jeudi, 17 juillet 2008

Spectacle l’Europe en Direct : Publicité mensongère

0716143357_France.jpgNos envoyés spéciaux, très spéciaux, étaient présents hier soir au lancement en grandes pompes du Spectacle d’été :  l’Europe en Direct. Rappelons que ce spectacle remplace l’animation "l’Ill aux lumières" qui a connu un vif succès durant 6 années.

Difficile pour nous de faire la critique de cette nouveauté.
Nous pourrions la faire façon majorité municipale : C’était formidable, quelle merveilleuse idée nous avons eu là. C’est vraiment un plus pour Strasbourg.
Nous pourrions la faire façon opposition municipale mais à deux sauces. Sauce GDP (Groupe des Démocrates pour le Progrès) ou collabo (comme cela peut se raconter en ville…) C’est une bonne idée mais le spectacle est perfectible ou Sauce SAC (Strasbourg Au Centre ) C’était nul à Chier ! L’ill aux lumières c’était mieux avant. C’est un sal coup porté à Strasbourg par la nouvelle majorité socialo verte communistes !
Après réflexion, notre réaction se situera à mi chemin entre le SAC et le GDP.

Tout d’abord reconnaissons que même si la promenade offerte le long des quais par l’Ill aux lumières connaissait toujours un succès populaire (des milliers de badauds chaque soir avec une activité importante pour les établissements se situant le long des quais) le concept commençait à s’épuiser. Le spectacle avait besoin de se renouveler. L’idée de la place Kléber n’est pas mauvaise même si les quais offrent une capacité d’accueil plus importante.

Hier soir donc, il était annoncé que les spectateurs allaient assister à un spectacle à 360 degrés avec projections en façade et directs depuis des capitales Européenne.
Des projections, il y en a eu. Des bonnes, de très très bonnes et des mauvaises voire très mauvaises (pas distinguables, trop rapides, floues). Il y avait même du spectacle vivant qui a notre préférence pour cette période de l’année et ces espaces. Le succès de l’animation des arts dans la rue, chaque année au mois d’aout, le confirme.
Le 360° laisse à désirer. Difficile d’arriver à suivre d’autant que les arbres (Qu’attend la municipalité pour les abattre ?) et les structures scéniques cachent la vue des spectateurs. Un sens unique de projection aurait été préférable comme pour la cathédrale.
Les directs depuis des capitales européennes ont bien été annoncés par la société organisatrice, par la municipalité, par les médias, par le monsieur loyal de la soirée. Fumisterie ! Les spectateurs voient bien quelques romains, londoniens, copenhagois ou Madrilènes saluer les strasbourgeois. Mais lorsqu’on y regarde de plus près à 22h45, dans la nuit noire Strasbourgeoise, il fait encore et toujours jour à Madrid, Copenhague Rome ou Londres. On y voit même des poids lourds passer devant la webcam. Ah ça, à l’étranger, visiblement ils appliquent le célèbre travailler plus pour gagner plus… En vérité, il y a tromperie sur la marchandise et même publicité mensongère puisque de directs, il n’y en a point ! Il ne s’agit que d’un différé du jour ou, peut-être pire, de vidéos déjà tournées depuis plusieurs jours ou semaines qu’on nous servira pendant un mois ! C’est ce qu’on appelle faire prendre des vessies pour des lanternes

Coté spectateurs, le public se cherche encore. Les camarades, tous les camarades, avaient bien été conviés pour la premières mais ils ne seront malheureusement pas là tous les soirs. Malgré leur présence et la communication importante faite autour de ce lancement, il devait y avoir tout au plus entre 400 et 600 personnes dont la grande majorité n’a fait que passer. La brasserie Kohler Rehm avait bien sorti le grand jeu en complétant sa déjà grande terrasse par des tables de brasserie supplémentaires. De la place pour s’assoir, il y en avait donc beaucoup. Les 20 personnes assises après le spectacle ont dû apprécier…. Dur, dur ! Etre l’unique cafetier sur la place, être le seul à pouvoir se faire des nouilles en or et finalement se mordre ainsi la q… Cela me fait penser que du temps de l’ill aux lumières de nombreux établissements profitaient économiquement de cette animation alors que maintenant, il n’y en a que quelques uns. D’ailleurs, que deviennent les oubliés de 2008 ?

Enfin, puisque nous sommes dans la comparaison, rappelons que les quais étaient animés à partir de 22h30 jusqu’à 00h30 non stop. L’animation ne durait donc pas qu’une petite demi-heure et puis s’en va comme maintenant… Pourtant, ce sont toujours les mêmes sommes qui sont dépensées pour cette opération

Voici donc venu le moment du jugement pour cette nouveauté… roulement de tambours svp…  Peut mieux faire 10/20

PS : Finalement, c’est la sauce SAC qui l’a emporté !

mardi, 08 juillet 2008

L'hôtel de Ville instrumentalisé !

hotel_de_ville.jpgAujourd’hui, dans mon quotidien préféré, je découvre que « le 2 juillet, l’Hôtel de Ville de Strasbourg a accueilli une trentaine de familles sans-papiers du Bas-Rhin, une centaine de citoyens et d’élus locaux pour une cérémonie de parrainage, sous l’égide du RESF 67. »
Nous attendions avec impatience les premières mesures que prendrait de la nouvelle majorité municipale dans l’intérêt des Strasbourgeois. Force est de reconnaitre que nous n’avons pas été déçus du voyage !
Après l’augmentation scandaleuse des tarifs de la CTS, voici maintenant venu le temps des opérations partisanes !

On croit rêver ! Comment peut-on instrumentaliser ainsi l’hôtel de ville de Strasbourg ? Comment peut-on utiliser ce lieu privilégié de la République pour des communications militantes visant à soutenir des causes illégales. C’est vrai, cela intervient après l’instrumentalisation des écoles qui sont devenues des machines à régularisation.

Une fois encore, rappelons que le terme sans papier est erroné puisque ces personnes sont des immigrés clandestins arrivés sur notre sol sans autorisation donc en toute illégalité.

Et pourtant Alain Jund, nous apprend aujourd’hui notre quotidien, est parrain d’une famille arménienne. Ce dernier rappelle que « Grâce à la mobilisation de tous, on a pu éviter l’expulsion d’une famille dont les enfants étaient scolarisés à l’école Sainte-Madeleine, en octobre 2007 »
Quelle bravoure mais nous l’attendions plutôt sur des sujets environnementaux. C’est vrai, l’environnement n’est qu’un prétexte chez les verts…

La droite gérait la Ville alors que la gauche et ses extrêmes font maintenant de la politique en utilisant le terrain local comme caisse de résonnance de la politique nationale. Les Strasbourgeois se laisseront-ils avoir ?

mercredi, 25 juin 2008

Messages Personnels

radio londres.jpgLa semaine dernière, Joseph Balsamo trouvait que j’usais d’un langage codé type radio Londres. Amusé par cette comparaison, j’ouvre donc une rubrique "messages personnels" comme au bon vieux temps… (Comme il y a de plus en plus de gaullistes à Strasbourg, ils comprendront tous assurément…) En résumé, cela s’intitule "Les Strasbourchois parlent aux Strasbourchois"…

Je me lance

La Castafiore nous secoue les castagnettes. Je répète, la Castafiore nous secoue les castagnettes
La cantatrice veut éliminer le papa de Tintin. Je répète, la cantatrice veut éliminer le papa de Tintin.
Dupont et Dupond l’aident dans sa démarche. Je répète, Dupont et Dupond l’aident dans sa démarche.
Dupont et Dupond donnent des scoops à Jean-Loup de la Batellerie. Je répète, Dupont et Dupond donnent des scoops à Jean-Loup de la Batellerie
Dupont et Dupond envoient des messages anonymes. Je répète, Dupont et Dupond envoient des messages anonymes.
Le capitaine Haddock ne se laisse pas manipuler. Je répète, le capitaine Haddock ne se laisse pas manipuler.
A force d’agiter les castagnettes il va y avoir corrida. Je répète, à force d’agiter les castagnettes il va y avoir corrida.

Voilà, c’était les messages personnels du jour. Moi je n’y comprends rien et vous ?

lundi, 23 juin 2008

Krutenau, la manufacture des tabacs ferme.

tabac.jpgLe groupe Altatis, nouveau propriétaire du site, a annoncé la semaine dernière la fermeture de la manufacture vielle de plus de 150 ans. Ce sont 227 emplois qui vont disparaitre du centre-ville.
Deux types de réactions s’offrent à nous.

La première consiste à condamner la "brutalité" de la décision (terme à la mode en ce moment à gauche mais aussi au centre droit (très droit pour ne pas dire raide…)), à hurler contre le grand capitalisme, à demander le maintien de la production à Strasbourg voire carrément à expliquer que de nouveaux marchés émergent et qu’il faut les inonder. Ca, ce sont les réactions démagos traditionnelles pour ne pas dire consensuelles auxquelles nous avons droit régulièrement. Saluons donc les verts, le parti communiste, le CARDEK et l’AHBAK maitres en la matière. C’est amusant, mais lorsqu’on gratte un peu, il s’agit à chaque fois des mêmes personnes qui font des communiqués sous leurs différents titres mais aussi à titre perso. Les vrais pros sont Jean-Baptiste Mertz, président du CARDEK et responsable du Parti Communiste et Alain Jund, Porte parole des Verts, membre du CARDEK et de l’AHBAK qui demande aux pouvoirs publics d’agir donc lui puisqu’il est adjoint au Maire. C’est sympa de pouvoir se parler à soi-même… au moins, on est certain que la réponse arrivera…

La seconde réaction –nous l’attendons encore malheureusement – est moins démago. En effet, hurler contre la fermeture d’un centre de production de cigares alors que partout en Europe on lutte contre le tabagisme, néfaste pour la santé, est un reflexe typiquement français. C’est comme se déclarer opposé à la guerre ou à des interventions militaires dans le monde mais de l’autre coté se battre en faveur des usines d’armement et du nombre de militaires…
Donc, beaucoup de politiques locaux sont favorable à la production de substances cancérigènes et mieux encore, aux va et vient incessant des poids lourds en plein centre ville… Cerise sur le gâteau, il faut chercher de nouveaux marchés en Afrique ou en Asie, naturellement, car pour eux mourir du cancer serait une avancée sociale puisque actuellement ils crèvent de faim…
Ici, on prend donc acte de cette fermeture. C’est une page de l’histoire du quartier de la Krutenau qui se tourne. L’évolution des mœurs rendait de toute manière cette décision inéluctable. En revanche nous demandons à la municipalité de figer ce site dans le plan local d’urbanisme en zone industrielle et artisanale afin que la manufacture demeure un lieu créateur d’emplois. Il pourrait, par exemple, en lien avec les universités et notre pôle d’excellence, devenir un site de haute technologie créateur d’emplois hautyement qualifiés. Le quartier de la Krutenau, sans pour autant tourner le dos à son passé, aurait ainsi le regard pointé vers le futur.

Voilà, c’est pas plus intelligent ça comme réaction ? C’est surtout moins démago et consensuellement mou voire irresponsable… Enfin, c’est la politique qui veut ça… la pêche aux voix perpétuelle…

vendredi, 06 juin 2008

Le nouveau stade arrive !

racing.jpgCe n’est pas nouveau. Plusieurs notes ont déjà traité de ce sujet. Depuis longtemps déjà (avant 1995) nous sommes favorables à l’agrandissement de la Meinau ou à la construction d’un grand stade afin d’accueillir des évènements internationaux (coupe du monde de foot, de rugby ou Euro ) mais aussi pour permettre au Racing de devenir un grand club. Petit rappel, un grand club passe par un grand président, un grand entraineur et un grand stade. Nous aurons peut-être déjà le stade… c’est un bon commencement… Ne reste plus qu’à trouver un entraineur qui ne tienne pas des propos racistes…
Le projet du nouveau stade a donc été présenté hier. Il est magnifique et peut déjà faire rêver. Cerise sur le gâteau, sa construction sera financée par des fonds privés ce qui n’est pas négligeable pour les dépenses publiques.

En revanche, j’émets de forts doutes quant à sa localisation géographique. La commune d’Entzheim, pour de multiples raisons, ne me semble pas appropriée. J’aurais davantage vu cette construction se faire à proximité du Zénith et du futur parc des expositions afin de profiter au mieux des extensions tramway mais aussi pour mutualiser au maximum les parkings ainsi que les hôtels, les restaurants et autres afin de les rendre pérennes.

Le débat est lancé mais il faudra aller vite pour pouvoir accueillir l’Euro 2016. Il reste 8 années. Quand on connait les délais d’étude de faisabilité (2 ans), des enquêtes publiques (18 mois) de construction (30 mois) mais aussi les recours qui ne manqueront pas de tomber (hamsters, circulation ou autres) nous en sommes déjà à 7 années…

mardi, 03 juin 2008

Xavier BERTRAND en campagne à STRASBOURG

533442726.2.jpgXavier BERTRAND était présent samedi à Strasbourg pour rencontrer les adhérents de l’UMP. Il semblerait que notre gentil ministre ait venté les vertus de l’union. Il aurait même lancé un appel aux UMP Strasbourgeois dans ce sens. Cet appel de la part de celui qui fait le tour des popotes dans toute la France histoire de balancer sur son ami de 30 ans, Patrick Devedjian mais surtout pour piquer la place de premier ministre de François Fillon sera-t-il entendu. Il attend une ouverture le Xavier… C’est sûr que si les alsaciens et les Strasbourgeois prennent exemple sur lui, le schmilblick va rapidement avancer…

La rencontre se serait terminée au champagne d’après mon quotidien préféré. C’est sûr qu’en pleine crise du pouvoir d’achat, il n’y a pas meilleure idée… Quant on nous dit que la consommation de champagne fait plus en plus popu, la preuve… A ce rythme cela va même devenir vulgaire d’en consommer…

jeudi, 29 mai 2008

Ca chauffe au PS !

Que va faire le PS Strasbourgeois ? Roland ? Jacques ? Armand ? 

Les dessous de l'offensive anti-Ségolène Royal (Le Figaro 27/05/2008)

776570199.jpgLes tensions entre ténors du Parti sont de plus en plus fortes dans la perspective du congrès et nourrrissent l'inquietude sur un possible divorce.

Ils ne se supportent plus. C'est ce qui rend le prochain congrès du PS inquiétant pour eux. La défaite présidentielle, l'opposition persistante entre l'ex-candidate et son parti, la frustration des uns, la tactique des autres et le jusqu'au-boutisme des plus virulents dans chaque camp forment un cocktail explosif. Nourri d'une colère ancienne, l'affrontement entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal promet d'être brutal.

Pour l'instant, ils se retiennent tant qu'ils peuvent. Mais ils cèdent facilement à la tentation. Samedi, dans les couloirs de la Mutualité où les partisans de Bertrand Delanoë sont en train de se réunir, une élue s'autorise une vacherie sur l'improvisation caractéristique de Ségolène Royal. Puis elle se rattrape : «Je ne devrais pas vous dire cela, on n'a pas le droit de taper.» Au PS, la consigne des chefs est explicite : à l'approche du congrès, on ne dit du mal de personne, surtout pas de Ségolène Royal qui sait si bien se «victimiser», même si elle s'en défend. Mais personne n'y parvient.

C'est si facile. Ses adversaires ne se retiennent même plus. Une des dernières histoires colportées dans les coursives du PS raconte le voyage de l'ancienne candidate, fin avril, au Qatar, richissime pétromonarchie du golfe Persique. «Tous les ans, le Qatar organise une grande conférence sur le développement, raconte un participant. Ségolène Royal était invitée. Il y avait aussi Villepin, Cresson et plusieurs parlementaires. Son intervention écrite était pas mal, mais ensuite, il y a eu une séance de questions… Elle a expliqué qu'elle avait une méthode excellente : pour le développement, sa région finance 30 chèvres à des femmes, qui remboursent ensuite l'argent avec les chevreaux. Ce n'est pas vraiment ce qu'attendaient les Qataris avec leurs fonds souverains !» Un autre socialiste, qui n'était pas du voyage mais qui se l'est fait raconter, complète à sa manière en rigolant : «Ils pensaient recevoir la Hillary Clinton française, ils ont eu la présidente de Poitou-Charentes !» Derrière les rires, il y a un climat, dans la famille socialiste, de désamour profond.

Au PS, la majorité des militants est soucieuse d'apaisement. Au sommet, c'est différent. Il y a les inconditionnels de Ségolène Royal, ceux qui lui reconnaissent un potentiel incomparable, et ceux qui n'en peuvent plus d'elle et qui espèrent être majoritaires lors du prochain congrès pour lui infliger «une dé­faite». Le «Ségolène bashing» est volontiers pratiqué par quelques-uns, qui ne sont pas avares de commentaires vachards.

Sarcasmes, ironie, mépris, voire haine polluent les relations entre elle et eux, dégradant lentement et sûrement le climat au sein du PS. La rancœur remonte loin. Ils ont tous une histoire méchante sur leur ancienne candidate à la présidentielle.

Rassembler les décus de la campagne

La période du gouvernement Jospin est une mine d'anecdotes visant à montrer que Ségolène Royal était une mauvaise camarade : son «goût» pour les médias, ses prises de position «morales», sa tendance à «court-circuiter» Matignon ou les autres ministères, son «populisme»… «À la fin, on n'invitait plus Ségo­lène à nos dîners entre femmes ministres», raconte l'une d'entre elles.

À la pointe de l'antiségolénisme, il y a Lionel Jospin et ses partisans, réunis aujourd'hui autour de Bertrand Delanoë. «En 1995, Royal a été l'une des premières à ne pas se subordonner à Jospin pour la présidentielle. Ensuite, au gouvernement, elle l'a exaspéré avec son accouchement dans Paris Match», raconte un membre de la direction du PS. «En 2006, elle a construit sa politique sur l'inventaire de sa politique. Et à la fin de la campagne présidentielle, tendre la main à François Bayrou, c'était, pour Jospin, détricoter tout ce qu'il avait fait avec Mitterrand.» Au nom d'une conception totalement différente de la politique qu'ils veulent préserver, l'ancien premier ministre et ses partisans sont décidés à ne pas la laisser passer.

À côté d'eux, ils espèrent rassembler les déçus de la campagne. Eux aussi ont des histoires à raconter. «Comme tout le monde, j'ai rédigé des notes pour elle, regrette l'un d'eux. Je ne pense pas qu'elle les ait lues.»«Ségolène Royal n'est pas assez professionnelle», soupire un député rallié à Bertrand Delanoë. Peu de socialistes l'avouent, mais c'est bien le caractère de l'ex-candidate qu'ils critiquent. «Elle est toujours dans le rapport de force, un peu capricieuse», raconte un ancien proche. Si les militants socialistes et les sympathisants de gauche l'ont plébiscitée, soulevant des foules d'enthousiasme pendant la campagne présidentielle, les caciques du PS n'ont jamais compris comment travailler avec elle.

"Cela va un peu tanguer"

Il ne faut pas croire pour autant que les autres leaders du PS soient plus faciles à vivre. Les colères de Lionel Jospin, Bertrand Delanoë ou Martine Aubry sont tout aussi virulentes… Mais on le raconte moins. «Au PS, de toute façon, on n'a le choix qu'entre des caractériels et des caractériels», reconnaît, en souriant, un jeune responsable.

«Les attaques sur mon caractère ou sur mon irrationalité, je les ai déjà entendues», balaye, de son côté, Ségolène Royal. Il y a quelques jours, à la fin d'une rencontre avec la presse, elle regrettait les propos des «quelques dirigeants qui s'expriment et qui veulent faire peur aux militants» : «Il y a un problème de comportement au PS.»

Mais, au fond, elle n'est évidemment pas plus tendre que les autres. L'ancienne candidate à la présidentielle, persuadée du «sexisme» de ses adversaires, méprise les éléphants autant qu'ils la détestent. Elle ne leur réserve aucun avenir et ils le savent. Si elle s'impose à la tête du PS, Ségolène Royal compte bien tourner la page et promet de faire émerger une nouvelle génération. Et les anciens ? «Ils sont remplaçables», confie-t-elle au cours d'un déjeuner, fin mars.

Si Ségolène Royal demeure encore mesurée, ses partisans sont beaucoup plus directs. Il faut «dératiser» le Parti socialiste, suggérait rudement, il y a quelques mois, un très proche. «Il faut couper les branches pourries», murmurait un élu local.

Publiquement, Ségolène Royal refuse d'user de tout vocabulaire guerrier : «Il n'y aura pas de bataille des chefs», répète-t-elle. À ce langage elle oppose un autre champ lexical, vantant un «congrès utile et serein». Anticipant les attaques et la dégradation du climat, elle a délivré quelques conseils à ses supporteurs parisiens, réunis au mois d'avril. «Cela va un peu tanguer. Quand on est attaqué au sein de son camp, c'est toujours très pénible. Cela ne l'est pas pour moi mais pour les Français. Quand ils entendent cela, ils se disent : “C'est pas possible ces socialistes.” C'est collectivement que c'est pénible… en termes d'élégance collective, d'élégance de la pensée», leur a-t-elle expliqué dans son style si personnel. «Quand vous avez besoin de répondre, parce que ce n'est pas désagréable parfois de donner quelques baffes, répondez avec humour. C'est une arme absolue. Plus ils s'énerveront, plus les gens iront vers ceux qui sont sereins et joyeux.»

Personne n'est dupe. Alors l'inquiétude gagne à l'approche du congrès. Le PS va-t-il revivre un nouveau congrès de Rennes ? En 1990, l'affrontement entre les fabiusiens, accusés de vouloir construire un «parti de supporteurs», et les jospinistes, se disant les garants, déjà, d'une certaine orthodoxie, avait atteint une rare intensité. Comme aujourd'hui, il s'était focalisé sur la question du leadership plus que sur le choix d'une orientation politique. Le PS avait payé pendant longtemps cette triste image. «Aujourd'hui, c'est plus violent, pense un membre de la direction. Personne ne disait que Laurent Fabius était un fou ou une personnalité de second ordre.» C'est le terme utilisé par Lionel Jospin à propos de Ségolène Royal. Mais le chiffon rouge du nouveau congrès de Rennes est agité parfois à dessein par les tenants d'une troisième voie. «C'est quelque chose qui peut nous aider, explique l'un de ses partisans. Dans le parti, les militants veulent que cela se calme.»

Au fond, la question posée au PS est celle du «vivre ensemble». La lutte de pouvoir entre 2002 et 2007, le référendum de 2005 et le non-respect par certains de la consigne du parti, la primaire interne de 2006 ont laissé des cicatrices ouvertes. Comment panser les plaies ? «Je veux recréer une famille qui a une disci­pline collective, qui travaille ensemble», argumente par exemple Julien Dray lorsqu'il défend sa candida­ture au poste de premier secrétaire. Parce qu'il sait que si l'esprit de famille est perdu, le divorce menace.

vendredi, 09 mai 2008

Puisque le centre est à la mode...

lundi, 18 février 2008

Les mystères de l'Est

Trop sûr de sa victoire, Roland Ries se lâche sur France 3 Alsace. Strasbourg et ses habitants ne sont pas sa priorité, il a d’autres préoccupations et ne songe qu’à faire gagner son clan. Au fait, pourquoi est-il donc candidat ? Mystère...

Plus fort encore, il se comporte publiquement avec autoritarisme, mépris et s’agite lorsqu’on ose le mettre face à ses contradictions. La preuve en vidéo…


Les mystères de l'Est

lundi, 04 février 2008

Strasbourg accueille les VISITEURS...

b633098e06df6f490f4b6c494253c974.jpgBertrand Delanoë sera présent aujourd’hui à Strasbourg. J’ai toujours autant de difficultés à comprendre ce qu’apportent ces venues parisiennes au débat municipal qui me semble devoir rester local. Ce n’est pas à Paris que l’on décide du réaménagement d’une route, de la réhabilitation d’une école ou de la construction d’une crèche et d’ailleurs, le "visiteur" ne dispose d’aucun levier pour appuyer soutenir ou prendre une initiative localement.
Enfin voilà, après Ségolène Royal, Bertrand Delanoë fera un court passage dans la capitale Européenne. A croire que c’est l’élection du premier secrétaire du Parti Socialiste qui se joue et pas l’avenir des Strasbourgeois…

J’aurais bien plusieurs questions à leur poser à tous ces "visiteurs" mais je crois qu’on m’empêcherait rapidement de les formuler… Que pensez-vous du livre Requiem pour un Tandem ? Trouvez-vous normal que le futur numéro 3 de la liste conduite par Roland Ries (et peut-être futur premier adjoint) l’offre au Président du Conseil Général, Philippe Richert, lors de son pot de départ ? Trouvez-vous normal que d’autres anciens adjoints de Catherine Trautmann ainsi que des militants utilisent ce livre comme un document de propagande lors de leurs rencontres avec les Strasbourgeois ? (*) Un tel usage ne devrait-il pas amener Roland Ries à inclure la réalisation, l’impression et la distribution de ce livre dans ses comptes de campagne ?

Beaucoup de questions qui resteront malheureusement sans réponse puisque le candidat lui-même ne condamne pas l’ouvrage tout en continuant d’affirmer qu’il n’en est pas le commanditaire alors que ses plus proches collaborateurs et colistiers l’utilisent au quotidien comme argument de campagne. Jeu de dupe pour ne pas dire super menteur…

(*) Lors des tractages sur les lieux publics (marchés, places,…), outre les tracts de Roland Ries, le livre est présenté aux citoyens comme une vérité absolue par les colistiers de Rolland Ries