samedi, 22 mars 2008

Petits arrangements entre amis

888462346.jpgAprès les petits arrangements du député Schneider, j’apprends aujourd’hui que d’autres cadres de l’UMP ont également fait des leurs…

Ainsi à Haguenau, le candidat UMP investi, Hugues Heinrich, a eu le plaisir de découvrir sur les plaquettes de ses concurrents, une photographie ainsi qu’un mot de soutien du Député UMP de la circonscription, François Loos. Seule la candidate socialiste n’a pas bénéficié de ce soutien mais peut-être l’a-t-elle refusé…
Mieux encore, le président UMP de la Région Alsace, Adrien Zeller,  a lui carrément et directement apporté son soutien à la liste de Claude Sturni, violent opposant de l'UMP. Pauvre Hugues Heinrich. "A quoi cela sert-il de se battre pour une investiture" doit-il se demander ?

Ces comportements nous interrogent sur l’utilité d’appartenir à un parti politique pour aussitôt soutenir tous les candidats qui n’en font pas partie. Il est vrai qu’Adrien Zeller nous avait déjà habitués par le passé à ces pratiques (il fut même qualifié un jour par Bernard Schreiner, l’ancien député maire de Brumath, de Caméléon…) en revanche, pour François Loos c’est nouveau mais surtout très décevant d’autant qu’il doit son poste de député de Haguenau à l’UMP et à Bernard Schreiner…

En attendant ces apprentis sorciers, qui font place nette pour la gauche lors des futures sénatoriales mais surtout Régionales, peuvent toujours chanter aux plus jeunes :

Y faut m'garder
Et m'emporter
J'prendrai pas trop d'place
Promis, craché, juré
Quand j'serai vieux
J'te f'rai le plan
D'chercher le cimetière des éléphants

vendredi, 21 mars 2008

Pas très Rock n'Roll...

Aujourd’hui, je remets en ligne ce petit texte publié 2 jours après le premier tour des élections municipales sur un autre blog. Il a suscité l’ire du député du coin (qui a dit encore ?) qui est allé jusqu’à faire appel à un huissier pour "faire fermer ce plock"… Décidément, ça devient vraiment une manie…
En résumé, Michèle Plataret, Andrée Munchenbach et Jean-Marie Kutner étaient d’accord pour fusionner ensemble et se présenter unis contre Raphaël Nisand, le candidat du parti socialiste à Schiltigheim. S’étant engagé, après avoir rencontré Roland Ries dès le lendemain du premier tour, à faire gagner Raphaël Nisand en échange d’une vice-présidence pour son poulain, André Schneider a fait barrage à cette union qui aurait pu faire mal. Visiblement, il ne fallait pas que cela se sache…

« La liste "Aimer SCHILICK" conduite par Michèle PLATARET remercie les électrices et les électeurs qui lui ont fait confiance en apportant leur suffrage.
Afin de faire "barrage" au Parti Socialiste et son candidat Raphaël NISAND, une fusion était nécessaire afin de ne pas "disparaître". Des accords sont en cours nous ne manquerons pas de vous en informer.
Nous sommes cependant en mesure de vous dire que Jean-Marie KUTNER souhaitait un rapprochement qui lui a été interdit par André Schneider !!! En cas de victoire, Raphaël NISAND pourra envoyer un bouquet de roses rouges au tandem KUTNER-SCHNEIDER grâce auquel il sortira victorieux de ses élections. Par contre si ce n'est pas le cas, André SCHNEIDER et Jean-Marie KUTNER pourront s'acheter une valise  et partir pour un très long voyage avec un aller simple !
»

Et une petite vidéo pour la route histoire de rafraîchir les mémoires…

mercredi, 19 mars 2008

3 types se rencontrent

1643064095.jpgNon, il ne s’agit pas d’une nouvelle série de la chaîne Pink TV mais d’un remake français du célèbre film américain "Rencontre du 3ème type".
La scène se passe à Hoenheim, lundi dernier, après le premier tour des élections municipales. Le nouveau maire, son mentor (l’ancien maire spécialiste des plans sans accro…) et Roland Ries se retrouvent en toute discrétion pour évoquer l’avenir. En échange d’un petit coup de main sur Strasbourg (en avait-il besoin ?) il est négocié une place de vice-président pour le nouvel édile. C’est sûr, avec des amis comme ça, comme dirait Robert Grossmann, on n’a pas besoin d’ennemis...

L’envie de lâcher l’info me titillait depuis la semaine dernière mais, par peur d’un rétropédalage, j’ai préféré attendre qu’elle se concrétise. Et Paf, aujourd’hui les DNA viennent apporter de l’eau à mon Moulin à travers l’interview de Vincent Debes qui déclare « Si on me propose une vice-présidence, je ne refuserai pas car cela me permettrait d'être plus au fait de certains dossiers, comme celui des gens du voyage. ». Il souligne qu’il va rencontrer Roland Ries et Jacques Bigot mais oublie de préciser qu’il s’agira de sa deuxième rencontre avec Roland Rrrrr…

S'agissant des gens du voyage, il semble bien les connaître puisqu'il est passé de l'UMP au centre, tout en étant toujours à l'UMP, pour arriver maintenant dans la besace de Roland, tout en restant toujours à l'UMP... C'est ce qu'on appelle de nos jours être un nomade Sédentarisé...

"Va savoir Georges, aujourd’hui on trahit comme on aime."

C’est certain maintenant, ça va réellement être le bordel à l’UMP et bizarrement ce n’est pas la quatrième dimension qui est en cause mais la troisième, une fois encore…

lundi, 11 février 2008

SOS d’un terrien en détresse…

1a7db63137d8b9b9d13bb32afa11c5c1.jpgLe dernier comité départemental de l’UMP avait déjà été un moment difficile pour lui. Sifflets, hués, invectives avaient alors couvert son intervention. Les cadres de l’UMP voulaient ainsi marquer leur désaccord quant à la stratégie adoptée pour la Ville de Schiltigheim. Je parle, évidemment, du "modeste" député de la troisième circonscription, j’ai nommé : André Schneider.
Ce samedi, lors de la soirée carnavalesque qui se tenait comme chaque année à la salle des fêtes de Schiltigheim, ce sont cette fois les habitants qui ont fait entendre leur mécontentement. La bronca des 600 spectateurs fut même plus importante que lors de la réunion des cadres UMP alors que, de son coté, Alfred Muller faisait un triomphe à l’applaudimètre. Pauvre André Schneider. Les temps sont vraiment difficiles pour lui. Même les habitants de la ville qui lui ont renouvelé leur confiance - il y a pourtant moins d’un an seulement - se montrent déçus. Les mauvaises langues vont jusqu’à dire que même Nicolas Sarkozy est plus populaire qu’André Schneider actuellement… C’est vous dire si ça va mal pour le député…

Bon, pour une fois, je ne m’acharnerai pas davantage contre lui. Sa fin de mandat est déjà suffisamment triste et, d’après ce que je lis dans l’actualité, la liste qu’il parraine lui donne tellement de fil à retordre… presque autant que les grands élus du département mais cela, je le lis dans des documents de campagne de la liste qu’il n’a pas su soutenir à temps…

Voici le S.O.S
D'un Dédé en détresse
J'ai jamais eu les pieds sur Terre
...

jeudi, 06 décembre 2007

La chasse au Bourhis est ouverte !

e0c71070a8d9adcba62b48b71793e2f9.jpgJe ne le connais pas personnellement, je ne le connais pas intimement (merci de ne pas avoir l’esprit mal tourné), nous n’avons jamais gardé les cochons ensemble (ça c’est mon coté provoc !) je ne l’ai jamais rencontré en douce comme d’autres et encore moins partagé avec lui les plaisirs de la table ou du monde de la nuit (toujours comme d’autres) et au contraire, nous avons toujours étaient adversaires sur le terrain politiques (tout cela me permettrait donc de figurer sur la liste Municipale de Vincent Debes à Hoenheim...) mais la micro tempête actuelle le concernant commence à me courir sur le haricot !

Une fois encore, Pascale Jurdant a fait la preuve de son sens politique hors du commun. Il y a du Ségolène Royal en elle, sauf qu’elle est blonde (qui a dit que cela était pire ???). Il y a de la bravitude en elle ! Pardon, de la nulitude ! Elle veut rendre service à quelqu’un qu’elle trouve super, génial, FOR MI DABLE (cela est à la mode en ce moment…) et résultat, elle déclanche un véritable procès en sorcellerie à son encontre (Stéphane Bourhis évidemment mais aussi contre elle !) Plus agaçant, on se retrouve dans une querelle droite/droite et centre ! Plus surprenant, les traditionnels champions de la lutte contre les extrémismes, de l’humanisme, de la démocratie, se taisent et admirent en observateurs avisés la scène (raison pour laquelle j’ai préféré garder le silence jusqu’à ce jour !)

Chacun y va de son petit communiqué, de sa déclaration d’amour de l’humanisme, de son rejet des extrêmes (souvent de droite mais rarement de gauche car la gauche ça a un coté "sympa"...) et même de son attachement aux valeurs de la République. Pris par l’émotion, j’éprouve à chaque fois les pires difficultés à contenir mes larmes devant tant de courage… Au fait, le rappel aux valeurs Républicaines, sous-entendu que tout autre régime politique serait moins vertueux voire dictatorial, est typiquement Français. Nos amis Britanniques, Espagnols, Finlandais, Suédois, Luxembourgeois, Belges, Danois et Hollandais devraient apprécier - eux qui ne connaissent pas la République – ce rappel venu de la capitale Européenne…

Du coté de Hoenheim, on rencontre "l’infréquentable", on discute avec lui et puis tout d’un coup il ne s’est jamais rien passé et au contraire toute compromission avec l’homme est interdite (ne serait-ce pas cela le racisme, le refus d’accepter l’autres malgré ses différences et ses origines ?) On va même jusqu’à rappeler qu’il ne fait que parler de sécurité ce qui est assurément un signe criant de son extrémisme. A croire que ceux qui disposent de l’investiture UMP n’ont pas entendu les récents propos du chef de l’Etat… Jeudi, il a encore parlé avec force de sécurité ce qui le rend, d’après la dernière grille dévaluation à la mode, extrémiste ! Et puis son ministère de l’immigration et de l’identité nationale ne fait que confirmer l’impression… J’encourage donc ceux qui du coté de Hoenheim et Schiltigheim trouvent l’UMP trop à droite, à renoncer à leurs investitures mais c’est vrai qu’ils renoncent déjà à prendre plus de 15% d’UMP sur leurs listes… Pourquoi donc ne pas poursuivre le raisonnement en ne prenant pas tout court l’investiture ?

On flingue donc Stéphane Bourhis en arguant que son recentrage n’est que très récent et que cela n’est assurément qu’une manœuvre politique pour lui permettre encore d’exister. Ceux qui ont applaudi le 14 janvier dernier Nicolas Sarkozy à Versailles déclarant « j’ai changé » considèrent donc que tout changement est impossible. Une fois encore le Président de la République appréciera la cohérence de ses troupes et leur courage politique…

Je me suis donc posé la question de savoir si Stéphane Bourhis était la bête immonde qu’on me décrit actuellement dans mon quotidien préféré. J’ai cherché des déclarations qui auraient fait l’objet de condamnations judiciaires voire au moins de poursuites ou d’un dépôt de plainte puisqu’en France les propos racistes et antisémites sont condamnables. Je n’ai rien trouvé. J’ai alors recherché l’existence de telles déclarations dans la Presse et là encore mes recherches se sont avérées infructueuses. En revanche, il est vrai qu’il parle beaucoup d’insécurité, d’immigration, d’identité, d’impôts (sous-entendu pouvoir d’achat) et plus surprenant de la défense de Strasbourg comme capitale européenne.

Tout cela m’amène donc à me poser la fameuse question : A-t-il changé ? Certains répondent peut-être mais c’est une position de circonstance car trop récente donc électorale. Là, c’est Jean-Marie Bockel qui devrait apprécier lui qui faisait encore campagne pour Ségolène Royal le 4 mai et qui dès le mois de juin était ministre de Nicolas Sarkozy. Dans son cas, ce fut effectivement un changement rapide mais aujourd’hui on se dispute son soutien…

Stéphane Bourhis a-t-il changé ? Lui seul le sait mais j’ai la faiblesse de penser qu’il ne mérite pas toute cette publicité actuelle, toutes ces déclarations de circonstance à vocation électorale, tous ces positionnement qui visent jsutement à assurer une position…
Un regret encore, il ne se démarque pas clairement des Le Pen, Mégret et Spieler. Une telle démarche serait à mes yeux la meilleure preuve de changement !

Enfin, comment ne pas se demander à qui profite le crime ? Pourquoi cette histoire ne sort que maintenant alors que de nombreuses personnes à droite, au centre et à gauche connaissaient les rapports professionnels entre Pascale Jurdant et Stéphane Bourhis ? Certains m’encouragent à regarder du coté du nord de la CUS (comme il est coutume de dire actuellement)… D’autres me rappellent que le premier article est sorti le jour d’une réunion relative à Schiltigheim au cours de la quelle le député du coin n’était pas forcément dans une position très confortable… Les plus avertis signalent que ledit député a reçu l’intéressé dans son propre bureau pour parler des élections… Les plus soupçonneux s’imaginent qu’après les paroles, un ami déclaré du Tandem serait passé aux actes pour les faire perdre… Attention tout de même ! Il arrive parfois que le piège se referme sur son propre auteur

mardi, 04 décembre 2007

Le soutien de Dédé

Après plusieurs jours passés en studio, j’ai le plaisir de vous présenter le nouveau succès d'Halité production. L’actualité Schilickoise a, comme d’habitude, été source d’inspiration. En plus, vendredi dernier nous célébrions la Saint André. Un jour de fête sans musique me paraissait vraiment inconcevable...

mardi, 20 novembre 2007

Schiltigheim, les jeux sont faits, rien ne va plus…

c58f5ffccc9b32ea9ec6bbab6cfe2de6.jpgC’est officiel ! Jean-Marie Kutner, vient d’obtenir l’investiture de l’UMP national pour les prochaines élections municipales Schilickoises. En réalité, il défendra les couleurs de la gauche moderne de Jean-Marie Bockel. Finalement, la personne qui désirait le plus l’investiture, le principal artisan de cette décision est bien André Schneider, le député de la circonscription.
Cette décision fera couler beaucoup d’encre, fait beaucoup de déçus et occasionnera peut-être des dissidences voire des ralliements à des personnes de gauche, et peut-être même au candidat PS. D’éventuels ralliements ou alliances démontreront, au niveau national comme local, que le Parti Socialiste sait lui aussi faire l’ouverture. Ca promet 4 prochains mois agités et pas qu’à Schiltigheim…
Nous pourrions aujourd’hui faire une diatribe sur André Schneider, expliquer ses réelles motivations et son calcul politique, appeler à son exclusion de l’UMP comme un militant UMP a déjà pu le faire ici même , tourner en dérision son travail et ses décisions comme nous l’avons déjà fait par le passé mais nous préférons laisser l’Histoire se dérouler et trancher. 2012 sera certainement l’année du grand jugement…

Ce choix me fait davantage réfléchir sur le sens de l’ouverture et sur les valeurs que défend l’UMP. J’ai été et je reste favorable à l’ouverture au niveau national mais uniquement au sein du gouvernement car je considère que la consanguinité n’est pas forcément quelque chose de sain. Pour autant, elle doit rester limitée tout en permettant l’application du programme défendu par le Président de la République durant sa campagne. Si c’est pour revenir sur des engagements électoraux, l’ouverture n’a pas sa place. Le Général de Gaulle la pratiquait déjà en son temps car le système des partis ne lui convenait pas. « Avec le régime des partis, Chaque ministre ne songe qu’aux intérêts de son parti et jamais, jamais, à celui de la France » disait-il. Comment ne pas partager cette analyse ?

Au niveau local, je reste partagé. La construction d’une bibliothèque ou d’une cantine, la rénovation d’une école, d’une place ou d’une rue, ne sont ni de gauche, ni de droite. Elles demandent uniquement du bon sens, de réelles qualités de dialogue et une maîtrise des dossiers. L’idéologie politique rentre peu en compte dans l’administration d’une Ville et de nombreux maires pratiquent l’ouverture depuis longtemps déjà pour additionner les compétences.
En 2001, Strasbourg avait elle aussi donné l’exemple. Fabienne Keller est Centriste, Robert Grossmann Gaulliste, Hugues Geiger Ecologiste, Catherine Zuber a une fibre sociale importante et Jean-Claude Bader est issue de la société civile comme sa collègue Djemila Azrou. Depuis 2001, l’UMP a été créée et regroupe dans une même famille politique, les libéraux, les centristes et les gaullistes. Cela rend-il Fabienne Keller moins centristes qu’avant et Robert Grossmann moins Gaulliste. Je ne le crois pas. Le fait qu’Hugues Geiger et Djemila Azrou aient travailler pendant plus de 6 années en compagnie d’UMP les rend-il moins compétents qu’avant ? Ont-ils perdu leurs connaissances, leurs expériences en exerçant des responsabilités pendant 6 ans ? Ca aussi, je ne le crois pas. En résumé, en terme d’ouverture Strasbourg a été et reste exemplaire !

Le sport national que pratiquent actuellement les candidats UMP pour avoir son représentant du nouveau centre, son représentant de la gauche moderne, son représentant du Modem, son représentant de l’ancienne UDF, son représentant du PS, … me fait penser que le régime des partis effectue actuellement son grand retour. On ne recrute plus sur la compétence mais sur l’étiquette pour faire plaisir aux communicants. Mais communiquer permet-il de donner du sens à une action ?
Au sein même de l’UMP, le copinage a remplacé les convictions, l’engagement politique, le travail pour l’intérêt général, … Des élus exercent leur mandat dans le seul but de le conserver, en pensant, dès le soir de leur élection, à tout faire pour gagner la suivante, oubliant au passage les engagements pris durant la campagne. Ce petit jeu va jusqu’à écarter des éventuels rivaux qui pourraient faire leur apparition dans leur propre famille afin de faire comme Duracel, durer plus longtemps. Cela va aussi jusqu’à empêcher la nécessaire réforme du pays pour ne pas fâcher d’éventuels électeurs. Est-ce une attitude saine pour la France ?

L’ouverture politique au plan local, non pas par conviction mais par intérêt électoral, pose aussi la question de l’idéologie. Qu’est-ce qui différencie l’UMP, du PS ? Quelles sont ses valeurs ? L’ouverture à tout va ne risque-t-elle pas à terme de susciter la confusion auprès de l’électorat après avoir généré ralliements et désertions en interne ? Et si l’électeur n’arrive plus à faire la différence entre PS et UMP ne risque-t-il pas de se retourner vers l’extrême gauche ou l’extrême droite pour tenter une véritable alternance ? Pour les élections locales le risque est moins important mais au plan national le danger est bien réel. La décrue de cette année n'aurait alors été que temporaire.
En l’espèce, la situation de Schiltigheim est intéressante à analyser. Un parti national est allé contre l’avis de ses militants locaux, contre l’avis d’élus locaux pour pouvoir communiquer sur l’ouverture et faire en même temps plaisir à l’un des ses députés qui rapporte 75 000 euros par année au parti, faut-il le rappeler ? La pari est risqué car si défaite il y a, le retour de balancier sera sévère. Pire, si un mouvement de la droite vers la gauche s’opère du coté des candidats à la candidature malheureux, l’ouverture ne sera plus l’apanage des seuls UMP et perdra donc automatiquement de son intérêt tout en faisant passer au second plan, idéologie et convictions favorisant du même coup les extrêmes.

Pour terminer, je reviens sur la situation Schilickoise pour inviter les malheureux UMP à tout de même monter une liste regroupant convictions, efficacité et compétences car après tout les convictions ne se résument pas à une étiquette et puis surtout, à Schiltigheim, les partis n’ont jamais été victorieux…

PS : Au sujet de l’ouverture, le Général de Gaulle disait : Pour eux (les Gaullistes de droite) la gauche gaulliste sera toujours la merde de l’andouillette : Il en faut pour donner du goût, mais lorsqu’il y en a plus qu’un zeste, ça fait vomir …Voilà ce à quoi me fait penser le débat actuel de l’ouverture mais à l’époque nous connaissions les convictions du Général et de ses partisans ce qui rendait l’ouverture possible. Aujourd’hui quelles sont-elles ?

lundi, 12 novembre 2007

Et un cadeau électoral, un !

06e1508d37da715624961886274c14e4.gifA l’heure où le gouvernement s’est engagé dans une réforme des régimes spéciaux des retraites avec pour objectif, l’égalité entre tous les salariés issus du privé comme du public, des idées farfelues pour ne pas dire démagos surgissent encore ici et là.

Après Chantal Cutajar qui souhaite récompenser les étudiants dans leur notation pour leurs engagements associatifs, voici venu André Schneider qui souhaite octroyer des points de retraite aux bénévoles ayant exercé des responsabilités. On croit rêver ! Moi qui pensais qu’une action bénévole était naturellement gratuite.
Je prends illico presto mon petit Robert et je découvre la définition suivante du Bénévole : « se dit de quelqu’un qui fait quelque chose sans y être obligé sans en tirer profit : un animateur bénévole / se dit de quelque chose qui est fait sans obligation à titre gracieux : une aide bénévole. » Ma première réaction était donc la bonne !

Alors voilà, le gouvernement essaye d’assainir les finances Françaises, de sauver notre régime des retraites et de son coté, André Schneider profite de l’arrivée d’un petit nouveau pour essayer de faire passer une nouvelle exception. En effet, si on octroie des points de retraite aux bénévoles cela signifie que les associations ne verseront aucune cotisation et que, de leur coté, les personnes concernées partiront à la retraite plus tôt ou toucheront plus sans cotiser autant que les autres. Alors, qui payera ce nouveau privilège ?
C’est facile de vouloir faire des cadeaux électoraux ! C’est à la portée de n’importe qui d’opter pour la facilité ! Mais ce que l’on attend de nos élus, c’est qu’ils soient responsables ! C’est qu’ils fassent passer l’intérêt général avant l’intérêt électoral surtout lorsqu’ils se revendiquent Gaullistes ! C’est qu’ils ne fassent pas un grand pas en avant lorsque nous sommes aux bords du gouffre !

Oui, il y a de moins en moins de bénévoles ! Oui, les Français ont perdu le goût de l’acte gratuit ! Mais faut-il pour autant commencer à récompenser financièrement l’engagement associatif ? Je sais que cela se fait déjà dans le sport amateur où même dans les plus petites divisions on paye et on achète des joueurs. Mais au lieu de cautionner ce système ne vaudrait-il mieux pas l’assainir ?