jeudi, 02 octobre 2008

Après la Maison Rouge, la Maison Rose…

cus rose.JPGHier soir, après la fameuse inauguration du nouveau centre commercial Rivétoile (Faut reconnaitre que ça a de la gueule), après avoir admiré le show aquatique (Eh Oh, vous les élus de gauche qui passez par là, faudrait peut-être pérenniser ces jets car ils ont de l’allure !), je suis resté scotché par la nouvelle couleur du centre administratif, place de l’Etoile. Il était là, devant moi, tout de rose vêtu.
Aussitôt, l’enlèvement des têtes d’Alsaciennes, la suppression de l’Ill aux lumières, la Karcherisation de la citation de Céline ou l’utilisation des moyens municipaux dans le cadre du PS, me sont revenus à l’esprit.
Aussitôt, je me suis dit que la nouvelle municipalité ne reculait décidément devant rien pour apposer sa marque sur la ville.
Aussitôt, j’ai pensé à la disparition de la maison rouge qui serait de retour en rose…
Aussitôt, j’ai sorti mon appareil photographique (avec un gros zoom…) pour immortaliser la scène.

Le symbole me semblait tellement énorme que j’ai finalement effectué quelques recherches. Il apparait que cette couleur est une initiative en faveur de la lutte contre le cancer qui prendra fin le 22 octobre. Espérons qu’il ne vienne pas à l’esprit de notre nouveau tandem (Duo ? Couple ? Paire ? Doublette ?) de faire perdurer cette initiative dans le temps…

PS : On notera qu'au dernier étage, il n'y a pas beaucoup de bureaux encore éclairés... Il n'y a que celui de Robert Herrmann qui va encore pouvoir fanfaronner partout en ville en affirmant qu'il est le seul à bosser...

mercredi, 17 septembre 2008

Martine Aubry a Strasbourg.

aubry1.jpgAprès son fameux ouvrage parrainé par France Inter - donc par conséquent par de l’argent public – Madame le Maire de Lille poursuit sa campagne interne pour devenir secrétaire national du PS.

Sa quête du graal socialiste se prolonge aujourd’hui à Strasbourg. Cette fois, c’est l’hôtel de ville, les fonctionnaires de la ville, les buffets (de plus en plus nombreux parait-il) qui vont l’accueillir en présence de nombreux camarades Strasbourgeois.
Cette visite se réalise donc encore et toujours avec l’aide de moyens publics, donc financée par les contribuables.

Un certains nombres de personnes reprochent à Sarkozy une prétendue collusion avec le monde des affaires. Il est étrange que ces mêmes défenseurs de l’indépendance se retrouvent aphones devant de tels agissements. Le mutisme des médias face à ces pratiques peut aussi surprendre. Vous me direz, personne n’a jamais trouvé rien à redire devant l’instrumentalisation politique de certains centres socioculturels strasbourgeois qui sont déjà allés jusqu’à accueillir les élections internes du PS.

Va savoir Charles…

mardi, 19 août 2008

Summerlied, j’y étais !

alsace.jpgLe "rapt" des statues alsaciennes, perpétré par la municipalité Strasbourgeoise, m’a encouragé à me rendre l'édition 2008 du Summerlied. Mon pass pour la totalité du festival au coup, j’ai donc arpenté la forêt d’Ohlungen pendant 4 jours.

Concerts, conférences improvisées autour d’une bière (d’Uberach, alsatitude oblige…) ballades découverte, visites des stands (à une époque pas si lointaine, certains gadgets ou tee-shirts auraient "heurté la sensibilité" de quelques camarades et associations militantes…) ont été mon lot quotidien.
En dehors de Dan Ar Braz, les concerts de Nadia Birkenstock et de 17 Hippies, m’ont particulièrement plu. Pour tout vous dire, avec mon badge, j’ai pu aller alterner les scènes et profiter de la quasi-totalité des artistes.

Coté off, on a beaucoup parlé politique et des statues. Le nom de Roland Ries est même revenu souvent et son "alsatitude" saluée. Pour bien comprendre le phénomène - j’ignorais qu’une flamme régionaliste animait le natif Niederlauterbach - j’ai donc mené ma petite enquête. Son livre, l’Alsace et la gauche, a reçu un bon accueil, ses liens discrètement entretenus avec les milieux régionalistes commencent à payer et le don (là-bas, tout le monde parle de don et pas de prêt…) des statues alsaciennes a été interprété comme un geste symbolique en faveur la culture alsacienne. Du coup, on l’aime bien, même du coté de certains militants d’Alsace d’Abord présents sur site…

J’ai également eu la confirmation que certains à gauche veulent créer leur propre mouvance régionaliste, colorée en verte afin de reproduire localement le phénomène politique breton. L’alsacien devrait donc devenir bientôt le must de la "branchitude" comme le français le fut il y a quelques années déjà…
L’évènement qui marquera cet attachement à la culture alsacienne se déroulera à Strasbourg, sera localisé au jardin des deux rives, sera Franco-allemand, sera programmé annuellement en aout, s’appellera peut-être Eurozic, verra notamment Roger Sieffert aux manettes et coutera forcément cher, très cher au contribuable… Le public sera-t-il pour autant au rendez-vous ?
On me dit aussi que Roland Ries profitera de l’évènement pour rapatrier les fameuses statues, qu’il trouve finalement "géniales" mais pour lesquelles Robert Herrmann a tout de même mené une enquête expresse et à charge afin d’en connaitre le financement… Elles seront donc réimplantées au J2R pour agrémenter le fameux festival. Comme quoi, en quatre jours de présence dans la forêt d’Ohlungen, on en apprend des choses !

D’autres "fouines" que moi étaient également présentes comme les plumes de Tonic Magasine qui m’ont, elles aussi, dressé les louanges de Roland, comme ils disent… Moi qui croyais naïvement (comme dirait Jospin) qu’ils n’étaient pas partisans… Armer schiesser !

lundi, 21 juillet 2008

Quand Alain Jund concerte avec… Alain Jund

les verts.jpgLa nouvelle équipe municipale nous avait annoncé, à grand renfort de communication, une explosion exponentielle des concertations. Les nouveaux élus avaient toutefois omis de préciser avec qui, ils allaient concerter…

La semaine dernière nous avons eu un commencement de réponse grâce à l’aménagement de la désormais célèbre place d’Austerlitz. En effet, le futur n°1 Robert Herrmann, le dogmatique Alain Jund, l’absente Michèle Seiler, le monsieur tourisme Jean-Jacques Gsell et l’omniprésent (on dit qu’il fait du Sarko…) Eric Elkouby ont rencontré non pas les habitants du secteur comme cela semblait logique mais leurs camarades… tous leurs camarades…
1) le CARDEK dont Alain Jund est un membre imminent mais certainement représenté pour l’occasion par son directeur Manuel Santiago, porte-parole des verts…
2) les parents d'élèves FCPE sainte Madeleine dont Alain Jund a longtemps été le porte voix…
3) l'association des habitants du quartier Bourse-Austerlitz-Krutenau (AHBAK) dont Alain Jund est l’instigateur mais certainement représentée par sa présidente, Christiane Goetz, colistière d’Alain Jund lors des dernières élections municipales…
4) l'association des commerçants de la rue d’Austerlitz qui devait se sentir bien seule lors de cette réunion entre amis….

On notera l’absence des guides et des hôteliers restaurateurs pourtant concernés par la question mais aussi celle du camarade Dreyfus peut-être oublié dans les invitations ou en retard d’une bataille comme pour la manufacture à cigares…

En résumé, cette concertation aurait pu s’intituler, Alain Jund parle avec Alain Jund !

Et les habitants, les vrais, que pensent-ils de ses aménagements et de ce podium eux qui se mobilisaient, il y a quelques années, contre la pollution générée par les bus mais aussi le bruit, notamment nocturne ?

vendredi, 13 juin 2008

Malgré une sévère défaite, déjà candidate !

Il y a des défaites qui ressemblent à des victoires a dit un jour un candidat malheureux. Il y a aussi des défaites qui ressemblent à rien d’autre qu’à des défaites voire même à des déroutes ! Des fessées ! Des branlées !

Officiellement, les raisons de l’échec étaient multiples mais entre nous, on ne va pas se mentir ! En réalité, la candidate avait deux visages genre Dr Jekyll et Mr, pardon, Mme Hyde ! Un coté sympa pour la "populace" histoire de préserver les apparences et de l’autre un fond autoritaire avec ses services et les élus de sa majorité. Au début, l’image sympa paraissait sincère mais à force d’en faire de trop même le petit peuple s’est rendu compte de la supercherie.
Coté idées, il fallait et il faut toujours faire mode. On va là ou le vent souffle. Ecolo à ses heures, centristes s’il le faut, en contradiction avec ses propres amis pour faire in, la candidate ne recule devant rien même devant le ridicule pour exister médiatiquement !

Même pas encore remise de l’échec, la candidate est d'ores et déjà repartie en campagne. L’objectif est clair, couper les quelques têtes qui dépassent encore dans son camp afin de se représenter avec l’intime conviction de pouvoir l’emporter la fois prochaine. Malheureusement, ses amis savent qu’elle va les conduire droit dans le mur et offrir une nouvelle victoire à ses concourants. Eux aussi le savent me direz-vosu mais ils s'en réjouissent déjà ! C’est son coté autiste qui domine disent les mauvaises langues. Les bougres vont même jusqu’à dénoncer ses manœuvres et ses argumentaires qui se résument à : "si j’étais un homme je ne subirais pas tout cela". "C’est parce que je suis une femme que je dois me battre toujours plus." Minable !

Enfin voilà, Ségolène Royal veut prendre la tête du PS, éliminer tous ses adversaires et se représenter à l’élection présidentielle. Bonne chance aux socialistes donc…

Et en bonus, une petite vidéo fort connue déjà qui illustre parfaitement le comportement de la candidate.

jeudi, 29 mai 2008

Ca chauffe au PS !

Que va faire le PS Strasbourgeois ? Roland ? Jacques ? Armand ? 

Les dessous de l'offensive anti-Ségolène Royal (Le Figaro 27/05/2008)

776570199.jpgLes tensions entre ténors du Parti sont de plus en plus fortes dans la perspective du congrès et nourrrissent l'inquietude sur un possible divorce.

Ils ne se supportent plus. C'est ce qui rend le prochain congrès du PS inquiétant pour eux. La défaite présidentielle, l'opposition persistante entre l'ex-candidate et son parti, la frustration des uns, la tactique des autres et le jusqu'au-boutisme des plus virulents dans chaque camp forment un cocktail explosif. Nourri d'une colère ancienne, l'affrontement entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal promet d'être brutal.

Pour l'instant, ils se retiennent tant qu'ils peuvent. Mais ils cèdent facilement à la tentation. Samedi, dans les couloirs de la Mutualité où les partisans de Bertrand Delanoë sont en train de se réunir, une élue s'autorise une vacherie sur l'improvisation caractéristique de Ségolène Royal. Puis elle se rattrape : «Je ne devrais pas vous dire cela, on n'a pas le droit de taper.» Au PS, la consigne des chefs est explicite : à l'approche du congrès, on ne dit du mal de personne, surtout pas de Ségolène Royal qui sait si bien se «victimiser», même si elle s'en défend. Mais personne n'y parvient.

C'est si facile. Ses adversaires ne se retiennent même plus. Une des dernières histoires colportées dans les coursives du PS raconte le voyage de l'ancienne candidate, fin avril, au Qatar, richissime pétromonarchie du golfe Persique. «Tous les ans, le Qatar organise une grande conférence sur le développement, raconte un participant. Ségolène Royal était invitée. Il y avait aussi Villepin, Cresson et plusieurs parlementaires. Son intervention écrite était pas mal, mais ensuite, il y a eu une séance de questions… Elle a expliqué qu'elle avait une méthode excellente : pour le développement, sa région finance 30 chèvres à des femmes, qui remboursent ensuite l'argent avec les chevreaux. Ce n'est pas vraiment ce qu'attendaient les Qataris avec leurs fonds souverains !» Un autre socialiste, qui n'était pas du voyage mais qui se l'est fait raconter, complète à sa manière en rigolant : «Ils pensaient recevoir la Hillary Clinton française, ils ont eu la présidente de Poitou-Charentes !» Derrière les rires, il y a un climat, dans la famille socialiste, de désamour profond.

Au PS, la majorité des militants est soucieuse d'apaisement. Au sommet, c'est différent. Il y a les inconditionnels de Ségolène Royal, ceux qui lui reconnaissent un potentiel incomparable, et ceux qui n'en peuvent plus d'elle et qui espèrent être majoritaires lors du prochain congrès pour lui infliger «une dé­faite». Le «Ségolène bashing» est volontiers pratiqué par quelques-uns, qui ne sont pas avares de commentaires vachards.

Sarcasmes, ironie, mépris, voire haine polluent les relations entre elle et eux, dégradant lentement et sûrement le climat au sein du PS. La rancœur remonte loin. Ils ont tous une histoire méchante sur leur ancienne candidate à la présidentielle.

Rassembler les décus de la campagne

La période du gouvernement Jospin est une mine d'anecdotes visant à montrer que Ségolène Royal était une mauvaise camarade : son «goût» pour les médias, ses prises de position «morales», sa tendance à «court-circuiter» Matignon ou les autres ministères, son «populisme»… «À la fin, on n'invitait plus Ségo­lène à nos dîners entre femmes ministres», raconte l'une d'entre elles.

À la pointe de l'antiségolénisme, il y a Lionel Jospin et ses partisans, réunis aujourd'hui autour de Bertrand Delanoë. «En 1995, Royal a été l'une des premières à ne pas se subordonner à Jospin pour la présidentielle. Ensuite, au gouvernement, elle l'a exaspéré avec son accouchement dans Paris Match», raconte un membre de la direction du PS. «En 2006, elle a construit sa politique sur l'inventaire de sa politique. Et à la fin de la campagne présidentielle, tendre la main à François Bayrou, c'était, pour Jospin, détricoter tout ce qu'il avait fait avec Mitterrand.» Au nom d'une conception totalement différente de la politique qu'ils veulent préserver, l'ancien premier ministre et ses partisans sont décidés à ne pas la laisser passer.

À côté d'eux, ils espèrent rassembler les déçus de la campagne. Eux aussi ont des histoires à raconter. «Comme tout le monde, j'ai rédigé des notes pour elle, regrette l'un d'eux. Je ne pense pas qu'elle les ait lues.»«Ségolène Royal n'est pas assez professionnelle», soupire un député rallié à Bertrand Delanoë. Peu de socialistes l'avouent, mais c'est bien le caractère de l'ex-candidate qu'ils critiquent. «Elle est toujours dans le rapport de force, un peu capricieuse», raconte un ancien proche. Si les militants socialistes et les sympathisants de gauche l'ont plébiscitée, soulevant des foules d'enthousiasme pendant la campagne présidentielle, les caciques du PS n'ont jamais compris comment travailler avec elle.

"Cela va un peu tanguer"

Il ne faut pas croire pour autant que les autres leaders du PS soient plus faciles à vivre. Les colères de Lionel Jospin, Bertrand Delanoë ou Martine Aubry sont tout aussi virulentes… Mais on le raconte moins. «Au PS, de toute façon, on n'a le choix qu'entre des caractériels et des caractériels», reconnaît, en souriant, un jeune responsable.

«Les attaques sur mon caractère ou sur mon irrationalité, je les ai déjà entendues», balaye, de son côté, Ségolène Royal. Il y a quelques jours, à la fin d'une rencontre avec la presse, elle regrettait les propos des «quelques dirigeants qui s'expriment et qui veulent faire peur aux militants» : «Il y a un problème de comportement au PS.»

Mais, au fond, elle n'est évidemment pas plus tendre que les autres. L'ancienne candidate à la présidentielle, persuadée du «sexisme» de ses adversaires, méprise les éléphants autant qu'ils la détestent. Elle ne leur réserve aucun avenir et ils le savent. Si elle s'impose à la tête du PS, Ségolène Royal compte bien tourner la page et promet de faire émerger une nouvelle génération. Et les anciens ? «Ils sont remplaçables», confie-t-elle au cours d'un déjeuner, fin mars.

Si Ségolène Royal demeure encore mesurée, ses partisans sont beaucoup plus directs. Il faut «dératiser» le Parti socialiste, suggérait rudement, il y a quelques mois, un très proche. «Il faut couper les branches pourries», murmurait un élu local.

Publiquement, Ségolène Royal refuse d'user de tout vocabulaire guerrier : «Il n'y aura pas de bataille des chefs», répète-t-elle. À ce langage elle oppose un autre champ lexical, vantant un «congrès utile et serein». Anticipant les attaques et la dégradation du climat, elle a délivré quelques conseils à ses supporteurs parisiens, réunis au mois d'avril. «Cela va un peu tanguer. Quand on est attaqué au sein de son camp, c'est toujours très pénible. Cela ne l'est pas pour moi mais pour les Français. Quand ils entendent cela, ils se disent : “C'est pas possible ces socialistes.” C'est collectivement que c'est pénible… en termes d'élégance collective, d'élégance de la pensée», leur a-t-elle expliqué dans son style si personnel. «Quand vous avez besoin de répondre, parce que ce n'est pas désagréable parfois de donner quelques baffes, répondez avec humour. C'est une arme absolue. Plus ils s'énerveront, plus les gens iront vers ceux qui sont sereins et joyeux.»

Personne n'est dupe. Alors l'inquiétude gagne à l'approche du congrès. Le PS va-t-il revivre un nouveau congrès de Rennes ? En 1990, l'affrontement entre les fabiusiens, accusés de vouloir construire un «parti de supporteurs», et les jospinistes, se disant les garants, déjà, d'une certaine orthodoxie, avait atteint une rare intensité. Comme aujourd'hui, il s'était focalisé sur la question du leadership plus que sur le choix d'une orientation politique. Le PS avait payé pendant longtemps cette triste image. «Aujourd'hui, c'est plus violent, pense un membre de la direction. Personne ne disait que Laurent Fabius était un fou ou une personnalité de second ordre.» C'est le terme utilisé par Lionel Jospin à propos de Ségolène Royal. Mais le chiffon rouge du nouveau congrès de Rennes est agité parfois à dessein par les tenants d'une troisième voie. «C'est quelque chose qui peut nous aider, explique l'un de ses partisans. Dans le parti, les militants veulent que cela se calme.»

Au fond, la question posée au PS est celle du «vivre ensemble». La lutte de pouvoir entre 2002 et 2007, le référendum de 2005 et le non-respect par certains de la consigne du parti, la primaire interne de 2006 ont laissé des cicatrices ouvertes. Comment panser les plaies ? «Je veux recréer une famille qui a une disci­pline collective, qui travaille ensemble», argumente par exemple Julien Dray lorsqu'il défend sa candida­ture au poste de premier secrétaire. Parce qu'il sait que si l'esprit de famille est perdu, le divorce menace.

jeudi, 17 avril 2008

Délinquante sociale

La cour d'appel de Rennes vient de donner raison jeudi à deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal qui réclamaient depuis 1997 le versement de salaires non payés suite à la dissolution et à l’entrée de Ségolène Royal au gouvernement Jospin.
L’affaire a traîné en justice – c’est toujours plus long lorsqu’on s’attaque à un politique – mais le parcours judicaire de ces deux femmes vient enfin d’arriver à son terme.

Il est tout de même regrettable qu’un député qui devient ensuite ministre n’ait pas les moyens de rémunérer ses collaborateurs pour leur travail. Je trouve cela vraiment mesquin, la radinerie, lorsque l’on gagne bien sa vie comme madame Royal. Comme quoi, être socialiste ne permet par pour autant d’être généreux…

Il est tout aussi regrettable de constater qu’une personne de gauche, qui n’arrête pas de nous faire la morale sur les grands principes sociaux, ne se les applique pas à elle-même. Ca serait pourtant un bon début. Comment peut-on continuer à parler social, après avoir agi ainsi ?

Enfin voilà, le PS nous a présenté lors de la dernière élection présidentielle une délinquante sociale qui voulait une France plus juste. Effectivement, les deux ex-attachés parlementaires de madame Royal doivent à présent trouver la trouver plus juste cette France…

mardi, 25 mars 2008

Je me suis fait doubler...

Je ne ais pas si vous l’avais déjà découvert mais je vous invite lire cet excellent article de Denis Tricard paru aujourd’hui sur le blog des DNA. Le plus fou, c’est que je me préparais à traiter ce sujet et voilà que je me suis fait doubler.
Cet article va certainement valoir quelques coups de fils... à l'auteur ou à son chef…

Le cumul adjoint de quartier/conseiller général

"Armand Jung, le député socialiste de la 1re circoncription de Strasbourg avait à l’époque reproché à l’ancienne municipalité de placer des adjoints de quartier sur des secteurs où ils seraient candidats aux cantonales. Il répondait ainsi à Henry Bretz qui critiquait le cumul des mandats dans l’entourage du député.

C’est vrai que des adjoints de l’équipe Keller ont jonglé entre quartier et canton. Ainsi, Geneviève Werlé, avant d’être battue à Neudorf, en était la conseillère générale tout en étant adjointe de quartier. Yves Le Tallec était à la fois adjoint de quartier et conseiller général à la Robertsau. Pascale Jurdant-Pfeiffer, conseillère générale du Neuhof, en était l’adjointe de quartier. Henry Bretz, qui avait tenté l’élection cantonale face à Armand Jung, était adjoint du quartier de Koenigshoffen.

Avec la nouvelle municipalité Ries qui s’installe, la donne ne change pas. Voire s’amplifie. Tous les conseillers généraux PS de la liste se retrouvent adjoints du quartier où ils sont élus : Robert Herrmann dans le Centre, Serge Oehler à Hautepierre, Olivier Bitz, tout nouveau conseiller général, à l’Orangerie-Quartier des XV, Philippe Bies à Neudorf, Jean-Jacques Gsell à la Gare... Henri Dreyfus, lui, ne sera pas adjoint de quartier de l’Esplanade-Krutenau, mais c’est sa suppléante, Michèle Seiler, également colistière de Roland Ries, qui le devient. Quant à Armand Jung, certes il ne figure pas sur la liste Ries, mais c’est son député suppléant, Eric Elkouby, qui prend en charge le quartier Montagne-Verte-Koenigshoffen.

Voilà le territoire quadrillé."

Denis Tricard

dimanche, 23 mars 2008

Osons

970284618.jpgNous en rêvions, la femme du Maire PS de Lyon l’a fait !

C’est vrai que des fois, une bonne baffe dans la gueule, un bon uppercut, une fourchette entre les deux yeux, une torsion appuyée, ça peut faire du bien… Parfois, rien que d’y penser soulage… Mais passer à l’acte, il fallait le faire !

Hier, en marge du premier conseil municipal de Lyon, l’épouse de Gérard Collomb, forte d’une seconde victoire écrasante, s’est sentie obligée de régler quelques comptes avec la presse. C’est Raphaël Ruffier, rédacteur en chef de Lyon-mag qui en a fait les frais, coupable, aux yeux de madame, de ne pas être suffisamment docile... Elle lui aurait reproché des articles publiés dans son hebdomadaire... il aurait notamment retranscrit des propos que Gérard Collomb avait tenus au cours d'une conversation privée, lors d'un repas à l'hôtel de ville.

Imaginons la même scène mais cette fois avec une personne de droite dans le rôle principal. On crierait à l’arrogance, au comportement autoritaire, au bonapartisme,… Dire qu’à Strasbourg, on a eu recours à la police scientifique pour bien moins que ça…

Enfin voilà, la gauche l’a emporté lors du dernier scrutin et les Français découvrent maintenant la démocratie sauce PS… En décembre, ils découvriront les finances à la même sauce et croyez moi, ça va faire encore plus mal ! 

Coté DNA, je leur propose ce casque... au cas où…
167473335.jpg 

vendredi, 01 février 2008

Réponse à un militant de feu

 

8609f11481691352ae4e16ee132ca184.jpgLe dénommé Syamak m’a récemment posté ce commentaire
"(…) je comprends votre jubilation après la publication de la liste.
Le reste de votre discours haineux, nous vous les laissons, nous attendons avec impatience un article de fond pour engager le débat.
Attenderons nous en vain,? (…) , montrez nous un peu de hauteur, un peu de rigueur, faites un peu de politique, autrement que caché derrière votre blog et les chansons à deux balles...
Strasbourg à Gauche
"


Voici donc ma réponse

Cher Monsieur,
Je n’ai pas encore eu le plaisir de vous rencontrer ni de pouvoir engager la conversation avec vous. Vous m’en voyez extrêmement peiné. Vous trouvez mon discours haineux, c’est votre droit mais sachez que contrairement à d’autres je ne me permets pas de colporter des vérités auprès des citoyens qui s’avèrent finalement être de purs mensonges. Dire que le Tandem fait réaliser ses documents de campagne avec les moyens de la collectivité tout comme d’ailleurs des parkas relève tout simplement de la calomnie. Naturellement, je me doute que vous ne mangez pas de ce pain là puisque vous êtes friand de débats, de hauteur et de rigueur…
Outer des "militants associatifs" alors que les malheureux manient nettement mieux la hache que la plume n’est d’ailleurs pas plus digne. Au fait, si je vous comprends bien il serait honteux d’être JH ? Sachez que moi, à la place de l’intéressé qui est actuellement en phase de couillesmolisation , je vous aurais immédiatement intenté un procès pour diffamation (je vais encore me faire traiter de haineux !) car affirmer quelque chose de faux et surtout sans la moindre preuve est tout simplement illégal !

S’agissant du discours de fond, je pense que vous êtes un de mes jeunes fans car autrement vous auriez noté mes différentes prises de position.
En effet, je me suis déjà prononcé, ici même, sur des questions d’éclairage public (voirie comme bâtiments), pour l’interdiction des 4X4 en Ville, pour le passage des boulevards urbains (type Allée de la Robertsau) à 2x1 voie au lieu de 2x2 voies comme cela est la cas actuellement, pour l’implantation du parc des expositions à proximité du Zénith afin de pouvoir entre autre mutualiser les parkings mais aussi faire évoluer la foire européenne vers des nocturnes comme cela se fait à Colmar,  pour un retour des armes de la ville de Strasbourg sur les documents officiels, pour la rénovation du Stade de la Meinau ou la construction d’un nouveau afin que la capitale européenne puisse accueillir l’Euro 2016 de football, sur le monde de la nuit et les mesures à envisager pour le dynamiser, etc, etc…

Vous voyez, cher monsieur, outre mes chansons à deux balles des sujets concrets ont également été abordés.
Pour conclure, j’admets bien volontiers qu’il m’arrive de passer du temps à blogger mais avouez tout de même  que vous n’êtes pas mal non plus puisqu’on retrouve vos interventions pleines de finesse, d’humour et de modération sur l’ensemble de la blogosphère Strasbourgeoise…

Bien Chaleureusement
JH