mardi, 15 juillet 2008
Être et durer...
L'avenir de notre armée semble enfin devenir source de préoccupation pour nos élus. Les contradictions françaises auront toujours le don de m’émerveiller...
La France et sa classe politique étaient majoritairement opposées à la guerre en Irak mais dénoncent aujourd’hui en cœur la venue du dictateur Bachar el-Assad lors des festivités du 14 juillet. Dire que le même Bachar el-Assad était reçu en grande pompe en 99 par Jacques Chirac pour un entretien en tête à tête… Oui mais voilà, depuis 2005, les services secrets Syriens sont soupçonnés d’avoir participé à l’élimination du proprio de la famille Chirac, Rafiq Hariri. Il aurait pourtant dû savoir qu’en France on ne déconne pas avec le logement !
Dès lors, le président syrien est devenu l’ennemi public N°1, d’autant que son compère Saddam Hussein a disparu de la scène. Les deux étaient proches puisqu’ils sont issus du tristement célèbre, parti socialiste Baath.
Coté Français donc, si j’en juge les cris de rage provoqués par ce week-end méditerranéen, certains semblent même prêts à lui régler son compte. Etrange, la doctrine Saddam semble déjà avoir été oubliée… Enfin, si seulement ces émois peuvent permettre la sauvegarde de plusieurs régiments…
C’est qu’on les croyait antimilitariste nos socialistes français surtout depuis la motion de censure déposée en avril dernier par le groupe socialiste qui s’opposait à l’envoi de troupes supplémentaire en Afghanistan. Eh bien non ! L’armée, ils l’aiment, c’est leur amour c’est leur trésor… Qu’il est loin le temps où le parti socialiste sabrait le budget de la défense lorsqu’il était aux manettes ! C’est vrai, cela date déjà de 2002…
Coté fond, cela mérite réflexion. Le redécoupage géographique n’est pas pour déplaire aux militaires français et la réduction des effectifs, qui touchera en priorité les civils de la défense non plus. La modernisation de l’armée était même attendue (cf les photos de nos équipements sur le front…
et ceux de nos alliers
On voit la différence, non ?)
Le problème c’est qu’il faut savoir leur parler. Le style Sarkozy ne passe pas auprès des derniers défenseurs d’une certaine tradition et le charisme du ministre de la défense les laisse de marbre. Normal, MAM a laissé un très bon souvenir. Peut-être faudrait-il songer à la rappeler pour faire passer la réforme ?
17:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : armée, modernisation, politique, guerre, moyen-orient- 3ème rpima


