008
le Cercle des économistes tâcle Ségolène ROYAL
Après Éric Woerth, Didier Migaud et Valérie Pécresse, c'était au tour de Ségolène Royal d'être l'invitée, mardi, du Cercle des économistes, club d'une trentaine d'économistes réputés présidé par Jean-Hervé Lorenzi. Le dîner-débat, organisé à Paris dans le célèbre restaurant Chez Laurent, a tourné au vinaigre. Effarés par les assertions de l'ex-candidate à la présidentielle et par ses perpétuelles comparaisons des enjeux économiques mondiaux avec ceux de la Région Poitou-Charentes, les experts, de droite comme de gauche, ont voulu la pousser dans ses retranchements. À court d'arguments, Ségolène Royal a menacé de quitter la table, arguant qu'elle n'était pas venue «repasser le bac». «Mais il est bien question du bac ! Nous sommes tous profs à Polytechnique ou à l'université. Il y a effectivement erreur sur le niveau», s'est moqué l'un d'eux.
(Le Figaro 16/05/2008)
10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, économiste, région, france, incompétance
vendredi, 25 avril 2008
Pensées du jour
Dans les déclaration des élus socialistes après l’interview de Sarko, c’est comme dans les déclarations des joueurs du PSG : la franchise ne consiste pas à dire ce qu’on pense mais à penser ce qu’on dit.
Ségolène Royal a fait un cauchemar épouvantable : Elle a rêvé qu’elle se présentait toute seule aux élections présidentielles et qu’elle était battue quand même !
Confidence d’un politique : « Ce qui m’embête c’est que la moitié des mensonges que racontent mes adversaires sur moi sont vrais ! »
Petite leçon de politique appliquée. François Bayrou rappelle régulièrement qu’il n’est ni pour Sarkozy ni pour le PS. On traduit : Ni Sarkozy, ni le PS ne veulent de François Bayrou !
Rachida Dati fait toutes les conneries qu’elle peut pour être connue dans la politique. Quand on a pas de talent, il faut bien agiter les bras !
Mai 68 : Le jour où on a vraiment compris qu’ils avaient perdu la révolution c’est quand ils ont refusé de manifester le Dimanche
08:22 Publié dans Détente | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pensées, royal, sarkozy, politiques, coluche
jeudi, 17 avril 2008
Délinquante sociale
La cour d'appel de Rennes vient de donner raison jeudi à deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal qui réclamaient depuis 1997 le versement de salaires non payés suite à la dissolution et à l’entrée de Ségolène Royal au gouvernement Jospin.
L’affaire a traîné en justice – c’est toujours plus long lorsqu’on s’attaque à un politique – mais le parcours judicaire de ces deux femmes vient enfin d’arriver à son terme.
Il est tout de même regrettable qu’un député qui devient ensuite ministre n’ait pas les moyens de rémunérer ses collaborateurs pour leur travail. Je trouve cela vraiment mesquin, la radinerie, lorsque l’on gagne bien sa vie comme madame Royal. Comme quoi, être socialiste ne permet par pour autant d’être généreux…
Il est tout aussi regrettable de constater qu’une personne de gauche, qui n’arrête pas de nous faire la morale sur les grands principes sociaux, ne se les applique pas à elle-même. Ca serait pourtant un bon début. Comment peut-on continuer à parler social, après avoir agi ainsi ?
Enfin voilà, le PS nous a présenté lors de la dernière élection présidentielle une délinquante sociale qui voulait une France plus juste. Effectivement, les deux ex-attachés parlementaires de madame Royal doivent à présent trouver la trouver plus juste cette France…
09:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, ps, délinquante sociale


