lundi, 09 avril 2007
Le vrai François Bayrou, un aparatchique !
François Bayrou veut faire "exploser le système" qui sévit depuis plus de 25 ans. Il veut faire une révolution douce que lui seul pourrait mener. Il faut dire qu’il est un homme neuf… Jugez en par vous-même!
En 1979 à l’age de 28 ans, il est nommé chargé de mission au sein du cabinet du ministère de l’agriculture de Pierre Méhaignerie ministre dans le gouvernement de Raymond Barre. Valéry Giscard d’Estaing était alors Président.
En 1981, après la victoire de la gauche mitterrandienne, il se réfugie au Sénat où il est nommé chargé de mission auprès d’Alain Poher, alors Président de cette assemblée.
En 1983, il profite des élections municipales et cantonales pour devenir conseiller général des Pyrénées-Atlantiques (il l’est toujours) et membre du conseil municipal de Pau, où il restera jusqu’en 1993.
En 1984, il quitte Alain Poher pour devenir conseiller de Pierre Pflimlin alors Président du parlement européen.
En 1986, il profite de ses relations pour être élu député UDF des Pyrénées-Atlantiques. Lors de ce scrutin le député Alsacien, Marc Reymann, fera également son entrée au Palais Bourbon. Au mois de juin prochain, il ne sera plus candidat après 5 mandats et 21 années passées à siéger à l’Assemblée Nationale…
En 1992, il est élu Président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques tout en conservant son siège de parlementaire puis en étant ministre.
En 1993, François Bayrou est nommé ministre de l’Education Nationale dans le gouvernement Balladur, poste qu’il conservera après l’élection de Jacques Chirac jusqu’en 1997.
En 1999, il quitte l’Assemblée Nationale pour devenir député Européen.
En 2002, après avoir été candidat à l’élection présidentielle il est de nouveau élu député des Pyrénées-Atlantiques et abandonne son mandat de député Européen qu’il avait pourtant obtenu 3 ans plus tôt et promis d’exercer pleinement jusqu’à son terme. Je rappelle qu’il est un Européen convaincu… Qu’est-ce que cela aurait donné s’il ne l’avait pas été…
En 2004, lors des élections Régionales et Cantonales, il fait alliance avec l’UMP... avant de voter une motion de censure
En 2007, l’homme neuf est candidat pour la seconde fois aux élections Présidentielles…
François Bayrou a donc passé 7 années à conseiller de grands élus nationaux avant d’être depuis 21 ans député ou ministre. Comment quelqu’un qui est l’incarnation du système, le fruit du système, qui gravite dans les hautes sphères du pouvoir depuis 28 ans, peut-il nous dire aujourd’hui qu’il est le seul à pouvoir réformer la France? Il n’a pas su le faire en étant aux manettes depuis presque 30 ans alors pourquoi y arriverait-il demain ?
Il est en 2007 opposé au cumul des mandats alors que LUI a cumulé les mandats de député, de conseiller municipal, de président de Conseil Général et la fonction de ministre. Ses actes ne me semblent pas très cohérents avec ses propos du moment. De même, il veut supprimer l’ENA qui est d’après lui la cause de tous nos maux. En parallèle, il se glorifie du soutien des réseaux Spartacus et des Gracques, groupes de hauts fonctionnaires (Enarques!) socialistes. Bravo le changement ! Avec François Bayrou, on prend les mêmes et on recommence ! Il ne manquerait plus qu’il soit soutenu par les collaborateurs de Jacques Chirac…
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dimanche, 01 avril 2007
Poisson d'Avril !
Chaque premier avril, la tentation est grande de céder à la facilité est de faire une blague à deux sous. Ici, on ne mange pas de ce pain là et on parle de choses sérieuses Messieurs Dames ! Aujourd’hui, j’ai donc choisi d’évoquer les blogs de 3 candidats atypiques aux prochaines élections législatives.
Commençons par Jean Luc Schaffhauser (le Brad Pitt Local...) qui après s’être affiché dans tout Strasbourg sur des panneaux 4x3, colle mais colle, mais colle, mais colle partout dans Strasbourg et dans la CUS, y compris à Schiltigheim. Ce monsieur, ancien candidat à l’élection présidentielle de 1995, semble avoir de grands moyens financiers. En 1996 on apprenait déjà que son Mouvement "Réussir Strasbourg", ancêtre du tout jeune MRP (créé lui aussi par Schaff), n’affichait que 150 Francs (et oui à l’époque nous avions encore les Francs !) de cotisations d'adhérents, mais 103 000 Francs de dons de personnes physiques et 15 000 Francs de dons de personnes morales, dont 10 000 Francs de Marc Léon International une entreprise d'importation de voitures… Il semblerait qu’en 2007, sa quête aux généreux donateurs soit tout aussi fructueuse…
Outre le collage, l’ancien attaché parlementaire de feu de Marcel Rudloff, entretient également un blog (ici) fort passionnant… Nous y apprenons qu’il fut aussi collaborateur de Bernard Stasi et que le MRP incarne les valeurs de l’UMP et de l’UDF. Bayrou et Sarko devraient apprécier…
Ces derniers jours, nous entendons de nouveau parler de Martine Calderoli Lotz. Vous voyez qui je veux dire ? Mais si, celle qui est candidate quoiqu’il arrive à l’élection législative dans la première circonscription (comme Schaff d’ailleurs…) Elle s’intéresse à la jeunesse et à son avenir maintenant ! Les mauvaises langues diront encore qu’elle s’intéresse surtout au sien d’avenir… Ils sont vraiment tous méchants ! De vraies langues de vipères !
Elle s’intéresse donc aux jeunes, monte une pétition en leur faveur et organise même des réunions pour discuter de leurs problèmes. La première s’est tenue au FEC et la moyenne d’âge de l’assistance (très nombreuse parait-il… au moins 40 personnes…) fut effectivement très jeune… 70 ans de moyenne… Vive la jeunesse ! Des lecteurs m’ont précisé qu’il y avait plus de taupes du PS, de l’UMP et des Verts que de soutiens à Martine. Heureusement que la famille et les amis étaient tous là… Un vrai frémissement !
La candidate veut donc se mobiliser en faveurs des jeunes et intéresser les élus et les politiques qui ne se soucient pas de cette problématique selon elle. Adrien Zeller, Président du conseil Régional, appréciera les propos de sa vice-présidente justement en charge de la formation professionnelle. Voilà 10 ans qu’elle est élue et s’aperçoit enfin qu’elle n’a toujours rien fait malgré ses fonctions. Saluons cette prise de conscience tardive !
Je vous recommande de vous rendre sur son site (ici) pour découvrir par vous-même ses propositions. N’ayez pas peur en le découvrant ! Il ressemble étrangement à une publicité pour une assurance obsèques…
Je gardais bien évidemment le meilleur pour la fin avec l’ouverture du Blog (ici) de Pascale Jurdant Pfeiffer. Qu’il est beau ! Qu’il est passionnant ! Il y a plein d’infos plus intéressantes les unes que les autres… Ok, je déconne! Il n’a pas été réactualisé depuis le 8 juillet dernier…
J’en ai donc trouvé un second nettement plus fascinant que le premier (ici). On y apprend notamment qu’elle est une amie des bêtes… "J’élève aussi Ulla, Roméo, Achille et Zoé, mon chien et mes chats." écrit-elle. Vaste Programme ! Elle a aussi le courage d’énumérer tous ses mandats et toutes ses candidatures même si elle oublie de préciser, comme le relève fort justement un intervenant (ici), que tout a commencé grâce à son élection aux cotés de Fabienne Keller et Robert Grossmann… Je relève surtout qu’elle a condamné les propos antisémites tenus sur le blog de Chantal Cutajar (ici et toujours en ligne) par l’un de ses intervenants. "Il est évident que l'ensemble de l'UDF rejette radicalement tout propos raciste ou antisémite" déclare Pascale Jurdant à ce sujet. Visiblement, l’ensemble de l’UDF ne semble pas penser comme elle car autrement les cadres de ce parti auraient déjà agi !
Pour en revenir à son blog, le fond y demeure très pauvre. Rien sur son programme, rien sur ses idées mais tout sur ses ambitions. Ah si, elle lit du François Bayrou, le dernier Goncourt et François de Closet. Passionnent je vous dis !
Voilà, en ce premier avril, je ne vous ai fait aucun poisson, aucune blague… Il faut dire que ces trois politiques avaient déjà pris les devants !
PS : Sur son blog nous découvrons une photo plus récente de PJF. Comme Sarkozy, elle peut dire "J'ai changé"...
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jeudi, 22 mars 2007
"La tête comme une montgolfière"
Je vous invite à découvrir cet intéressant portrait paru dans Le Monde (édition du 21.03.07) du candidat socialo/centriste, François Bayrou, qui affirme depuis plusieurs semaines être le prochain Président de la République. On y apprend que le candidat trouve que son regard est profond, qu’il estime avoir un avantage sur ses concourants avec son physique qu’il juge ressemblant à celui de Tony Blair, qu’il se voit comme un "nouveau Mitterrand", qu’il menace des amis centristes de leur casser la gueule, …
Bref, c’est un vrai plaisir de lire cet article qui permet de constater que François Bayrou a bien "la tête comme une montgolfière"…
Bonne Lecture !
06:50 Publié dans Galerie des Portraits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
mercredi, 07 février 2007
Yves BUR
Yves Bur, le plus célèbre des parlementaires Alsaciens, est député de la 4ème circonscription du Bas-Rhin depuis 1995. Cette circonscription englobe 52 communes dont Lingolsheim, Illkirch, Entzheim, Eckbolsheim mais aussi de nombreuses communes du Kochersberg comme Pfettisheim ou Truchtersheim.
Yves Bur a été élu député en 1995 suite à la démission du député sortant et Maire d’Illkirch, André Durr, obligé de se retirer. Auparavant, après avoir été depuis 1983 conseiller municipal puis adjoint au maire de Lingolsheim, il est devenu conseiller général du Bas-Rhin en 1993 face au malheureux Henri Bretz alors suppléant du député Durr. Il abandonne son mandat de conseiller général en 2001, pour respecter la nouvelle loi limitant le cumul des mandats, et offre son siège à Jean-Claude Haller. En mars 1995, il devient Maire de Lingolsheim succédant ainsi à Bernard Bæhr qui a dirigé la ville durant 30 années. Il est brillamment réélu en 2001 face à la liste socialiste menée par Olivier Bitz, jeune militant du PS passé ensuite par le cabinet du maire de Mulhouse et aujourd’hui responsable de la section socialiste du canton 4 de Strasbourg (Orangerie). Devenu député en 1995, il est réélu au second tour en 1997 avec le soutien de 40 Maires de sa circonscription puis en 2002 dès le premier tour.
Cela fait donc 12 années qu’Yves Bur est aux manettes et on ne peut pas dire qu’il soit resté inactif. Outre une politique de grands travaux efficaces pour sa ville, il s’est entre autre mobilisé en faveur de la construction européenne, contre l’implantation de DHL à Entzheim, pour la sauvegarde du 1er Régiment de Génie à Illkirch, pour l’implantation d’un mur antibruit d'Ostwald, … Il s’est aussi impliqué dans l’épineux dossier du TGV mais ses opinions n’ont pas vraiment été suivies (ni écoutées d’ailleurs) par les grands élus de l’époque.
Depuis 2002 nous entendons encore plus parler de lui. Il a eu le courage de s’impliquer dans des dossiers épineux et pas forcément populaires le plus célèbre étant la loi anti-tabac qu’il a défendu alors que les sondages et ses amis l’invitaient à garder le silence. Même si je n’y suis pas très favorable (pourtant je ne suis pas fumeur), il faut reconnaitre qu’il s’est retrouvé à un moment seul contre tous avant que la situation n’évolue favorablement. Yves Bur est aussi à l’origine de la suppression des distributeurs automatiques dans les écoles pour lutter contre les pratiques de grignotage et l'obésité infantile ainsi qu’à l’augmentation de la taxation des alcopops pour lutter contre l'alcoolisme des jeunes adolescents. Il y a même une taxe sur les poids lourds qui porte son nom. Elle doit permettre de lutter contre le report sur les routes alsaciennes du trafic de poids lourds consécutif à la LKW-MAUT.
Depuis 2005, Yves Bur est Vice-président de l’Assemblée Nationale et sur le point d’accéder à la présidence, Jean-Louis Debré étant en partance pour le conseil Constitutionnel. Il est aussi président de l’UMP du Bas-Rhin depuis 2002.
En résumé, Yves Bur est considéré comme le meilleur député Bas-rhinois tout en étant un excellent élu local. A n’en pas douter, ses nombreux engagements seront récompensés lors des prochaines échéances électorales.
Je n’ai qu’un regret, son opposition au GCO qui doit passer dans sa circonscription. Même si l’heure est à la préservation de l’environnement, la construction de cette voie est importante pour Strasbourg, l’Alsace du Nord et les liaisons Nord-Sud. Elle permettra surtout de faire sauter les bouchons qui sévissent depuis Brumath et et qui génèrent une pollution importante.
Pour conclure, j’émets aussi le souhait qu’Yves Bur s’engage encore davantage (avec la force dont il a fait preuve dans sa lutte contre le tabac) en faveur de la réalisation de la seconde phase du TGV Est qui fera de Strasbourg et de l’Alsace le nœud Ferroviaire de l’Europe reliant l’Espagne et l’Angleterre à l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie. Cette seconde phase réduira encore d’avantage les nuisances subies par les riverains de l’aéroport d’Entzheim et diminuera sensiblement la pollution générée par les avions, le TGV ne fonctionnant pas au kérosène mais au nucléaire
13:05 Publié dans Galerie des Portraits | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
mardi, 09 janvier 2007
Robert Grossmann
Ne souhaitant pas me lancer dans la rédaction d’un portrait forcément incomplet, je vous invite à découvrir cet extrait audio d’un radioscopie datant du 5 décembre 1975 avec Jacques Chancel aux manettes.
Cet échange vaut mieux que toutes les littératures, non ?
01:45 Publié dans Galerie des Portraits | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
lundi, 11 décembre 2006
Jean Philippe Maurer
Conseiller Général de la Meinau depuis 1998, il a succédé à Daniel Hoeffel qui ne se représentait pas. Le maire d’Handschuheim avait vaincu André Bord en 1979 au terme d’une lutte épique. Quelques semaines plus tard, le Racing devenait champion de France de Football. L’année 79 ne fut donc pas totalement noire pour André Bord…
Ancien de Force Démocrate, Jean-Philippe Maurer a d’abord gagné la campagne interne au sein de l’UDF face à 4 autres candidats avant d’affronter au second tour de l’élection, Alain Kauff alors adjoint au Maire de Catherine Trautmann. Malgré une vague Rose nationale, il sort vainqueur de son duel avec 53.5% des suffrages. L’ancien chef du bureau des élections de la préfecture, fait donc son entrée au Conseil Général du Bas-Rhin avec la lourde tâche de succéder à Daniel Hoeffel qui en était le président. Dés lors, il se bat pour son quartier et ses habitants en devenant un adversaire féroce de la municipalité socialiste.
En 2001, il lui est légitimement proposé d’intégrer la liste municipale conduite par Fabienne Keller et Robert Grossmann. Ne croyant pas à la victoire ou souhaitant se préparer pour une autre échéance (cette dernière hypothèse est la plus vraisemblable) il accepte d’intégrer la liste mais uniquement en dernière position, de fait inéligible. Ne modérant pas ses efforts pour la victoire, il déclare qu’« il faut bouter les socialistes hors de Strasbourg ». Le 18 mars 2001, il voit donc l’union UDF/RPR/ écologistes indépendants remporter l’élection sans pour autant être élu.
En 2002, il décide d’être candidat aux élections législatives dans la seconde circonscription fief de Marc Reymann, député sortant et président de l’UDF dont Jean-Philippe Maurer est membre. La tension est lourde entre les deux hommes, décidés à en découdre. Il faut la médiation de Fabienne Keller pour éviter une division qui aurait pu être fatale. Finalement, Marc Reymann accepte de prendre l’engagement de se retirer lors du prochain scrutin au profit du conseiller général de la Meinau qui sera son suppléant puis son attaché parlementaire en signe de sa bonne foi. Ils sortent tous deux vainqueurs du duel les opposant à Roland Ries avec un score extrêmement serré qui justifie cette union pourtant si difficile à mettre en œuvre à l’origine. En fin d’année 2002, les deux élus quittent l’UDF pour rejoindre l’UMP dont Jean-Philippe Maurer prendra la tête dans la deuxième circonscription.
En 2004, Jean-Philippe Maurer est candidat à sa propre succession au conseil général. Cette fois, Alain Kauff n’est plus son adversaire socialiste. C’est Driss AJBALI qui défend les couleurs du PS. Cette année 2004, année du tsunami politique pour la droite Française, voit la gauche remporter 20 régions et de nombreux conseils généraux, suite à cette déferlante Rose. Jean-philippe Maurer, malgré ce contexte, remporte son élection avec 58.38% des voix, améliorant ainsi largement son score de 1998. A noter qu’il a dominé avec une aisance inattendue le débat organisé par les DNA opposant les candidats des différents cantons de la circonscription (Geneviève Werle, Pascale Jurdant, Philippe Bies et Driss Ajbali). Sa prestation fait dire à certains initiés qu’il sera vraiment difficile à affronter en 2007.
Depuis 1998, Jean-Philippe Maurer laboure l’ensemble de la circonscription n’hésitant pas, par exemple, à faire distribuer le texte de la Marseillaise pour les cérémonies du 14 juillet dernier. Il organise aussi de nombreuses conférences œcuméniques, des manifestations sportives ou environnementales et ne modère pas ses efforts pour mobiliser les nombreux militants UMP de sa circonscription. Il prend également des positions fortes comme pour le Simply Market ouvert au mois de septembre à la Meinau. Avec Pascal Mangin, l’adjoint du quartier, ils ont courageusement condamné les pratiques communautaires de ce magasin s’attirant les foudres de la gauche pourtant clairement raciste depuis quelques semaines (via notamment les mitterrandiens Frêche et Sevran !)
Toutefois, malgré le fait que sa candidature apparaisse comme naturelle, il est contesté par Pascale Jurdant Pfeiffer Six, elle aussi ancienne de Force Démocrate et proche de Daniel Hoeffel. Cette dernière a les mêmes ambitions que son collègue de la Meinau mais le talent en moins…
Le compromis obtenu de justesse en 2002 ne semble pas possible pour 2007 et nous risquons de voir les deux candidats s’affronter dans une primaire à haut risque pour la droite dans cette circonscription. Le soutien du député sortant à son suppléant, récemment investi par l’UMP national, ne semble pas total. Il semblerait vouloir lui faire payer le coup de chaleur de 2002…
Plus difficile pour lui, certains autres élus lui reprochent son manque de charisme et n’hésitent pas à le trouver mou ou passe-partout (c’est l’hôpital qui se moque de la charité !) Un soutien à Pascale Jurdant en cas d’union avec l’UDF après la présidentielle est même discrètement envisagé alors que ceux qui connaissent la circonscription sont persuadés qu’il est le seul à pouvoir l’emporter. A titre d’exemple, il a dernièrement participé à une soirée organisée à la Paroisse Sainte Madeleine à la Krutenau. Sa présence semblait naturelle aux fidèles qu’il connaît quasiment tous personnellement. Au fond, dans un coin, la candidate centriste était réduite à discuter avec les curés, ne connaissant aucun fidèle. Cette situation n’est pas exceptionnelle et se reproduit dans d’autres quartiers de la circonscription comme l’Esplanade, le Neudorf et bien évidemment la Meinau. Seul le Neuhof semble être une terre non défavorable à Pascale Jurdant même si le candidat UMP y a également de très bons réseaux.
Certes, il n’a pas l’éloquence et le charisme d’un Robert Grossmann mais Jean-Philippe Maurer semble être le meilleur candidat de droite capable de succéder à Marc Reymann. Sa notoriété lui confère une avance importante sur ses rivaux mais la division peut lui être fatale. Encore faut-il que tous les élus UMP le soutiennent sans modération et sans arrières-pensées…
"Bizarrement, je n’arrive pas à "balancer" dans cette note sur JPM. A vrai dire, il n’y a pas grand chose à lui reprocher hormis sa proximité passée avec Daniel Hoeffel mais qui refuserait un tel parrainage ? Il n’a pas de surnom - j’ai pourtant bien essayé de lui en trouver un – et pas de casserole. Il ne boit pas, ne fume pas, n’a pas de relations avec des péripatéticiennes alors qu’il est contre la prostitution (...), n’a pas un "grain", n’est pas hospitalisé pour des déprimes, ne pratique pas la démagogie, … Bref, il est une véritable catastrophe pour les journalistes et les chansonniers. Pour ces personnes, la victoire de Pascale Jurdant est souhaitable voire même indispensable !"
12:05 Publié dans Galerie des Portraits | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
dimanche, 29 octobre 2006
Marc REYMANN
Depuis 1986, il siège à l'Assemblée Nationale. Ils sont nombreux a avoir essayé de l'en déloger, Catherine Trautmann en 1988, Michel Schmitt en 1993, Jean-Claude Petitdemange en 1997 et Roland Ries en 2002. Tous ont fini par mordre la poussière !
Surnommé, Highlander, Survivor, l’Indestructible, mon amant de Saint Jean, l'Hélicoptère (mais pas pour les mêmes raisons que Chirac...), Marc Reymann est entré en politique en 1957 à l'âge de 20 ans. Il a adhéré au MRP de Pierre Pflimlin par admiration envers son aîné même si des mauvaises langues affirment que c'était davantage par ambition... En 1977, l'année de ses 40 ans, il accède enfin au conseil municipal de Strasbourg pour devenir Adjoint au Maire en 1983. En 1986, il devient député après la nomination d’Adrien Zeller au gouvernement Chirac comme secrétaire d'Etat en charge de la Sécurité Sociale. Pour figurer sur la liste, il avait auparavant éliminé son collègue, adjoint au Maire et conseiller général de l’Esplanade, Jean Marie Lorentz. Il paraît que certains RPR l’auraient aidé dans cette manœuvre…
En 1989, il conquiert un second mandat de parlementaire en devenant député Européen. Jusqu’en 1994, il cumulera les deux fonctions ainsi que les indemnités qui vont avec même s'il redevient simple conseiller municipal après la victoire de Catherine Trautmann en 1989. Opportuniste et toujours dans le sens du vent, il va jusqu’à approuver les déclarations du parti socialiste sur la limitation du cumul des mandats… Faites ce que je dis, pas ce que je fais…
En 1993, Marc Reymann devient président de l’UDF du Bas-Rhin jusqu’à son adhésion à l’UMP en 2002. C’était un président "charismatique " selon les militants centristes… il ne tranchait aucun conflit, ne voulait se fâcher avec personne et comme Ségolène aujourd’hui, disait que le choix des militants était son choix…
2002 aura été sa campagne la plus difficile. Il a d’abord dû affronter la concurrence déclarée de Jean-Philippe Maurer qui voulait être départagé dans une primaire. Pour obtenir l’union, il a consenti à prendre le conseiller général de la Meinau (soutenu dans sa démarche par Daniel Hoeffel, le André Bord de Droite - page 519 pour les connaisseurs…) comme suppléant et s’est engagé à lui céder la place pour 2007. Le nouveau "tandem " formé, ils sont alors partis en campagne avec pour adversaire Roland Ries. La tâche s’est cependant avérée plus difficile que prévue. Comme pour Robert Grossmann, l’augmentation "spontanée " des loyers de CUS Habitat a été pleinement utilisée par le candidat socialiste faisant perdre de nombreuses voix au Tandem de choc. Marc Reymann a finalement remporté son cinquième mandat avec un écart extrêmement serré malgré un Tsunami bleu au niveau National. Depuis, les deux compères se partagent un bureau "high-tech ", avenue Jean Jaurès ( il y a l’électricité, l’eau et le chauffage…).
Jean-Philippe Maurer a récemment été investi par l’UMP pour être, comme prévu en 2002, son candidat dans la 2ème circonscription. Pourtant il se murmure que le futur ancien député, ne joue pas pleinement le jeu. Il envisagerait de faire payer à son cadet la menace de 2002 en soutenant officieusement (comme Chirac en 1981…) Pascale Jurdant, la candidate UDF. L’élection promet d’être passionnante avec toutes ces divisions à droite comme à gauche !
Marc Reymann s’est également fait remarquer dernièrement pour son soutien à Martine Calderoli avec qui il conversait 2 à 3 fois par semaine depuis des mois avant de se rallier à la candidature de Frédérique Loutrel. En parallèle, il conversait chaque lundi avec Henri Bretz qui briguait la même fonction… Cela s’appelle faire le grand écart mais notre député est un coutumier du fait depuis 1957.
Carriériste, populiste, Marc Reymann a fort bien mené sa carrière malgré son manque d’investissement pour sa Ville et ses habitants. A l’Assemblée Nationale, il effectue son travail de parlementaire correctement mais sans zèle. La succession qui s'annonce sera disputée mais permettra peut-être d’avoir enfin un parlementaire Strasbourgeois qui ne pratique pas les bars parallèles ou le jogging au Jardin des deux Rives… mais les véritables salles de sport !
10:55 Publié dans Galerie des Portraits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : UMP, PS, Droite, Gauche, Strasbourg
jeudi, 19 octobre 2006
Pascale JURDANT PFEIFFER
Pascale Jurdant Pfeiffer est adjointe au Maire et Conseillère Générale en charge du Neuhof .
Surnommée, places, places (place au pluriel, évidemment !) par ses amis mais aussi ; Candidate, l’Aspirante, Calimero (d’après elle, personne ne l’aime…), la Maire Lachaise, Martine (en hommage à son homologue de l’UMP, Martine Calderoli), elle est la fille de Joseph Pfeiffer élu premier conseiller général du Neuhof en 1973. Il a été battu en 1979 par Alphonse Beck qui restera conseiller général du quartier jusqu’en 1998 et sa défaite contre Jean-Claude Petitdemange.
Un début de parcours prometteur.
En 1980, Pascale Jurdant intègre le cabinet de Daniel Hoeffel alors Président du Conseil Général du Bas-Rhin et ministre des transports. En 1998, après l’élection de Philippe Richert comme Président, elle abandonne le cabinet pour devenir chargé de communication à la bibliothèque départementale, basée à Truchtersheim.
En 2001, Fabienne Keller propose à cette militante de l’UDF, d’intégrer la liste RPR/UDF des prochaines municipales. Avec la victoire du nouveau Tandem Strasbourgeois, Pascale Jurdant devient adjointe au Maire en charge de son quartier de naissance, le Neuhof. Sa présence sur le terrain et son contact facile avec les habitants lui permettent de prendre rapidement ses marques dans le vieux Neuhof. En revanche, elle éprouve des difficultés à s’implanter dans la cité.
En 2004, sous l’étiquette UDF, elle souhaite affronter aux cantonales, le conseiller général sortant, Jean-Claude Petitdemange. L’UMP la soutient dans sa démarche en lui donnant l’investiture malgré la division provoquée par l’UDF dans d’autres Cantons. La gauche part divisée puisque le PS profite de l’occasion pour régler ses comptes avec Jean-Claude Petidemange en présentant Pierre Henninger contre lui. Une fois encore la division leur sera fatale et Pascale Jurdant n’aura plus qu’à battre le candidat FN au second tour. Après cette victoire, elle déclarera, façon Ségolène royale, « Les stars, ce sont les électeurs »… démagogie quand tu nous tiens…
Pascale Jurdant veut devenir parlementaire !
A peine élue, elle voit déjà plus loin et songe à devenir parlementaire. Elle profite des élections européennes du mois de juin 2004 pour se présenter en 3ème position sur la liste UDF. Elle oublie malencontreusement d’informer ses patrons de sa démarche alors qu’elle leur doit la victoire du mois de mars… Cette « étourderie » n’augure rien de bon pour l’avenir…
Effectivement, lors des sénatoriales de septembre 2004 (quelle année pour Calimero !), l’ambitieuse Pascale Jurdant refait parler d’elle. Cette fois, elle souhaite être Sénatrice du Bas-Rhin sur la liste UDF alors que son Maire, à qui elle doit beaucoup… est candidate sur la liste UMP conduite par Philippe Richert. Rares auraient été les personnes à avoir l’audace de vouloir se présenter contre leurs patrons. Pascale Jurdant le fait mais est-ce de l’audace ou de l'entêtement?
Finalement, l’UDF lui rend service en l’écartant pour retenir une autre adjointe Strasbourgeoise, Chantal Cutajar. La liste conduite par Pierre Marmillod fera un bide et n’obtiendra aucun élu.
Plus fou encore !
En décembre, le conseil constitutionnel invalide l’élection Sénatoriale et organise un nouveau scrutin en février 2005. Alors que ses amis centristes ont été humiliés en septembre, la conseillère générale du Neuhof postule à nouveau pour figurer sur la liste. Cette fois c’est la bonne ! Elle est retenue en 4ème position, c’est dire qu’elle n’a vraiment aucune chance d’être élue… Mais Pascale Jurdant souhaite absolument se présenter contre son Maire et diviser les voix de l’équipe municipale. Malgré cette aide « colossale » la liste UDF de Pierre Marmillod est toujours ridicule. Quand ça ne veut pas, ça veut pas !
La défaite pas encore digérée, Pascale Jurdant, postule déjà à la candidature pour être députée de la 2ème circonscription. Marc Reymann, le député sortant, a annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2007. Son successeur naturel est Jean-Philippe Maurer, conseiller général de la Meinau mais Pascale Jurdant ne l’entend pas ainsi. Elle s’estime être la meilleure candidate possible. C’est son père qui lui a dit : « tu es la meilleure ma fifille ! »... Depuis septembre 2005, elle se consacre donc pleinement à sa candidature. Pour preuve, elle est présente partout dans la circonscription y compris aux enterrements, d’où son surnom de Maire Lachaise… La hantise des personnes âgées qu’elle rencontre serait de boire un dernier verre avec elle…
En 2006, elle se marie en grande pompe avec Fredy Zix. Le mariage rassemble tout le gratin Strasbourgeois. Tous les élus locaux sont conviés, les grands élus régionaux aussi ainsi que les porte-parole des conseils de quartier et bien évidemment les journalistes locaux. C’était un mariage digne d’un député diront les mauvaises langues… Comment devons-nous à présent l’appeler ? Pascale Jurdant Pfeiffer Zix ? Pascale Jurdant ? Pascale Zix ? Pascale Pfeiffer Zix ? Nous le découvrirons durant la campagne…
En résumé, Pascale Jurdant est une bonne adjointe de quartier. Malheureusement ses ambitions et sa paranoïa la coupe de la réalité. A moins d’un an des municipales, elle va vraisemblablement faire perdre la droite dans cette circonscription au profit de Philippe Bies. Seule une illumination pourrait sauver l’Union. Une apparition de Saint François Bayrou peut-être…
17:15 Publié dans Galerie des Portraits | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
mercredi, 18 octobre 2006
André SCHNEIDER
André Schneider est député de la troisième circonscription du Bas-Rhin depuis 1997.
Il est surnommé par ses compagnons, Dédé l’Embrouille, Paranoïaque system, Un caleçon ( pour la chanson d’Enrico « un caleçon jolies les filles de mon pays»…)
En 1968, après les évènements, il adhère à l'Union des Jeunes pour le Progrès (UJP), créée par Robert Grossmann. En 1971, il est élu au conseil municipal d’Hoenheim qu’il ne quittera plus. En 1972, il entre à l'UDR, qui deviendra le RPR en 1976. En 1977, il est élu adjoint au Maire d’Hoenheim tout en poursuivant sa carrière d’enseignant qui le mènera en 1990 à la tête de collège du Stockfeld, au Neuhof comme proviseur.
1995, marque l’année du vrai changement puisqu’il devient enfin Maire d’Hoenheim après 24 années de présence au conseil municipale. Le 4 octobre 1996, il est nommé secrétaire départemental du RPR 67 succédant ainsi à Joseph Ostermann en place depuis 1986… Les prochaines échéances ne devant normalement intervenir qu’en 1998… aucun leader ne voulait prendre cette fonction. Ne dérangeant personne, le nom d’André Schneider a alors été retenu. Willy Scheuer ancien président du Racing, proche d’André Bord et Sponsor du RPR, soutiendra activement sa nomination.
Le Président de la République, Jacques Chirac en décide autrement.
Frappé par une intuition désormais mémorable, Jacques Chirac décide de dissoudre l’Assemblée Nationale en 1997... A droite, tout le monde s’attend à une marée rose. Ils ne sont pas nombreux à vouloir s’engager dans la bataille surtout pour la 3ème circonscription Strasbourgeoise. Elle est détenue par Alfred Muller, Maire de Schiltigheim, vainqueur de Robert Grossmann en 1993 alors qu’il y avait une vague bleue. Il y a bien Anne Schumann (alors UDF) toujours intéressée par une élection, André Reichardt alors président du CESA, Jean-Louis Hoerlé adjoint au Maire de Bischheim ou Christian Fuchs alors conseiller général RPR d’Hautepierre - Cronenbourg … La défaite étant trop évidente, ils jettent tous l’éponge au bénéfice du nouveau secrétaire départemental du RPR qui devra rendre des comptes en cas d’échec… Il est à nouveau aidé et sponsorisé dans sa démarche par Willy Scheuer. Sentant une victoire possible notamment grâce à la division de la Gauche, les jeunes RPR 67 s’engagent à fond derrière André Schneider. Le soir du premier tour, les électeurs leur donnent raison en offrant un duel RPR / FN alors que le reste de la France est submergé par une vague rose. Bien qu’ayant recueillie plus de 50% des suffrages au premier tour, la gauche divisée est éliminée ! Le 1er juin 1997 André Schneider est élu Député devenant ainsi l’unique parlementaire de France à gagner une circonscription encrée à gauche. La victoire se fêtera sur les airs de Johnny Hallyday dont le député est fan…. « Che serai là si tu feux… » sera le tub de l’été avec « dans la vallée OH OH, de Dédé lala lala » Son parrain à l’Assemblée Nationale, Bernard Schreiner lui fait rapidement découvrir le palais bourbon et ses arcanes. Ils partageront à Paris la même secrétaire.
André Schneider aime les jeunes…
Au RPR 67, André Schneider sort renforcé par cette victoire et peut ainsi se consacrer aux échéances futures, les Régionales et les Cantonales de 1998. Aidé par son mentor Willy Scheuer, il fait nommer André Reichardt comme « coordonateur» de la liste Régionale RPR. Un objectif, le renouvellement… A cette fin, des cadres sont sacrifiés comme Jean Walline et des militants très actifs promus comme Justin Vogel et Martine Calderoli. Il faut dire qu’ils étaient adhérents du rassemblement depuis au moins 15 jours… Robert Grossmann échappera à ce nettoyage, sauvé par les jeunes mais surtout par ses contacts Parisiens. Cette manœuvre laissera des traces qui vont compliquer la gestion du mouvement.
Chez les jeunes qui l’ont pourtant aidé à gagner, il veut imposer une proche collaboratrice en charge d’Hoenheim info, Martine Altemaire. La greffe est automatiquement rejetée et le délégué en place, Fabien Bresson, conserve ses fonctions. Dés lors, la tension ne cesse de monter entre les jeunes compagnons qui ne veulent pas se laisser imposer cette limitante… et le nouveau "Boos" du département. Un soir de 1999 lors d’un dîner, des mots sont même échangés entre un jeune militant et Martine Altemaire. Cette dernière, déjà très procédurière à l’époque, se met sous la protection de son patron. Des représailles judiciaires sont également envisagées mais elles ne sont pas politiquement judicieuses… En septembre, lors des Universités d’été des jeunes RPR, inscrit dans les règles, le jeune félon est du voyage. La collaboratrice du député appelle alors son patron pour demander l’expulsion de ce compagnon. André Schneider contacte directement les instances nationales du RPR et menace de démissionner du mouvement si ce jeune n’est pas immédiatement renvoyé dans ses foyers. Contraint et forcé, il s’exécute et rentre dans son Alsace natale non s’en s’étonner par courrier auprès du président du RPR de l’époque, Nicolas Sarkozy, de ces nouvelles pratiques "démocratiques"... Ce dernier propose de recevoir ce jeune. Un rendez-vous est fixé mais annulé à la dernière minute suite à la démission du président du RPR... (cela s'appelle avoir la poisse...) Un contact téléphonique entre les deux conclue alors la question…
Quelques semaines plus tard, André Scheiner démissionne de son poste de secrétaire départemental pour officiellement assumer « plus efficacement ses fonctions de Député et de Maire de Hoenheim, et se mettre à la disposition de Jacques Chirac pour la prochaine campagne présidentielle ». En réalité, tous les élus sont remontés contre lui et l’affaire du jeune expulsé n’a rien arrangé.
André Schneider, un homme avec des convictions…
En 2001, André Schneider soutient sa collaboratrice pour qu’elle figure en bonne place sur la liste municipale Strasbourgeoise. Effectivement, la place est bonne. Elle irrite même Martine Calderoli qui estime mériter une position plus conforme à sa stature, c’est à dire avant cette jeune femme… Elle finira par renoncer à figurer sur la liste. En 2002, le Député Maire d’Hoenheim soutient Jacques Chirac pour sa réélection mais se brouille pour des raisons encore indéterminées avec sa dauphine (la justice n’ayant pas encore définitivement tranchée leur conflit, je ne peux développer davantage cette histoire pourtant amusante…).
Pour les législatives, il se réconcilie avec l’ancien responsable des jeunes qu’il voulait virer en 1999… La bataille est rude car il doit affronter Catherine Trautmann, ancien Maire de Strasbourg, ancien ministre, ancien député,… et son suppléant, Serge Oehler, nouveau conseiller général PS d’Hautepierre – Cronenbourg. Craignant une triangulaire fatale aux partis républicains, il annonce courageusement « Si je suis le moins bien placé, je jouerai la carte de la démocratie en me désistant sans état d'âme ». Il n’aura pas besoin de se sacrifier, les électeurs ayant choisi un duel républicain Trautmann / Schneider. Le soir du second tour, André Schneider conserve son siége contre l’ancien Maire de Strasbourg avec 58,33% des suffrages exprimés contre 41,67%.
En 2004, il soutient la candidature de Fabien Bresson aux cantonales de Schiltigheim. Certaines mauvaises langues disent qu’il a voulu faire un cadeau à Alfred Muller conseiller général sortant. A l’arrivée, c’est encore un André qui l’emporte… Il s’agit d’une femme, Andrée Munchenbach ! Soutenu par le Maire de Strasbourg, le président de la CUS et "surtout" son député, Fabien Bresson devient délégué UMP de la 3ème Circonscription.
André Schneider l'a annoncé, la prochaine élection législative sera sa dernière candidature mais il doit encore désigner sa suppléante. Voulant absolument éviter l’arrivée de Martine Calderoli qui réside dans sa circonscription, il lui suggère d’aller dans la 9ème. Les portes s’étant refermées, il l’encourage alors discrètement à briguer la 1ère avec la réussite que l’on sait… Il imagine ensuite qu’elle ferait une excellente suppléante du ministre alsacien… A l’arrivée, ses plans sans accros… vont peut-être le contraindre à recueillir cette SCF (sans circonscription fixe) dans sa circonscription, comme suppléante…
En résumé, André Schneider a un parcours politique atypique. Il a l’image d’un homme gentil et consensuel mais en réalité, dans l'intimité, ses anciens compagnons le trouvent parano… Il verrait des complots partout. L’année prochaine, il devrait être facilement réélu si le PS maintient la candidate annoncée… même s'il n'est pas à l'abri d'une triangulaire mortelle.
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dimanche, 15 octobre 2006
Armand JUNG: Episode I
Armand Jung doit sa carrière Nationale au Président de la République, Jacques Chirac. De 1993 à 1997, la 1ère circonscription Strasbourgeoise était détenue par Harry Lapp vainqueur d’un duel fratricide avec Emile Koehl, le député sortant. Cette élection, avait vu le premier adjoint au Maire de l’époque, Roland Ries, éliminé dès le premier tour. En 1997, en déclarant lors d’une allocution télévisée "au risque de vous surprendre, j’ai décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale " Jacques Chirac ne se doutait pas encore qu’il ferait le bonheur d’Armand Jung quelques semaines plus tard. Il faut dire qu’il n’a pas fait que le bonheur d’Armand cette année là…
Armand Jung, mosellan d’origine (je sais, mais il aurait également pu être Lorrain…) avait rejoint la capitale Alsacienne pour y poursuivre ses études supérieures au début des années 70. Embauché en 1975 à la mairie de Strasbourg par le Maire de l’époque, Pierre Pflimlin (Encore une erreur à son actif avec la Maison Rouge, les Halls, le patrimoine immobilier de la Krutenau, … mais chut ! Il ne faut pas le répéter car officiellement, à Strasbourg, Pflimlin n’a fait que des choses biens…), il a fait ses classes au Parti Socialiste et plus particulièrement au PSU de Michel Rocard passant de colleur d'affiches à distributeur de tracts, de secrétaire de section à secrétaire fédéral. En réalité, son activité préférée était et reste toujours la tenue des Stammtischs… En 1982, il devient papa, rien d’exceptionnelle me direz-vous mais cela le deviendra plus tard…vous verrez… En 1986, il devient conseiller Régional tout en demeurant au service de la communauté Urbaine de Strasbourg et de son nouveau Maire Marcel Rudloff. En 1988, il arrache le canton 9 (Koenigshoffen, Montagne-Verte, Elsau) détenu jusqu’alors par le député centriste de la circonscription Emile Koehl. Ce dernier avait eu la bonne idée de vouloir le léguer à son en fils avec un slogan de campagne qui a fait mouche " Wähla fer d'r Jung " et effectivement c’est d’r Jung qui a gagné… En 1989, il impose son épouse Martine (décidément, elles sont partout…) sur la liste Trautmann qui remportera les élections municipales au mois de mars. Elle devient par conséquent conseillère municipale puis, en 1995 adjointe au Maire en charge du quartier de…. son époux. C’est plus facile d’étouffer les problèmes en famille. Elle préside alors à la tribune les comités de quartier et son époux lui pose les questions dans la salle. La démocratie de proximité vient de voir le jour à Strasbourg mais à la sauce Trautmann !
Tout en conservant ses fonctions de conseiller Régional et Général, Armand Jung obtient du galon à la CUS puisqu’il rentre alors au service développement économique en étant plus particulièrement en charge des quartiers (je croyais les fonctionnaires apolitiques ? ? ?). Il aurait, déjà à cette époque, laissé un souvenir impérissable à sa secrétaire d’alors… Outre son activité Strasbourgeoise, il s’est également présenté et fait battre aux élections municipales de Lingolsheim en face d’une liste sur laquelle figurait un certain Yves Bur, il ne sera alors que conseiller municipal pour 6 années (décidément à Koenigshoffen, les élus actuels ont tous pris une veste à Lingolsheim !). Cette infidélité à la capitale Alsacienne doit rester la plus discrète possible. Elle n’est d’ailleurs pas mentionnée sur sa fiche signalétique du site de l’Assemblée…
En résumé, en 1995, ce fils de mineur est ; cadre à la CUS, Conseiller Régional PS, Conseiller Général PS et son épouse est Adjointe au Maire, conseillère municipale et conseillère communautaire. Sauf erreur de ma part, cela s’appelle le cumul des mandats par alliance… Cela ne va pas s’arranger par la suite…
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