mercredi, 17 septembre 2008
Martine Aubry a Strasbourg.
Après son fameux ouvrage parrainé par France Inter - donc par conséquent par de l’argent public – Madame le Maire de Lille poursuit sa campagne interne pour devenir secrétaire national du PS.
Sa quête du graal socialiste se prolonge aujourd’hui à Strasbourg. Cette fois, c’est l’hôtel de ville, les fonctionnaires de la ville, les buffets (de plus en plus nombreux parait-il) qui vont l’accueillir en présence de nombreux camarades Strasbourgeois.
Cette visite se réalise donc encore et toujours avec l’aide de moyens publics, donc financée par les contribuables.
Un certains nombres de personnes reprochent à Sarkozy une prétendue collusion avec le monde des affaires. Il est étrange que ces mêmes défenseurs de l’indépendance se retrouvent aphones devant de tels agissements. Le mutisme des médias face à ces pratiques peut aussi surprendre. Vous me direz, personne n’a jamais trouvé rien à redire devant l’instrumentalisation politique de certains centres socioculturels strasbourgeois qui sont déjà allés jusqu’à accueillir les élections internes du PS.
Va savoir Charles…
08:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : martine, aubry, strasbourg, roland, ries, ps, contribuables
samedi, 28 juin 2008
Code Quorum !
En voilà une bonne. Cela fait à peine 100 jours que la nouvelle équipe municipale a remporté les élections qu’elle pratique déjà l’absentéisme. Hier, 4 petites heures ont suffi pour vider l’hémicycle du conseil de la CUS. Mois de temps que pour certains match de tennis à Rolland Garros. En revanche beaucoup trop pour les joueurs de Rolland City ! Il faut dire qu’ils sont épuisés tous ces nouveaux élus à force de jongler entre leur nombreux bureaux (certains en ont 3 éparpillés dans toute la ville !) et toutes ces réunions et réceptions qui plombent leur précieux emploi du temps…
Heureusement, afin qu’un tel phénomène ne se reproduise plus, Jacques Bigot veut retravailler le règlement intérieur et encadrer les débats. En décodé, cela veut dire que le temps de parole va être limité, c'est-à-dire celui de l’opposition. Roland Ries avait annoncé qu’il allait être à l’écoute mais il avait oublié de préciser combien de temps. Jacques Bigot va prochainement apporter la réponse : le moins longtemps possible histoire de pouvoir partir en week-end plus tôt !
Pour mémoire un tel évènement ne s’est produit qu’une fois sous la précédente équipe, le 30 janvier 2004, à 20h30, après 5h30 de débat, la séance avait été levée. On parlait alors des extensions du tramway…
10:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : quorum, conseil cus, ries, bigot
jeudi, 26 juin 2008
Publicité et 100 jours
Le débat actuel sur la publicité à la télévision m’interpelle d’autant qu’il fut pendant de nombreuses années le cheval de bataille de la gauche. Depuis décembre dernier nous assistons à un retournement de veste avec une défense énergique de la pub à la télé. C'est tout juste si on ne nous propose pas d'en diffuser encore plus sur les chaines publiques... Allez comprendre !
Voici un article paru en septembre 1998 dans les DNA. La ministre de la culture d’alors avait son opinion sur la question… Cet interview est aussi une manière de saluer les 100 jours de Roland Ries qui passe pour un homme droit, un homme d’honneur… Si Catherine avait su à ce moment là… Souvenirs, souvenirs...
Trautmann : « Je veux réussir par la preuve »
La ministre de la Culture et de la Communication dresse le bilan de sa première année au gouvernement, et promet des surprises pour 1999. Elle défend sa méthode « strasbourgeoise », assume sa prudence médiatique, parie sur la durée, et répète sa fidélité à Strasbourg.
BUREAU DNA-PARIS
Catherine Trautmann : « La question de mon retour à Strasbourg n'est pas encore d'actualité. Il se fera le moment venu, en parfaite harmonie avec Roland Ries
DNA : Comment avez-vous vécu ces quinze premiers mois au gouvernement ? – Catherine Trautmann : Mon arrivée au gouvernement s'est faite dans des conditions inattendues, mais cette année a été intense. Comme porte-parole, j'ai été impliquée plus que d'autres dans la vision d'ensemble du gouvernement et dans l'échéancier du Premier ministre. J'ai aussi de la chance, on me donne le temps de travailler, ce qui marque une rupture, sur ce point aussi, avec les méthodes des Premiers ministres précédents.
DNA : Quelles sont les difficultés qui vous ont marquée ? - J'ai dû faire face à un état général des affaires de mon ministère que je n'imaginais pas. Je devais aussi opérer un net redressement budgétaire. Et, en attendant, j'ai dû faire face sans les moyens financiers suffisants pour affirmer mon ambition dans ce ministère. Et puis, le risque d'invalidation de mon élection a pesé lourd pendant les premiers mois, rue de Valois.
DNA : Vous avez également été critiquée sur votre style, et sur vos méthodes... - J'ai conscience d'avoir effectivement changé les approches, le style, et même l'image du ministre de la Culture. Mais c'est comme ça : j'ai besoin d'un temps de travail sur le fond avant de prendre les décisions. Je n'ai pas fait non plus dans la facilité en choisissant de m'attaquer en même temps à plusieurs dossiers coriaces. Sur le style, c'est vrai, je ne suis pas une adepte de la posture médiatique. Quand j'annonce des choses, je veux être sûre de pouvoir les réaliser.
DNA : Tout de même, les attaques ont été parfois rudes, y compris dans votre propre camp. - Je travaille en politique par la preuve et je sais que l'année 1999 sera une année de concrétisation. Je pense que la perception de mon action par l'opinion sera logiquement beaucoup plus forte. Et puis, il y a eu, c'est vrai, des critiques de caractère politicien. C'est le jeu de la vie politique parisienne microcosmique et narcissique. Sur les critiques de fond, j'ai écouté, et parfois je les ai prises en compte. Mais je n'ai jamais voulu, non plus, travailler en fonction d'un lobby d'opinion.
DNA : Quelle est la ligne de force principale que vous avez voulu donner à votre action ? - Donner plus de chance à la création mais aussi à tout ce qui a été laissé pour compte dans la gestion structurelle, au jour le jour, de la Culture : les archives, le patrimoine et notamment l'usage de la numérisation pour le recenser, mais aussi la popularisation d'Internet dans l'univers culturel. Alors c'est vrai, en ouvrant tous ces chantiers à la fois - ce que j'ai déjà vécu à Strasbourg - j'ai pu donner une impression de confusion. Mais j'assume parfaitement cette première phase, indispensable, de mon travail. J'ai, je le reconnais, un handicap. Mon ministère est important sur le plan symbolique, mais il n'a pas suffisamment été pris en considération pour le rôle qu'il joue dans l'administration.
DNA : La grande priorité de votre politique, c'est « la culture pour tous ». Quelle est, à vos yeux, la clé de cette démocratisation de la culture qu'évoquait déjà Malraux dans les années 60 ? - Ce sont les enseignements artistiques. Voilà effectivement des années qu'on parle de les développer, mais ce n'est pas le cas ! Il y a une terrible force d'inertie qu'il faut dépasser. Et ce n'est pas seulement une question de loi. Il faut parvenir à impliquer les gens eux-mêmes. Comme me disait Yehudi Menuhin, donner un instrument à un enfant, c'est lui donner une approche tactile, physique des choses. Sur le fond, il faut aussi désacraliser la culture. En faire tout simplement un goût de la vie. Et pour moi, il n'y a pas de tabou sur ce point. Je travaille également à l'interpénétration de la culture et de la communication.
DNA : Justement, l'élaboration de la loi sur l'audiovisuel est apparue chaotique aux yeux d'un certain nombre de professionnels. Est-ce vraiment un dossier ingérable ? - Non. Je crois que notre pays a besoin d'une réforme de l'audiovisuel, même si, c'est évident, je ne réglerai pas tout avec des textes législatifs ! Je veux, d'une part, renforcer le service public et, d'autre part, éviter les risques d'influence économique sur l'information.
DNA : Bâtir une télévision publique de qualité et tenir la distance dans une course à l'audience, n'est-ce pas une chimère ? - Non, ces deux objectifs sont compatibles et nous allons avoir des surprises. Cette qualité se verra à l'écran. Je ne veux plus, par exemple, de tunnels de publicité sur les chaînes publiques, et le respect de la ponctualité devra être une règle. Cela dit, je ne suis pas publiphobe, et je constate que la fuite en avant en matière de publicité est aussi le résultat du désengagement de l'État. Il faut donc donner plus de moyens aux chaînes publiques, tout en préconisant la complémentarité de leurs programmes. Et je suis persuadée qu'elles constitueront un pôle de référence qui aura des effets sur le contenu du secteur privé. Tout le monde y gagnera.
DNA : Vouloir intervenir pour modeler l'esprit même de l'audiovisuel public, n'est-ce pas revenir à une forme d'interventionnisme que la gauche a précisément dénoncée avant d'arriver au pouvoir en 1981 ? - Non ce n'est pas la même chose. La gauche en 81 voulait en finir avec l'interventionnisme politique. Moi, ce que je veux aujourd'hui, c'est éviter que la liberté acquise permette à l'influence économique de dénaturer l'information du plus grand nombre. Par ailleurs, il ne s'agit pas de nous immiscer dans la gestion des chaînes, mais, logiquement, de jouer notre rôle d'actionnaire !
DNA : Décomplexée ? -Totalement. Au fond, d'une certaine manière, j'introduis plus de liberté... Cette nouvelle forme d'engagement incarne la réforme de l'État entreprise par Lionel Jospin.
DNA : Qu'est-ce que vous entendez exactement par amélioration de la qualité sur les chaînes publiques ? - La qualité, ça ne veut pas dire que France 2 ne doive plus être une chaîne populaire. Je crois, au contraire, au rassemblement des publics. Il faut sortir de la comparaison avec TF 1 qui est devenue complètement réductrice. Je m'intéresse, notamment, à la production qui risque de s'appauvrir.
DNA : Dans votre propre majorité, certains députés se sont montrés sceptiques, non ? - Peut-être, mais ils sont, à mon sens, isolés. Car ce projet de loi est un projet de loi de tout le gouvernement et une chance unique. Si l'État s'engage financièrement, il exigera, comme cela est normal, une contrepartie du service public qui se traduira pas des contrats pluriannuels et des contrats d'objectif. Je tiens à préciser que la redevance ne sera pas la quadrature du cercle. Il faudra également faire des choix. Or, par exemple, France 2 a été le symbole du non- choix pendant des années et on a laissé la situation de cette chaîne à vocation généraliste et tous publics se dégrader. France 2 ne sera pas privatisée, c'est la branche maîtresse. Il n'est pas question de s'en séparer.
DNA : Venons-en à Strasbourg. L'arrachement a-t-il été douloureux lorsque vous vous êtes démise volontairement de votre mandat de maire ? - J'ai la chance d'avoir une équipe qui a pu supporter ma prise de fonction au ministère. Ma complicité avec Roland Ries et avec l'équipe municipale nous a permis de traverser tellement d'épreuves. Elle est aujourd'hui un atout.
DNA : Mais le succès de Roland Ries n'est-il pas une menace pour vous ? - Je ne vois pas les choses comme ça et je ne peux que me réjouir de la réussite de Roland. De mon côté, je peux travailler dans ce ministère en toute sérénité et il sait qu'il peut compter sur moi. Mais, c'est vrai, Strasbourg m'a manqué. Je sais aussi que les Alsaciens espèrent mon succès dans ce ministère.
DNA : Un retour est-il possible ? Car c'est la question qui semble se poser pour tous les maires qui, comme vous, ont dû démissionner volontairement pour respecter la règle imposée par Lionel Jospin. - Je n'ai pas quitté Strasbourg. Je reste attachée à ma ville et à l'Alsace. Je suis d'ailleurs amenée à défendre certains dossiers comme les contrats Plan-État-Région, les crédits logements, les aéroports, le Parlement Européen, le régime local ou encore l'emploi chez De Dietrich ou Orangina. La question de mon retour n'est pas encore d'actualité. Il se fera le moment venu en parfaite harmonie avec Roland Ries comme nous nous y sommes engagés en toute loyauté. J'assume le fait que Roland Ries exerce son mandat pleinement. Notre équipe sortira renforcée de nos succès respectifs. Je crois avoir impulsé de l'énergie à cette ville, et je sais que l'équipe avec laquelle j'ai travaillé compte avec moi pour l'avenir.
Propos recueillis : par Olivier Picard
13:32 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pub, télévision, supression, 100 jours, trautmann, ries
mardi, 17 juin 2008
Ils vont l’écrire !
Il ne pouvait en être autrement car toute campagne accouche toujours d’un ouvrage relatant les raisons de l’échec ou de la victoire. Il en sera donc ainsi aussi à Strasbourg. En revanche, ce qui n’est pas courant, les deux auteurs sont issus des rangs de l’ancienne majorité municipale et du parti socialiste (ce socialiste n’est pas ou plus élu…).
Nous connaitrons donc tout de A à Z et même le off (je dirais même la fasse cachée de l’iceberg pour les navigateurs…) de ce mandat et de cette campagne. L’ouvrage débute le 18 mars 2001 au soir d’une victoire surprise et se terminera le 28 juin 2008, jour des 100 premiers de la nouvelle majorité.
L’objectif, d’après les deux auteurs, n’est pas de reproduire un requiem à charge rédigé rapidement par des fonctionnaires (voire même un ou une journaliste se murmure-t-il…) aigris mais de narrer de manière objective les raisons de l’échec ou de la victoire selon les camps ainsi que tous les "couacs" apparus après le soir de la victoire.
Pour avoir eu le privilège de découvrir une partie d’un chapitre hier soir, je peux vous annoncer que cela va être Rock n'Roll - comme j’aime - mais que le style est plaisant et vivant. Les auteurs semblent avoir accumulé des notes tant les détails sont précis… (qui a dit croustillants ?) A ma plus grande surprise (et joie), ils m’ont tout de même demandé de faire appel à ma mémoire à long terme mais aussi à court terme… c’est vous dire si cela va être rock n'roll ! En contrepartie, c’est bibi qui a le privilège d’annoncer cette rédaction qui ne sortira pas dans les bacs avant la fin de l’année. D’ici là, à mon avis, ils auront encore de quoi rajouter quelques chapitres tant les acteurs campent dans leur personnage…
Je me suis permis de faire plusieurs propositions de titres…
- Pol Fiction à Strasbourg
- Tout, tout, tout vous saurez sur tout sur Strosburi
- Ambiance secousse
- Le jeu de la vérité
- Entre joie et pleurs, chronique d’une élection
- ....
PS : A tous les coups, Cagliostro va encore trouver des messages codés dans ma note...
10:38 Publié dans Municipales et Cantonales 2008 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, élections municipales, ries, keller
mardi, 05 février 2008
Les salauds, ils utilisent réellement les moyens des collectivités pour faire campagne !
La rumeur se propageait depuis plusieurs jours dans toute la ville. Nous venons d’en avoir la confirmation : des moyens publics sont effectivement utilisés dans le cadre de la campagne municipale strasbourgeoise par l’équipe de campagne d’un candidat.
Laquelle devez-vous vous demander ? Les affreux du Tandem ? La candidate des bonus ? Et non. A notre grande surprise, il s’agit du monsieur propre de cette campagne, de celui dont tous les partisans surveillent la moindre dépense de l’équipe municipale sortante, j’ai nommé : Roland l’amnésique, pardon le sourd euh pardon l’aveugle !
Incroyable ! Les cerbères de Roland Rrrrr, pourtant toujours si vigilants et prompts à dégainer dans notre quotidien préféré ou du moins sur leur blog… , ont manqué d’attention pour leur propre candidat.
Après le Mail de Serge Oehler appelant des entreprises, à une levée de fonds pour financer la campagne de Roland Rrrrr mais envoyé depuis le conseil général, voici le monsieur archi propre du PS, le monsieur qui lave plus blanc que blanc, j’ai nommé Jean-Jacques Gsell qui envoie des invitations à l’ensemble des Hôteliers, Restaurateurs et Cafetiers Strasbourgeois avec papier à en-tête du conseil général, timbrés aux frais du conseil général, mis sous plis au conseil général et peut-être même par des agents payés par le conseil général. A présent, je comprends mieux pourquoi Robert Herrmann fait tant de louanges à son président allant jusqu’à lui offrir un "Requiem pour un Tandem"…
Est-ce bien légal toutes ces manœuvres ? Est-ce Moral ? Est-ce normal puisque cela provient de la gauche ?
Il y a fort à parier que les DNA ne s’empareront pas de l’affaire contrairement aux allégations infondés de Roland Rrrrr relatives à la soi-disant utilisation des moyens municipaux par Fabienne Keller et Robert Grossmann dans le cadre de leur campagne. Notre quotidien préféré rapportait, sans modération et sans aucune vérification, en janvier dernier, les déclarations de Roland Rrrrr qui égratignait le "tandem" alors coupable de ne « pas respecter les règles du code électoral » en abusant de la « publicité ». Et comme cela ne suffisait pas, ils en remettaient une couche à travers un autre article intitulé « Loyale ou déloyale la campagne ? » en reprenant encore, toujours et seulement les propos de Roland Rrrrr qui accusait encore une fois le "tandem" Keller-Grossmann, d’être assez loin, dans l'esprit et dans la lettre, de l’art L52-1 du code électoral, sous entendu qu’ils ne respectaient pas la loi.
Cette info ne sera malheureusement disponible que sur ce blog mais libre à vous de la diffuser car du coté des DNA, il faut dire qu’ils ont en ce moment le trouillomètre à zéro, Roland étant bien placé dans les sondages… A ce sujet, il me semble intéressant de rappeler qu’après les désillusions de 2001, les mêmes DNA s’étaient engagées à ne plus en publier. De vrais politiques ces journalistes ! Les promesses n’engagent que ceux qui les entendent… pourraient-ils écrire…
Alors ? To cut or not to cut ???
PS : Comme les DNA ne le publieront pas, vous pouvez télécharger le fameux courrier ici Courrier Gsell.pdf
PPS : Chantal Cutajar ayant recours très facilement à la justice, je ne doute pas un instant qu’elle s’emparera courageusement de l’histoire. Ceci dit, cela risquerait de remettre en cause sa fusion programmée
20:05 Publié dans Municipales et Cantonales 2008 | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : Campagne Municipale, Ries, Keller, Grossmann, fausses accusations
lundi, 04 février 2008
Strasbourg accueille les VISITEURS...
Bertrand Delanoë sera présent aujourd’hui à Strasbourg. J’ai toujours autant de difficultés à comprendre ce qu’apportent ces venues parisiennes au débat municipal qui me semble devoir rester local. Ce n’est pas à Paris que l’on décide du réaménagement d’une route, de la réhabilitation d’une école ou de la construction d’une crèche et d’ailleurs, le "visiteur" ne dispose d’aucun levier pour appuyer soutenir ou prendre une initiative localement.
Enfin voilà, après Ségolène Royal, Bertrand Delanoë fera un court passage dans la capitale Européenne. A croire que c’est l’élection du premier secrétaire du Parti Socialiste qui se joue et pas l’avenir des Strasbourgeois…
J’aurais bien plusieurs questions à leur poser à tous ces "visiteurs" mais je crois qu’on m’empêcherait rapidement de les formuler… Que pensez-vous du livre Requiem pour un Tandem ? Trouvez-vous normal que le futur numéro 3 de la liste conduite par Roland Ries (et peut-être futur premier adjoint) l’offre au Président du Conseil Général, Philippe Richert, lors de son pot de départ ? Trouvez-vous normal que d’autres anciens adjoints de Catherine Trautmann ainsi que des militants utilisent ce livre comme un document de propagande lors de leurs rencontres avec les Strasbourgeois ? (*) Un tel usage ne devrait-il pas amener Roland Ries à inclure la réalisation, l’impression et la distribution de ce livre dans ses comptes de campagne ?
Beaucoup de questions qui resteront malheureusement sans réponse puisque le candidat lui-même ne condamne pas l’ouvrage tout en continuant d’affirmer qu’il n’en est pas le commanditaire alors que ses plus proches collaborateurs et colistiers l’utilisent au quotidien comme argument de campagne. Jeu de dupe pour ne pas dire super menteur…
(*) Lors des tractages sur les lieux publics (marchés, places,…), outre les tracts de Roland Ries, le livre est présenté aux citoyens comme une vérité absolue par les colistiers de Rolland Ries
10:50 Publié dans Municipales et Cantonales 2008 | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Delanoë, Ries, Visiteurs, Strasbourg, Keller, Grossmann, Tandem
dimanche, 03 février 2008
Roland Ries / Chantal Cutajar : Quand les médiums s’en mêlent…
Les présences de Jean-Claude Petitdemange et de Ludmila Hug-Kalinkova sur la liste de Chantal Cutajar compliquaient sérieusement tout espoir de fusion au second tour avec Roland Ries. Le rôle du premier dans la division fatale de 2001 et le droitisme de la seconde constituaient de véritable casus belli pour de nombreux militants socialistes. De plus, ces présences indisposaient sérieusement les Trautmanniens devenus Cutajariens comme Pierre Henninger (qui a fini par jeter l’éponge avant même la constitution de la liste) et Yveline Moeglen.
Ce limogeage en fanfare constitue donc le premier pas vers la fusion de ces deux listes souhaitée par leurs deux têtes lors du second tour de l’élection municipale.
A partir du moment où la liste conduite par Chantal Cutajar (qui a dit menée à la baguette ?) dépassera les 5%, Roland Ries pourra de facto en débaucher quelques membres et modifier l’ordre de la sienne. Cela signifie bien évidemment qu’il y aura des membres de la liste de Roland Rrrrr qui seront rétrogradés ou qui disparaîtront tout simplement. Si la fusion se fait également avec les verts, le "chabadabada" risque alors d’être encore plus important. Qui seront les premiers touchés par ce mercato ? Les personnes issues de la société civile ? Les militants et élus socialistes ?
On me conseille de faire appel à la numéro 13 de la liste Cutajar afin d’en savoir plus. Mme Rosa De Luces et ses collègues auraient déjà tout prévu allant même jusqu’à inspirer un article au DNA au début de l’année…
Personnellement, je me retourne vers Laetitia qui adore jouer avec ses boules de… cristal (qui allait dire Geisha ??? C’est honteux !!!) Nous allons tous deux au Hilton afin de nous mettre vraiment dans l’ambiance autour d’un verre de champagne et de quelques "modestes" oeufs d'esturgeons. Aussitôt arrivés, des flashs lui viennent et, pour une fois, ils ne proviennent pas des photographes... Elle distingue Chantal Cutajar qui serait de nouveau charge de la sécurité comme au bon vieux temps, Yann Wehrling qui hériterait de l’environnement, Yveline Moeglen qui ferait son retour aux écoles et tous les autres qui seraient sacrifiés sur l’autel des ambitions des premiers. Du coté des verts (si la liste dépasse les 5%), Alain Jund, Marie-Dominique Dreyssé et Eric Schultz devraient, toujours d’après Laetitia, retrouver leur ancien camarade Yann sur la liste de Roland Rrrrr.
Laetitia me dit aussi que du coté du PS, ce serait la jeune garde qui ferait les frais de ce recrutement et notamment Nawel Rafik-Elmrini qui perdrait sa seconde place au profit de Chantal.
Ahhh ces voyantes ! Elles prévoient toujours des catastrophes qui finalement ne se produisent jamais… Aïe, je fais du mauvais esprit avec les voyantes. Je m’auto sanctionne de 10 points !
11:50 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Fusion, Cutajar, Ries, élections municipales, Strasbourg
mercredi, 30 janvier 2008
Les potins de la campagne…
Arnaud Lehmann, collègue bloggeur a annoncé sur son blog, qu’à titre personnel, il faisait le choix de Fabienne Keller et de Robert Grossmann pour les élections municipales à venir. Bravo à lui et bienvenu du coté obscur de la force !
Chantal Cutajar vient de dévoiler SON équipe municipale. Où sont passés les Jacques Bon, les Arnaud Weber, les Daniel Riot mais aussi tous les centristes historiques ? Pourquoi le recours à l’emprunt n’est-il pas envisagé pour financer cette campagne alors que la moitié du plafond des dépenses est remboursé pour les listes qui dépasseront les 5% des suffrages. Réponse en 10 points souhaitée SVP…
Roland Rrrrr a fait publier, avec l’aide de camarades CUSSIENS mais aussi journalistes (on évoque avec insistance une compagne d’un ancien directeur de campagne…), un bouquin tout à fait remarquable qui permet d’élever considérablement le débat… On y compare d’ailleurs Fabienne Keller et Robert Grossmann aux Ceausescu c’est vous dire si le contenu vole haut… Notre camarade Roland Rrrrr, qui avait déjà des problèmes d’audition, confirme à présent ses pertes de mémoire (d’après le découvreur Herrmann cette maladie se nomme Eiseymer…). En effet, il jure la main sur le cœur, ne pas être à l’origine de ce chef d’œuvre mais, chose étrange, certains passages étaient en ligne sur son site internet peu avant la parution du livre… (J’avais pris le soin de sauvegarder la page web pour les plus curieux…) Etonnant donc qu’il connaisse le contenu d’un ouvrage avant sa parution alors que lui et ses camarades n’en seraient pas les auteurs…
Coté Tandem, on garde sa zénitude malgré la période difficile de la composition de la liste qui fera des heureux mais aussi des malheureux. Aucun ouvrage ne semble pointer à l’Horizon mais que pourrait-il dénoncer ? Pas grand-chose à mon avis ! Sous "l’ancien régime", les imprimeries de la CUS n’ont, par exemple, jamais servi à imprimer des documents de campagne. Les adjoints n’avaient aucun frais de bouche ni d’ailleurs aucune voiture de fonction avec chauffeur. C’était le bon temps où tout le monde lavait plus blanc que blanc.
En revanche, si on écoute les quelques camarades qui font campagne, les affreux du 9ème font réaliser et imprimer leurs documents par la CUS tout comme leurs habits de campagne. Les moyens de la collectivité sont accaparés par l’équipe sortante pour assurer la victoire nous dit-on sur les marchés ou les lieux publics. Illustration encore du niveau élevé de la campagne qui ne véhicule, bien évidemment, aucun mensonge, aucune calomnie, aucune attaque personnelle et qui n’est que débat d’idées… Hallelujah, Hallelujah !
10:05 Publié dans Municipales et Cantonales 2008 | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Elections Municipales, Strasbourg, Grossmann, Keller, Ries, Cutajar
lundi, 21 janvier 2008
La campagne ça vous gagne !
Une semaine étrange vient de se terminer. Voilà des mois que le décor avait été planté par le microcosme et les médias mais finalement, la réalité de la campagne est toute autre.
Coté opposition, nous avons Roland Rrrrr présenté comme consensuel, gentil, rassembleur mais qui s’avère être, dans la vraie vie, sectaire, agité, bagarreur mais surtout habitué des coups bas. Comme toujours au parti socialiste, on caricature à outrance, on dénonce des scandales qui n’en sont pas, on fait preuve d’amnésie pour certains dossiers ou évènements, on menace une fois de plus d’avoir recours à l’arbitrage des tribunaux au cas où l’électeur se serait montré trop "idiot" pour faire le bon choix…
Coté majorité municipale, nous avons le Tandem que des âmes bien intentionnées présentaient comme sanguin, autoritaire voire carrément dictatorial. Au delà des images, la réalité des actes dément pourtant cette caricature puisque face à ces nombreuses attaques le "vilain Tandem" reste calme, paisible, serein et continue de développer son riche bilan tout en se projetant déjà vers son projet, notamment à travers des conventions. Nous sommes bien loin des quolibets que tentent de véhiculer leurs opposants.
A contrario, au centre, on nous annonçait la cacophonie. La réalité dépasse déjà les prédictions les plus pessimistes ! Querelles internes, prises de becs publiques ou carrément menaces judiciaires (Et oui, ce n’est pas uniquement l’apanage du PS…) sont le quotidien du mouvement démocrate. Il faut dire que leur actuel leader n’est pas ce que le centrisme a fait de mieux. D’ailleurs, est-il vraiment centriste ? A l’heure où je vous écris, je découvre que les places pour figurer sur la liste conduite par Chantal Cutajar seront chères, très chères. Cela se chiffre en milliers d’euros. Mais combien mettra Chantal Cutajar de sa poche en tant que numéro 1 ?
09:40 Publié dans Municipales et Cantonales 2008 | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Elections Municipales, Keller, Grossmann, Ries, Cutajar, UMP, PS
mardi, 11 décembre 2007
Roland Ries : Socialiste mais pas trop !
Je viens de recevoir dans ma boite aux lettres le fameux courrier de Roland Ries. Rien d’extraordinaire ! On m’annonçait un courrier personnalisé et je découvre un vulgaire tract. Si dorénavant l’élaboration du moindre tract fait l’objet d’un article presse durant cette campagne…
Figurez-vous que j’ai failli jeter la Sainte écriture car j’ai d’abord cru à une pub pour 9 télécom… Les couleurs ne me parlent pas énormément mais mon avis sur la chose n’est pas forcément objectif me direz-vous. En revanche, j’ai désespérément cherché le logo du Parti socialiste. Comment peut-on avoir autant d’anciens élus, de jeunes cadres et militants et ainsi cacher ses couleurs dans de l’orange et du vert ? A croire que Roland Ries a honte d’être socialiste. Dois-je en déduire que sa liste est 100% socialiste mais que lui ou son projet ne l’est pas ? Il y a du Lionel Jospin dans cette manière d'opérer...
Sur le fond, la stratégie est simple et semble même constituer un hommage à celle choisie par le PS et Ségolène Royal pour vaincre Nicolas Sarkozy. On diabolise à outrance quitte à en être ridicule. Au niveau national, on connaît déjà le résultat...
Roland Ries donc, se présente en libérateur, en homme qui dit NON à l’autoritarisme, à l’absolutisme au totalitarisme du méchant Tandem. C’est bien connu, à Strasbourg la démocratie a disparu en 2001. La population est brimée, l’esclavage a été rétabli, des tribunaux populaires pourchassent les opposants, des exécutions publiques sont organisées pour dissuader toute rébellion mais heureusement Rolland des Bois est là pour défendre la veuve et l’Orphelin ! Ceci dit, il faudra tout de même m’expliquer comment, avec un tel contrôle, de nombreux fonctionnaires de la CUS font pour être candidats PS aux élections législatives, cantonales et municipales. Je rappelle qu’ils sont censés être neutres et surtout brimés et pourchassés… A moins qu’il ne s’agisse de taupes envoyées pour espionner la résistance par l’affreux Tandem…
Plus surprenant encore, la note parue sur le blog des DNA (le journal des résistants !) Il parait que des bloggers vont dézinguer Rolland des Bois. Qu’on ne compte pas sur moi pour participer à l'opération car je respecte trop nos anciens pour m’attaquer à plus faible que moi ! En plus, j’ai failli avoir Rolland Ries comme professeur de Français mais cette année là, il partait à la retraite. C’était au temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…
Au sujet de la fameuse note des DNA, j’ai du vérifier à plusieurs reprises l’adresse du site pour bien être certain de ne pas m’être rendu sur le blog de Strasbourg à Gauche. J’ai notamment été frappé par la conclusion de l’auteur au sujet du Tandem qui parle de « l’ouverture dans les cabarets, parmi les has been du camp adverse ou les petits nouveaux du centre qui n’y auront pas fait de vieux os » Voilà une information journalistique qui mérite à mon sens le Pulitzer… Heureusement que son auteur n’est pas de gauche car les salops de droite en profiteraient pour lui tirer dessus à boulets rouges…
Enfin voilà, Roland est officiellement en campagne. Son siège a d’ailleurs ouvert ses portes ce dimanche à l’heure de la messe. S’agit-il d’un hommage rendu aux anticléricaux ? Le modeste portait (2 mètres sur 2…) de Roland des Bois l’illumine. Les Strasbourgeois pourront ainsi se prosterner devant leur unique défenseur et, espérons-le, leur futur libérateur… car, ne l’oubliez pas, nous sommes une population soumise depuis 7 années déjà à la vindicte du méchant Tandem.
Roland des Bois, lui, est consensuel, tolérant, à l’écoute. Il n’y a qu’à lire ses déclarations dominicales au sujet de Jean Claude Petitdemange et de François Bayrou pour s’en convaincre… « On se trouve dans la plus grande confusion, actuellement au MoDem, où le grand Mamamouchi parisien doit prendre sa décision dans les jours qui viennent » « Jean-Claude Petitdemange, cet anticlérical et manoeuvrier, »Ca pour du consensuel, c’est du consensuel ! L’affreux Tandem se serait risquer à parler ainsi, que n’aurions-nous pas entendu !
14:05 Publié dans Municipales et Cantonales 2008 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : RIES, Socialiste, Tandem, Keller, Grossmann, Municipales, Strasbourg



