mercredi, 22 octobre 2008

Vidéos : tout n'a pas été effacé, tout n'a pas été vu !

france malade.jpgVoilà, voilà. Les DNA, puisqu’il faut bien les citer, ont décidé de traité avec légèreté une information qui a été débattue lundi dernier en conseil municipal après une intervention d’une élue de l’opposition (vous la trouverez ici). Nous ne parlerons même pas du traitement réservé aux autres questions à l’ordre du jour de ce conseil, il n’y a qu’à ouvrir le chournal pour se faire une bonne opinion…
Au niveau national, en tout ca on en parle. Voici les articles qui évoquent la question
Reuters : http://fr.news.yahoo.com/4/20081021/tts-france-police-clip-ca02f96.html
Libération : http://www.liberation.fr/societe/0101163800-l-unsa-police-reclame-un-clip-de-fin-pour-des-rappeurs-strasbourgeois?xtor=RSS-450
RMC : http://www.rmc.fr/edito/info/62737/enquete-a-strasbourg-sur-un-clip-de-rap-visant-la-police/
La Croix : http://www.la-croix.com/afp.static/pages/081021095951.lfoz53ci.htm
Le journal du dimanche : http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/societe/200843/strasbourg-un-clip-injurieux-envers-la-police_158957.html
TF1 : http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,4131847,00-le-clip-de-rap-qui-met-en-rogne-les-policiers-.html
Yahoo sport : http://fr.sports.yahoo.com/21102008/79/une-star-de-la-ligue-2-interpellee.html
France 3 Alsace : http://alsace.france3.fr/info/47769208-fr.php (a noter que ces dernier ont tout de même réussi l’exploit de trouver LE commentaire négatif qui condamnait les rappeurs oubliant au passage les centaines d’autres commentaires qui applaudissaient le clip !)

Une nouvelle vidéo est à découvrir. Après la haine de la police, l’apologie de la violence, la phallocratie, l’homophobie nous découvrons aujourd’hui l’antiaméricanisme primaire mais surtout l’antisémitisme !

lundi, 09 avril 2007

Le vrai François Bayrou, un aparatchique !

François Bayrou veut faire "exploser le système" qui sévit depuis plus de 25 ans. Il veut faire une révolution douce que lui seul pourrait mener. Il faut dire qu’il est un homme neuf… Jugez en par vous-même!

medium_Bayrou_mehaignerie.jpgEn 1979 à l’age de 28 ans, il est nommé chargé de mission au sein du cabinet du ministère de l’agriculture de Pierre Méhaignerie ministre dans le gouvernement de Raymond Barre. Valéry Giscard d’Estaing était alors Président.
En 1981, après la victoire de la gauche mitterrandienne, il se réfugie au Sénat où il est nommé chargé de mission auprès d’Alain Poher, alors Président de cette assemblée.
En 1983, il profite des élections municipales et cantonales pour devenir conseiller général des Pyrénées-Atlantiques (il l’est toujours) et membre du conseil municipal de Pau, où il restera jusqu’en 1993.
En 1984, il quitte Alain Poher pour devenir conseiller de Pierre Pflimlin alors Président du parlement européen.
En 1986, il profite de ses relations pour être élu député UDF des Pyrénées-Atlantiques. Lors de ce scrutin le député Alsacien, Marc Reymann, fera également son entrée au Palais Bourbon. Au mois de juin prochain, il ne sera plus candidat après 5 mandats et 21 années passées à siéger à l’Assemblée Nationale…
En 1992, il est élu Président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques tout en conservant son siège de parlementaire puis en étant ministre.
En 1993, François Bayrou est nommé ministre de l’Education Nationale dans le gouvernement Balladur, poste qu’il conservera après l’élection de Jacques Chirac jusqu’en 1997.
En 1999, il quitte l’Assemblée Nationale pour devenir député Européen.
En 2002, après avoir été candidat à l’élection présidentielle il est de nouveau élu député des Pyrénées-Atlantiques et abandonne son mandat de député Européen qu’il avait pourtant obtenu 3 ans plus tôt et promis d’exercer pleinement jusqu’à son terme. Je rappelle qu’il est un Européen convaincu… Qu’est-ce que cela aurait donné s’il ne l’avait pas été…
En 2004, lors des élections Régionales et Cantonales, il fait alliance avec l’UMP... avant de voter une motion de censure
En 2007, l’homme neuf est candidat pour la seconde fois aux élections Présidentielles…

medium_bayrou_giscard_1989.jpgFrançois Bayrou a donc passé 7 années à conseiller de grands élus nationaux avant d’être depuis 21 ans député ou ministre. Comment quelqu’un qui est l’incarnation du système, le fruit du système, qui gravite dans les hautes sphères du pouvoir depuis 28 ans, peut-il nous dire aujourd’hui qu’il est le seul à pouvoir réformer la France? Il n’a pas su le faire en étant aux manettes depuis presque 30 ans alors pourquoi y arriverait-il demain ?
Il est en 2007 opposé au cumul des mandats alors que LUI a cumulé les mandats de député, de conseiller municipal, de président de Conseil Général et la fonction de ministre. Ses actes ne me semblent pas très cohérents avec ses propos du moment. De même, il veut supprimer l’ENA qui est d’après lui la cause de tous nos maux. En parallèle, il se glorifie du soutien des réseaux Spartacus et des Gracques, groupes de hauts fonctionnaires (Enarques!) socialistes. Bravo le changement ! Avec François Bayrou, on prend les mêmes et on recommence ! Il ne manquerait plus qu’il soit soutenu par les collaborateurs de Jacques Chirac…

dimanche, 01 avril 2007

Poisson d'Avril !

Chaque premier avril, la tentation est grande de céder à la facilité est de faire une blague à deux sous. Ici, on ne mange pas de ce pain là et on parle de choses sérieuses Messieurs Dames ! Aujourd’hui, j’ai donc choisi d’évoquer les blogs de 3 candidats atypiques aux prochaines élections législatives.

medium_schaffhauser.2.jpgCommençons par Jean Luc Schaffhauser (le Brad Pitt Local...) qui après s’être affiché dans tout Strasbourg sur des panneaux 4x3, colle mais colle, mais colle, mais colle partout dans Strasbourg et dans la CUS, y compris à Schiltigheim. Ce monsieur, ancien candidat à l’élection présidentielle de 1995, semble avoir de grands moyens financiers. En 1996 on apprenait déjà que son Mouvement "Réussir Strasbourg", ancêtre du tout jeune MRP (créé lui aussi par Schaff), n’affichait que 150 Francs (et oui à l’époque nous avions encore les Francs !) de cotisations d'adhérents, mais 103 000 Francs de dons de personnes physiques et 15 000 Francs de dons de personnes morales, dont 10 000 Francs de Marc Léon International une entreprise d'importation de voitures… Il semblerait qu’en 2007, sa quête aux généreux donateurs soit tout aussi fructueuse…
Outre le collage, l’ancien attaché parlementaire de feu de Marcel Rudloff, entretient également un blog (ici) fort passionnant…  Nous y apprenons qu’il fut aussi collaborateur de Bernard Stasi et que le MRP incarne les valeurs de l’UMP et de l’UDF. Bayrou et Sarko devraient apprécier…

medium_martine-calderoli-lotz.jpgCes derniers jours, nous entendons de nouveau parler de Martine Calderoli Lotz. Vous voyez qui je veux dire ? Mais si, celle qui est candidate quoiqu’il arrive à l’élection législative dans la première circonscription (comme Schaff d’ailleurs…) Elle s’intéresse à la jeunesse et à son avenir maintenant ! Les mauvaises langues diront encore qu’elle s’intéresse surtout au sien d’avenir… Ils sont vraiment tous méchants ! De vraies langues de vipères !
Elle s’intéresse donc aux jeunes, monte une pétition en leur faveur et organise même des réunions pour discuter de leurs problèmes. La première s’est tenue au FEC et la moyenne d’âge de l’assistance (très nombreuse parait-il… au moins 40 personnes…) fut effectivement très jeune… 70 ans de moyenne… Vive la jeunesse ! Des lecteurs m’ont précisé qu’il y avait plus de taupes du PS, de l’UMP et des Verts que de soutiens à Martine. Heureusement que la famille et les amis étaient tous là… Un vrai frémissement !
La candidate veut donc se mobiliser en faveurs des jeunes et intéresser les élus et les politiques qui ne se soucient pas de cette problématique selon elle. Adrien Zeller, Président du conseil Régional, appréciera les propos de sa vice-présidente justement en charge de la formation professionnelle. Voilà 10 ans qu’elle est élue et s’aperçoit enfin qu’elle n’a toujours rien fait malgré ses fonctions. Saluons cette prise de conscience tardive !
Je vous recommande de vous rendre sur son site (ici) pour découvrir par vous-même ses propositions. N’ayez pas peur en le découvrant ! Il ressemble étrangement à une publicité pour une assurance obsèques…

medium_jurdant.2.jpgJe gardais bien évidemment le meilleur pour la fin avec l’ouverture du Blog (ici) de Pascale Jurdant Pfeiffer. Qu’il est beau ! Qu’il est passionnant ! Il y a plein d’infos plus intéressantes les unes que les autres… Ok, je déconne! Il n’a pas été réactualisé depuis le 8 juillet dernier…
J’en ai donc trouvé un second nettement plus fascinant que le premier (ici). On y apprend notamment qu’elle est une amie des bêtes… "J’élève aussi Ulla, Roméo, Achille et Zoé, mon chien et mes chats." écrit-elle. Vaste Programme ! Elle a aussi le courage d’énumérer tous ses mandats et toutes ses candidatures même si elle oublie de préciser, comme le relève fort justement un intervenant (ici), que tout a commencé grâce à son élection aux cotés de Fabienne Keller et Robert Grossmann… Je relève surtout qu’elle a condamné les propos antisémites tenus sur le blog de Chantal Cutajar (ici et toujours en ligne) par l’un de ses intervenants. "Il est évident que l'ensemble de l'UDF rejette radicalement tout propos raciste ou antisémite" déclare Pascale Jurdant à ce sujet. Visiblement, l’ensemble de l’UDF ne semble pas penser comme elle car autrement les cadres de ce parti auraient déjà agi !
Pour en revenir à son blog, le fond y demeure très pauvre. Rien sur son programme, rien sur ses idées mais tout sur ses ambitions. Ah si, elle lit du François Bayrou, le dernier Goncourt et François de Closet. Passionnent je vous dis !

Voilà, en ce premier avril, je ne vous ai fait aucun poisson, aucune blague… Il faut dire que ces trois politiques avaient déjà pris les devants !

PS : Sur son blog nous découvrons une photo plus récente de PJF. Comme Sarkozy, elle peut dire "J'ai changé"...

jeudi, 22 mars 2007

"La tête comme une montgolfière"

medium_bayrou1.jpgJe vous invite à découvrir cet intéressant portrait paru dans Le Monde (édition du 21.03.07) du candidat socialo/centriste, François Bayrou, qui affirme depuis plusieurs semaines  être le prochain Président de la République. On y apprend que le candidat trouve que son regard est profond, qu’il estime avoir un avantage sur ses concourants avec son physique qu’il juge ressemblant à celui de Tony Blair, qu’il se voit comme un "nouveau Mitterrand", qu’il menace des amis centristes de leur casser la gueule, …
Bref, c’est un vrai plaisir de lire cet article qui permet de constater que François Bayrou a bien "la tête comme une montgolfière"…
Bonne Lecture !

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mercredi, 07 février 2007

Yves BUR

medium_bur.gifYves Bur, le plus célèbre des parlementaires Alsaciens,  est député de la 4ème circonscription du Bas-Rhin depuis 1995. Cette circonscription englobe 52 communes dont Lingolsheim, Illkirch, Entzheim, Eckbolsheim mais aussi de nombreuses communes du Kochersberg comme Pfettisheim ou Truchtersheim.

Yves Bur a été élu député en 1995 suite à la démission du député sortant et Maire d’Illkirch, André Durr, obligé de se retirer. Auparavant, après avoir été depuis 1983 conseiller municipal puis adjoint au maire de Lingolsheim, il est devenu conseiller général du Bas-Rhin en 1993 face au malheureux Henri Bretz alors suppléant du député Durr. Il abandonne son mandat de conseiller général en  2001, pour respecter la nouvelle loi limitant le cumul des mandats, et offre son siège à Jean-Claude Haller. En mars 1995, il devient Maire de Lingolsheim succédant ainsi à Bernard Bæhr qui a dirigé la ville durant 30 années. Il est brillamment réélu en 2001 face à la liste socialiste menée par Olivier Bitz, jeune militant du PS passé ensuite par le cabinet du maire de Mulhouse et aujourd’hui responsable de la section socialiste du canton 4 de Strasbourg (Orangerie).  Devenu député en 1995, il est réélu au second tour en 1997 avec le soutien de 40 Maires de sa circonscription  puis en 2002 dès le premier tour.

Cela fait donc 12 années qu’Yves Bur est aux manettes et on ne peut pas dire qu’il soit resté inactif. Outre une politique de grands travaux efficaces pour sa ville,  il s’est entre autre mobilisé en faveur de la construction européenne, contre l’implantation de DHL à Entzheim, pour la sauvegarde du 1er Régiment de Génie à Illkirch, pour l’implantation d’un mur antibruit d'Ostwald, … Il s’est aussi impliqué dans l’épineux dossier du TGV mais ses opinions n’ont pas vraiment été suivies (ni écoutées d’ailleurs) par les grands élus de l’époque.

medium_interdiction.jpgDepuis 2002 nous entendons encore plus parler de lui. Il a eu le courage de s’impliquer dans des dossiers épineux et pas forcément populaires le plus célèbre étant la loi anti-tabac qu’il a défendu alors que les sondages et ses amis  l’invitaient à garder le silence. Même si je n’y suis pas très favorable (pourtant je ne suis pas fumeur), il faut reconnaitre qu’il s’est retrouvé à un moment seul contre tous avant que la situation n’évolue favorablement. Yves Bur est aussi à l’origine de la suppression des distributeurs automatiques dans les écoles pour lutter contre les pratiques de grignotage et l'obésité infantile ainsi qu’à l’augmentation de la taxation des alcopops pour  lutter contre l'alcoolisme des jeunes adolescents. Il y a même une taxe sur les poids lourds qui porte son nom. Elle doit permettre de lutter contre le report sur les routes alsaciennes du trafic de poids lourds consécutif à la LKW-MAUT.

Depuis 2005, Yves Bur est Vice-président de l’Assemblée Nationale et sur le point d’accéder à la présidence, Jean-Louis Debré étant en partance pour le conseil Constitutionnel. Il est aussi président de l’UMP du Bas-Rhin depuis 2002.

En résumé, Yves Bur est considéré comme le meilleur député Bas-rhinois tout en étant un excellent élu local. A n’en pas douter, ses nombreux engagements seront récompensés lors des prochaines échéances électorales.
Je n’ai qu’un regret, son opposition au GCO qui doit passer dans sa circonscription. Même si l’heure est à la préservation de l’environnement, la construction de cette voie est importante pour Strasbourg, l’Alsace du Nord et les liaisons Nord-Sud. Elle permettra surtout de faire sauter les bouchons qui sévissent depuis Brumath et et qui génèrent une pollution importante.
medium_-tgv-est.2.jpgPour conclure, j’émets aussi le souhait qu’Yves Bur s’engage encore davantage (avec la force dont il a fait preuve dans sa lutte contre le tabac) en faveur de la réalisation de la seconde phase du TGV Est qui fera de Strasbourg et de l’Alsace le nœud Ferroviaire de l’Europe reliant l’Espagne et l’Angleterre à l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie. Cette seconde phase réduira encore d’avantage les nuisances subies par les riverains de l’aéroport d’Entzheim et diminuera sensiblement la pollution générée par les avions, le TGV ne fonctionnant pas au kérosène mais au nucléaire

mardi, 09 janvier 2007

Robert Grossmann

medium_Grossmann_Robert151.3.jpgJ’ai eu l’occasion de lire, d’entendre, certaines personnes se questionner sur la personnalité de Robert Grossmann. Qui est-il réellement ? Est-il de droite, de gauche, du centre ? A-t-il évolué avec l’expérience ?

Ne souhaitant pas me lancer dans la rédaction d’un portrait forcément incomplet, je vous invite à découvrir cet extrait audio d’un radioscopie datant du 5 décembre 1975 avec Jacques Chancel aux manettes.

Cet échange vaut mieux que toutes les littératures, non ?

lundi, 11 décembre 2006

Jean Philippe Maurer

medium_jpmaurer.jpg

Conseiller Général de la Meinau depuis 1998, il a succédé à Daniel Hoeffel qui ne se représentait pas. Le maire d’Handschuheim avait vaincu André Bord en 1979 au terme d’une lutte épique. Quelques semaines plus tard, le Racing devenait champion de France de Football. L’année 79 ne fut donc pas totalement noire pour André Bord…

Ancien de Force Démocrate, Jean-Philippe Maurer a d’abord gagné la campagne interne au sein de l’UDF face à 4 autres candidats avant d’affronter au second tour de l’élection, Alain Kauff alors adjoint au Maire de Catherine Trautmann. Malgré une vague Rose nationale, il sort vainqueur de son duel avec 53.5% des suffrages. L’ancien chef du bureau des élections de la préfecture, fait donc son entrée au Conseil Général du Bas-Rhin avec la lourde tâche de succéder à Daniel Hoeffel qui en était le président. Dés lors, il se bat pour son quartier et ses habitants en devenant un adversaire féroce de la municipalité socialiste.

En 2001, il lui est légitimement proposé d’intégrer la liste municipale conduite par Fabienne Keller et Robert Grossmann. Ne croyant pas à la victoire ou souhaitant se préparer pour une autre échéance (cette dernière hypothèse est la plus vraisemblable) il accepte d’intégrer la liste mais uniquement en dernière position, de fait inéligible. Ne modérant pas ses efforts pour la victoire, il déclare qu’« il faut bouter les socialistes hors de Strasbourg ». Le 18 mars 2001, il voit donc l’union UDF/RPR/ écologistes indépendants remporter l’élection sans pour autant être élu.

En 2002, il décide d’être candidat aux élections législatives dans la seconde circonscription fief de Marc Reymann, député sortant et président de l’UDF dont Jean-Philippe Maurer est membre. La tension est lourde entre les deux hommes, décidés à en découdre. Il faut la médiation de Fabienne Keller pour éviter une division qui aurait pu être fatale. Finalement, Marc Reymann accepte de prendre l’engagement de se retirer lors du prochain scrutin au profit du conseiller général de la Meinau qui sera son suppléant puis son attaché parlementaire en signe de sa bonne foi. Ils sortent tous deux vainqueurs du duel les opposant à Roland Ries avec un score extrêmement serré qui justifie cette union pourtant si difficile à mettre en œuvre à l’origine. En fin d’année 2002, les deux élus quittent l’UDF pour rejoindre l’UMP dont Jean-Philippe Maurer prendra la tête dans la deuxième circonscription.

En 2004, Jean-Philippe Maurer est candidat à sa propre succession au conseil général. Cette fois, Alain Kauff n’est plus son adversaire socialiste. C’est Driss AJBALI qui défend les couleurs du PS. Cette année 2004, année du tsunami politique pour la droite Française, voit la gauche remporter 20 régions et de nombreux conseils généraux, suite à cette déferlante Rose. Jean-philippe Maurer, malgré ce contexte, remporte son élection avec 58.38% des voix, améliorant ainsi largement son score de 1998. A noter qu’il a dominé avec une aisance inattendue le débat organisé par les DNA opposant les candidats des différents cantons de la circonscription (Geneviève Werle, Pascale Jurdant, Philippe Bies et Driss Ajbali). Sa prestation fait dire à certains initiés qu’il sera vraiment difficile à affronter en 2007.

Depuis 1998, Jean-Philippe Maurer laboure l’ensemble de la circonscription n’hésitant pas, par exemple, à faire distribuer le texte de la Marseillaise pour les cérémonies du 14 juillet dernier. Il organise aussi de nombreuses conférences œcuméniques, des manifestations sportives ou environnementales et ne modère pas ses efforts pour mobiliser les nombreux militants UMP de sa circonscription. Il prend également des positions fortes comme pour le Simply Market ouvert au mois de septembre à la Meinau. Avec Pascal Mangin, l’adjoint du quartier, ils ont courageusement condamné les pratiques communautaires de ce magasin s’attirant les foudres de la gauche pourtant clairement raciste depuis quelques semaines (via notamment les mitterrandiens Frêche et Sevran !)

Toutefois, malgré le fait que sa candidature apparaisse comme naturelle, il est contesté par Pascale Jurdant Pfeiffer Six, elle aussi ancienne de Force Démocrate et proche de Daniel Hoeffel. Cette dernière a les mêmes ambitions que son collègue de la Meinau mais le talent en moins…

Le compromis obtenu de justesse en 2002 ne semble pas possible pour 2007 et nous risquons de voir les deux candidats s’affronter dans une primaire à haut risque pour la droite dans cette circonscription. Le soutien du député sortant à son suppléant, récemment investi par l’UMP national, ne semble pas total. Il semblerait vouloir lui faire payer le coup de chaleur de 2002…

Plus difficile pour lui, certains autres élus lui reprochent son manque de charisme et n’hésitent pas à le trouver mou ou passe-partout (c’est l’hôpital qui se moque de la charité !) Un soutien à Pascale Jurdant en cas d’union avec l’UDF après la présidentielle est même discrètement envisagé alors que ceux qui connaissent la circonscription sont persuadés qu’il est le seul à pouvoir l’emporter. A titre d’exemple, il a dernièrement participé à une soirée organisée à la Paroisse Sainte Madeleine à la Krutenau. Sa présence semblait naturelle aux fidèles qu’il connaît quasiment tous personnellement. Au fond, dans un coin, la candidate centriste était réduite à discuter avec les curés, ne connaissant aucun fidèle. Cette situation n’est pas exceptionnelle et se reproduit dans d’autres quartiers de la circonscription comme l’Esplanade, le Neudorf et bien évidemment la Meinau. Seul le Neuhof semble être une terre non défavorable à Pascale Jurdant même si le candidat UMP y a également de très bons réseaux.

Certes, il n’a pas l’éloquence et le charisme d’un Robert Grossmann mais Jean-Philippe Maurer semble être le meilleur candidat de droite capable de succéder à Marc Reymann. Sa notoriété lui confère une avance importante sur ses rivaux mais la division peut lui être fatale. Encore faut-il que tous les élus UMP le soutiennent sans modération et sans arrières-pensées…

"Bizarrement, je n’arrive pas à "balancer" dans cette note sur JPM. A vrai dire, il n’y a pas grand chose à lui reprocher hormis sa proximité passée avec Daniel Hoeffel mais qui refuserait un tel parrainage ? Il n’a pas de surnom - j’ai pourtant bien essayé de lui en trouver un – et pas de casserole. Il ne boit pas, ne fume pas, n’a pas de relations avec des péripatéticiennes alors qu’il est contre la prostitution (...), n’a pas un "grain", n’est pas hospitalisé pour des déprimes, ne pratique pas la démagogie, … Bref, il est une véritable catastrophe pour les journalistes et les chansonniers. Pour ces personnes, la victoire de Pascale Jurdant est souhaitable voire même indispensable !"

dimanche, 15 octobre 2006

Armand JUNG: Episode I

medium_jung1.jpgArmand Jung doit sa carrière Nationale au Président de la République, Jacques Chirac. De 1993 à 1997, la 1ère circonscription Strasbourgeoise était détenue par Harry Lapp vainqueur d’un duel fratricide avec Emile Koehl, le député sortant. Cette élection, avait vu le premier adjoint au Maire de l’époque, Roland Ries, éliminé dès le premier tour. En 1997, en déclarant lors d’une allocution télévisée "au risque de vous surprendre, j’ai décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale " Jacques Chirac ne se doutait pas encore qu’il ferait le bonheur d’Armand Jung quelques semaines plus tard. Il faut dire qu’il n’a pas fait que le bonheur d’Armand cette année là…

 

Armand Jung, mosellan d’origine (je sais, mais il aurait également pu être Lorrain…) avait rejoint la capitale Alsacienne pour y poursuivre ses études supérieures au début des années 70. Embauché en 1975 à la mairie de Strasbourg par le Maire de l’époque, Pierre Pflimlin (Encore une erreur à son actif avec la Maison Rouge, les Halls, le patrimoine immobilier de la Krutenau, … mais chut ! Il ne faut pas le répéter car officiellement, à Strasbourg, Pflimlin n’a fait que des choses biens…), il a fait ses classes au Parti Socialiste et plus particulièrement au PSU de Michel Rocard passant de colleur d'affiches à distributeur de tracts, de secrétaire de section à secrétaire fédéral. En réalité, son activité préférée était et reste toujours la tenue des Stammtischs… En 1982, il devient papa, rien d’exceptionnelle me direz-vous mais cela le deviendra plus tard…vous verrez… En 1986, il devient conseiller Régional tout en demeurant au service de la communauté Urbaine de Strasbourg et de son nouveau Maire Marcel Rudloff. En 1988, il arrache le canton 9 (Koenigshoffen, Montagne-Verte, Elsau) détenu jusqu’alors par le député centriste de la circonscription Emile Koehl. Ce dernier avait eu la bonne idée de vouloir le léguer à son en fils avec un slogan de campagne qui a fait mouche " Wähla fer d'r Jung " et effectivement c’est d’r Jung qui a gagné… En 1989, il impose son épouse Martine (décidément, elles sont partout…) sur la liste Trautmann qui remportera les élections municipales au mois de mars. Elle devient par conséquent conseillère municipale puis, en 1995 adjointe au Maire en charge du quartier de…. son époux. C’est plus facile d’étouffer les problèmes en famille. Elle préside alors à la tribune les comités de quartier et son époux lui pose les questions dans la salle. La démocratie de proximité vient de voir le jour à Strasbourg mais à la sauce Trautmann !

Tout en conservant ses fonctions de conseiller Régional et Général, Armand Jung obtient du galon à la CUS puisqu’il rentre alors au service développement économique en étant plus particulièrement en charge des quartiers (je croyais les fonctionnaires apolitiques ? ? ?). Il aurait, déjà à cette époque, laissé un souvenir impérissable à sa secrétaire d’alors… Outre son activité Strasbourgeoise, il s’est également présenté et fait battre aux élections municipales de Lingolsheim en face d’une liste sur laquelle figurait un certain Yves Bur, il ne sera alors que conseiller municipal pour 6 années (décidément à Koenigshoffen, les élus actuels ont tous pris une veste à Lingolsheim !). Cette infidélité à la capitale Alsacienne doit rester la plus discrète possible. Elle n’est d’ailleurs pas mentionnée sur sa fiche signalétique du site de l’Assemblée…

En résumé, en 1995, ce fils de mineur est ; cadre à la CUS, Conseiller Régional PS, Conseiller Général PS et son épouse est Adjointe au Maire, conseillère municipale et conseillère communautaire. Sauf erreur de ma part, cela s’appelle le cumul des mandats par alliance… Cela ne va pas s’arranger par la suite…

samedi, 14 octobre 2006

Armand JUNG : Episode II

medium_jung1.2.jpgEn 1997, après la bière des Stammtischs, Armand Jung se met au Bourbon, le palais Bourbon. En effet Catherine Trautmann, encore Maire de Strasbourg à cette époque, a profité de la dissolution présidentielle de l’Assemblée pour battre Harry Lapp le député sortant, de 99 voix. La gauche ayant remporté les élections législatives, elle rentre au gouvernement comme ministre de l’aigri-culture… laissant son siège de député à son suppléant, Armand Jung qui est contraint de renoncer au conseil Régional. Il se met également en disponibilité de ses fonctions professionnelles à la CUS.

A Paris, il prend rapidement de la bouteille et devient alors le parlementaire alsacien le plus actif sur les sièges de l’Assemblée. Armand Jung s’est plus particulièrement investi pour la défense du Vélo et pour la sécurité routière. Il prône également un renforcement de la loi Evin. Drôle de paradoxe ! C’est le nom de l’auteur qui doit l’inspirer…

Fin 2000, avec ses collègues Gsell, Oehler et Petidemange, il soutient Roland Ries contre celle à qui il doit beaucoup, Catherine Trautmann. En mars 2001, à la surprise générale du microcosme, la gauche perd les élections municipales. En 2002, pour la législative, il affronte Robert Grossmann, président de la CUS mais auparavant, il a dû se débarrasser de Catherine Trautmann qui souhaitait reprendre son siège. Sous la menace d’une dissidence Gsell, elle s’est alors tournée vers la 3ème Circonscription avec la réussite que l’on connaît. Dans la 1ère circonscription, la campagne fut courte mais difficile. Armand Jung ne s’attendait pas à ce que Robert Grossmann soit aussi soutenu par son équipe de campagne jeune et dynamique. Il fait alors usage de toutes les bassesses à disponibilité d’un candidat en détresse soutenu dans sa démarche par un Gaulliste, André Bord… Des tracts diffamatoires sont diffusés, des affiches injurieuses apposées sur les panneaux officiels mais cela ne l’empêche pas de figurer loin derrière le candidat UMP au soir du premier tour. Le jour du débat du second tour contre un Robert Grossmann rayonnant, il semble résigné. Il a visiblement noyé son chagrin durant la journée... Pourtant, son attaché parlementaire, Eric Elkouby ne s’avoue pas encore vaincu. Ce dernier profite d’une erreur du président de CUS Habitat qui a envoyé à tous ses locataires un courrier leur annonçant l’augmentation prochaine des loyers. Aussitôt, des tracts dénonçant cette augmentation sont boités dans tous les logements sociaux de la circonscription. Le soir du second tour, Armand Jung n’y croit plus. Il a déjà recommencé à noyer son chagrin... La télévision régionale annonce la victoire de Robert Grossmann… trop rapidement. Plus d’1h30 après la clôture des scrutins, Armand Jung apprend qu’il conserve son siège de 121 voix à sa plus grande surprise. La victoire fut très arrosée…

En 2004, il fait entrer son épouse, qui s’occupe depuis 2001 de sa permanence parlementaire, au Conseil Régional. Le cumul des mandats par alliance se poursuit… le cumul des indemnités aussi…

Toujours en 2004, entre septembre et décembre, il confie à sa fille, devenue majeure et jeune licenciée en droit, une mission comme collaboratrice parlementaire pour 14 000 euros soit 3 500 euros par mois à 22 ans... La générosité de la gauche n’a pas de limite… tant que cela reste familial… Début 2005, l'assistante parlementaire et la secrétaire du député dénoncent cet emploi comme fictif dans un courrier adressé au procureur de la République de Strasbourg. Le parquet a classé l'affaire sans suite en 2006, aucune infraction n'ayant été relevée. Depuis, le député cri au complot de l’UMP comme si l’UMP avait choisi ses collaborateurs à sa place et rémunéré sa fille… Aux électeurs de décider si ces patriques sont morales ou pas !

Une certitude, le travail de notre parlementaire n’a pas été important depuis son élection. Le site officiel de l’Assemblée indique qu’il n'a posé que 388 questions écrites ou orales au gouvernement soit 1,9 questions à la semaine depuis 2002. Il a apposé (cosigné) 59 fois sa signature sur une proposition de loi rédigée par l’un de ses camarades, n’a présenté aucun rapport parlementaire et son nom n’apparaît que 9 fois dans un compte rendu de séance…

Quel Bilan ! Mais que fait-il lors de ses déplacements parisiens ? On peut légitimement se poser la question.

Depuis la rentrée de septembre, il se fait plus présent sur le terrain politique. Il s’est mobilisé pour les dossiers Suchard et Timken qui ne sont pas dans sa circonscription. Il est également intervenu pour évoquer les travaux du CSC de la Montagne Verte que son épouse et ses amis n’ont pas entamés en 12 années de mandat…

En résumé, ce miraculé du socialisme en Alsace est élu dans la région depuis plus de 20 ans. Il cumule avec son épouse et aujourd’hui sa fille, salaires et fonctions. Contrairement à ce que certains peuvent penser à droite, le battre sera difficile même avec ses vices cachés… 2002 doit rester un exemple !

dimanche, 08 octobre 2006

Robert Herrmann

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Je profite du centenaire du Racing pour dresser le portrait de Robert Herrmann, un élu qui a compté pour le sport à Strasbourg et pour le RCS en particulier…

Après avoir été battu au Neudorf lors des élections cantonales de 1998 par Fabienne Keller, il s’est expatrié et présenté en 2001 dans le canton centre (1). Il a été élu contre Harry Lapp, le sortant. Certains de ses camarades  le surnomment " Fayot " (par les troupes de Petitdemange depuis 2001), Fleeper (…le dauphin toujours par les troupes de Petitdemange), Génie sans bouillir (par un des ses collègues du conseil…). D’autres l’ont également affublé du sobriquet, Herrminator ou d’Attila des terrains de sport…

De 1981 à 1986, il fut salarié du parti socialiste du Bas-Rhin enfin, permanent comme on dit dans le milieu…. Après la victoire de Catherine Trautmann en 1989, il devient adjoint au Maire en charge du Sport jusqu’à 2001. Entre temps, en complément de sa délégation sportive, il s’est vu confier la charge du quartier centre.

Son action en faveur du sport pour Strasbourg se résume à la construction de deux gymnases en deux mandats… On lui doit aussi la revente du Racing au groupe Mac Cormack, géant américain symbole du capitalisme, pour 800 000 Euros (d’après les DNA de cette semaine) mais en réalité pour 375 000 Euros, d’après les chiffres de 1997 soit l’équivalent d’une subvention annuelle versée à un seul Centre SocioCulturel Strasbourgeois . . . Cela ne s’appelle-t-il pas aujourd’hui " Brader les bijoux de Famille " ? ? ?

Pour annoncer sa décision, Catherine Trautmann expliquait à la presse le 21 février 1997 "notre choix s'est porté sur le projet présenté par la société IMG-France, dirigée par Patrick Proisy, filiale du groupe Mac Cormack. Il s'agit sans doute d'un choix audacieux. Mais nous avons justement été séduits par cette audace, mêlée d'ambition et de réalisme "… Lors de la séance du conseil municipal du 3 mars 1997, Robert Grossmann, alors conseiller municipal d’opposition, s’inquiétait déjà de ce choix: " Je m'étonne qu'une municipalité socialiste vende ainsi ses actions à Mac Cormack qui est le représentant du capitalisme sauvage le plus dur ! "… et rajoutait en substance " Les dés sont jetés ! Mais nous aurions aimé être associé (ne serait-ce pas la phrase habituelle de l’opposition municipale depuis 2001 ? Il s’agit donc d’un plagia…). Avez-vous vraiment des garanties ? " Ce a quoi notre illustre adjoint en charge des sports répliquait " Il faut positionner la structure dans un environnement évolutif. L'ambition est d'amener le club au meilleur niveau possible ". 5 années après l’ambition et l’audace voulues par Catherine Trautmann et Robert Herrmann, notre club était au bord de la liquidation judiciaire et de la cessation de payement. Il a été sauvé à la dernière minute par un entrepreneur allemand et un manager général, Marc Keller. Un nom prémonitoire pour Robert Grossmann et signe de mauvais augure pour la tsarine Catherine.

medium_logo_racing.jpgIl faut également rappeler que quelques mois après la reprise du Club, Patrick Proisy (le nouveau président) demandait déjà la construction d’un nouveau stade ultra moderne alors que l’équipe municipale en place venait de refuser d’accueillir la coupe du monde 1998, à Strasbourg Capitale de l’Europe, aux plus grands regrets des organisateurs de l’événement et bien évidemment des Alsaciens. L’argument de l’époque était de dire que la mise aux normes et l’agrandissement du Stade de la Meinau coûtaient trop cher. Il faut rappeler que dans ce dossier l’Etat aurait pris en charge la moitié des dépenses et que les conseils Régional et général auraient également apporté une aide. Les travaux pour agrandir et moderniser le stade étaient alors estimés à 150 millions de Francs soit 75 millions a répartir entre les collectivités locales soit environ 50 millions de francs (7,5 millions d’euros) pour la Ville. Cette somme a été alors jugée trop importante pur accueillir un événement planétaire… Depuis, la Ville de Strasbourg a été contrainte de mettre aux normes le stade pour accueillir la coupe d’Europe. Elle a d’abord dépensé plus de 35 millions de francs pour équiper le stade uniquement en places assises et supprimer les grilles qui ont été remplacées par des fosses. Elle a ensuite remplacé la sono et équipé la Meinau de la vidéo surveillance pour 1.8 millions d’euros (plus de 10 millions de francs). La Ville a donc dépensé plus 45 millions de francs pour des petites mises aux normes soit l’équivalent de la somme qu’elle aurait dû débourser pour accueillir la coupe du monde… les médias et le public en moins... Malgré ces travaux, on s’aperçoit aujourd’hui, que le Stade est toujours obsolète, que ses panneaux lumineux ne fonctionnent toujours pas et qu’il faudrait peut-être l’agrandir et améliorer ses installations pour le bien du Club. On peut dire que Robert Herrmann et ses amis avaient une vision d’avenir et économe pour la Ville…

Concernant la construction d’un palais des sports, alors besoin urgent pour Strasbourg mais surtout pour la SIG, Robert Hermann déclarait le 3 novembre 1997 " Il n'y aura pas d'abandon du projet palais des sports ! " et Roland Ries (le nouveau maire) rajoutait "la Ville fera le palais des sports à l'horizon 2000-2001 "… Une chanson de Dalida illustre parfaitement ces promesses " Paroles, Paroles, Paroles, … ". Est-il nécessaire de rappeler que dès 2003, grâce à Fabienne Keller et Robert Grossmann, la SIG fut enfin équipée d’une véritable salle, au Rhenus et à moindre frais (elle y est devenue championne de France !) et que depuis le mois de juin de cette année, le Zénith est en construction. Notre tandem a fait plus en 5 ans que Catherine Trautmann et son adjoint Robert Herrmann en 12…

Je préfère arrêter le bilan municipal de Robert Herrmann. Il y a tellement à dire que l’on pourrait y consacrer intégralement un blog…

Depuis 2001, Robert Herrmann aime le terrain, les sorties diurnes et nocturnes… Vous l’avez certainement déjà vu passer sur son vélo rouge (avec lui, il ne pouvait pas être bleu…) Il va au contact des gens mais son coté antipathique, froid, sympa forcé ne lui rapporte pas grand chose à l’inverse de son collègue Jean-Jacques Gsell. Depuis la défaite municipale de 2001, il ambitionne de devenir Maire de Strasbourg. A cet effet, il préside l’association Strasbourg en têtes qui rassemble quelques camarades. Il a aussi ouvert un blog qui reprend ses interventions orales et écrites mais qui n’est plus mis à jour depuis le mois de juin... (quelle ardeur au travail !) Dans la course à l’investiture aux présidentielles du PS, il n’arrive toujours pas à se positionner. Fabusien de cœur, il ne peut soutenir FAFA (et non FIFA pour les footeux) qui a voté NON à l’Europe lors du dernier référendum. Catherine étant pro Dominique, il se retourne vers Ségolène mais Roland (l’homme qui entend des voix) la soutient déjà. Il votera donc Sarkozy ce qui lui permettra d’avoir lui aussi son candidat…

En résumé, Robert Herrmann est un homme d’appareil, un bon exécutant qui a présent souhaite être numéro un. Malgré sa présence sur le terrain, son manque de charisme, son comportement de "roquet " (en bon fabusien …) au conseil municipal comme général et surtout sa froideur font de lui un bon candidat à........ un poste d’adjoint. Ceci dit, sa combativité sur le terrain reste un danger pour la majorité municipale.

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