vendredi, 27 février 2009
Les élus Alsaciens sont déroutants.
La proposition du comité Balladur de fusionner l’Alsace avec la Loraine ne passe pas mais alors vraiment pas du tout auprès de la classe Politique Alsacienne.
Tous les arguments sont de sortie pour rejeter cette suggestion. Adrien Zeller, notamment, se questionne « Les Alsaciens lisent-ils les journaux Lorrains et les Lorrains la presse alsacienne ? » Voilà une contribution que fera sans aucun doute avancer le Schmilblick.
Pour notre part, nous ne sommes pas vraiment favorables à cette initiative pour des questions culturelles et d’identité.
En revanche, nous sommes extrêmement surpris d’entendre les mêmes élus louer les mérites que pourraient avoir une vaste collaboration avec les Länder Allemands et les cantons Suisses (ou avec l’Eurodistrict) et rejeter en parallèle, d’un simple revers de la main, une ouverture vers la France et plus précisément vers la Lorraine.
Strasbourg va par exemple dépenser 40 millions d’euros pour amener le Tram à l’entrée de Kehl (encore bien loin des commerces tant convoités…) mais rechigne à ouvrir davantage son porte-monnaie pour accélérer la seconde phase du TGV Est qui rapprochera encore davantage l’Alsace à la Lorraine mais surtout à Paris.
Toujours pour des questions d’identité et de culture, nous ne croyons pas davantage à cette collaboration vers l’Est, lubie de quelques élus Alsaciens, plus désireux de faire parler d’eux que de dynamiser notre région.
Au lieu de perdre du temps et de l’énergie à des visions utopistes et irréalistes, ils feraient mieux de s’investir davantage dans la vie Alsacienne. L’alsace est aujourd’hui une région encore riche mais sur le déclin, la faute à une politique qui nous pousse à nous reposer sur nos acquis.
A quand une véritable politique économique cohérente et ciblée dans notre Région ? A quand une vision globale des choses ? A quand un travail commun qui ne verra pas chaque collectivité dépenser les deniers publics dans des études couteuses pour des projets résolument différents. Nous pensons à la Région avec son Tram Train et au département avec son tram sur pneus par exemple…
Il est temps que les choses bouges en Alsace avec ou sans la classe politique existante… Comme le dit si bien Yves Bur, il faut refermer la page des petits notables locaux qui se comportent en petits seigneurs dans leur secteur oubliant au passage l’intérêt général. Il n’y a qu’à regarder les tractations obscures et irrationnelles qui se nouent actuellement sur la question du redécoupage électoral pour s’en convaincre…
14:36 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, région, régionnales, adrien zeller, lorraine, eurodistrict, fusion





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Commentaires
L’Alsace : Perspectives institutionnelles et Réalités Européennes
En marge des conclusions à venir de la commission en charge de la réforme des collectivités locales, l’ancien Premier Ministre, Edouard Balladur, a émis le souhait, sur la base du volontariat, de réduire le nombre de régions françaises à 15 et donc naturellement de marier ou fusionner certaines d’entre elles. Pour l’Alsace, la mariée est donc la Lorraine.
Certes, nous en sommes loin, mais c’est maintenant qu’il convient d’exprimer ce qui ressort de la plupart des enquêtes : l’attachement des Alsaciens à leur région.
Collectivité Territoriale Unique : le devoir d’expérimentation
Voilà sans doute pourquoi, avant tout mariage plus ou moins conseillé, il conviendrait – comme vient de le faire le Président de la République pour les DOM – de proposer d’abord l’expérimentation à l’échelle d’une région, d’une véritable collectivité territoriale unique, disposant, par exemple pour l’Alsace, des moyens des deux départements et de la région.
Optimisée administrativement, techniquement et économiquement, il y a fort à penser qu’une telle institution pourrait alors faire entendre sa voix dans le concert des régions d’Europe et affronter les tempêtes économiques.
Pas de mariage blanc ! Pas de mariage forcé non plus !
Car il convient de se méfier de toutes tentatives de redessiner des cartes dans le cadre d’une « commission» et ce quelque soit la compétence de ses membres. D’autres à travers l’Histoire s’y sont déjà essayés.
On aurait donc tort d’oublier que les régions sont pour beaucoup et avant tout des patries charnelles et incarnées. En cela, leurs habitants restent attachés à une identité forte dans laquelle ils aiment à se reconnaître.
Récemment le retour des « Cht’is » dans la mémoire nationale au travers d’un film, la mobilisation des bretons pour l’unification de leur région ou en Alsace, le développement du bilinguisme, ont confirmé que les régions étaient non seulement de retour, mais qu’elles étaient en phase avec les aspirations d’authenticité, de convivialité, de proximité de celles et ceux qui y vivent.
Aussi, tout mariage blanc – ne reposant sur rien - ou forcé demain par la technostructure parisienne (sur la base de versement de compensations) se doit donc d’être rejeté.
Qui plus est, il y a fort à parier qu’il aboutirait, dans les régions à forte identité, à un rejet de toute greffe administrative, voire à un fort mouvement de rébellion.
Eurorégion, Eurodistrict : l’autre perspective
Et si finalement, il fallait mettre en place un nouvel échelon, ce serait sans doute dans la coopération transfrontalière qu’il faudrait inscrire l’Alsace.
Demain le Tram ira donc à Kehl, pourquoi après demain, ne pas envisager clairement l’Euro-district comme une réalité institutionnelle forte ?
Comme ne pas imaginer même la notion d’Eurorégion et envisager un pôle fort autour de Strasbourg ? Comment ne pas imaginer, par exemple que des institutions européennes soient maintenues à Strasbourg et d’autres implantées de l’autre côté du Rhin ?
Voilà qui renforcerait encore le rôle de Strasbourg ! On mesurerait alors aussi le poids d’une région rhénane forte, irriguées par les ICE, les TGV, équipées de plusieurs aéroports internationaux qu’il ne faudrait plus que mettre en réseau. Une Eurorégion que porterait encore un peu plus un bilinguisme soutenu.
L’Alsace ne peut se résumer à devenir un « autre Finistère ». Elle a naturellement un rôle historique à jouer au cœur de l’Europe. Courroie de transmission naturelle du moteur franco-allemand, elle ne doit en aucun cas être dissoute dans un « machin » administratif sans queue ni tête. Son destin est clairement ailleurs. Quant à l’argument ultime de la taille, il ne tient pas. De multiples régions d’Europe nous rappellent, comme le fait aussi un sublime détail d'un tableau de Michel-Ange*, que David sait vaincre Goliath.
Stéphane Bourhis
* Fresque de la Chapelle Sixtine
Ecrit par : STB | vendredi, 27 février 2009
Bravo! Belle analyse
Ecrit par : loupida de | vendredi, 27 février 2009
Il y a quelques semaines lors d'une préparation de débat nous nous demandions qu'est ce qu'un étranger à Strasbourg ? Presque sous forme de boutade, Je répondis un Lorrain. J'en connais pour qui cela n'a plus rien une boutade !!!.
Ecrit par : Richelieu | samedi, 28 février 2009
Pour ma part pour des raisons culturelles je suis contre cette possible fusion.
Économiquement ce serait une bonne chose, surtout pour les Vosges et la Meuse...Ce qui est vrai pour l'île de France n'est pas automatiquement possible pour l'Alsace...le comité Balladur aurait pu proposer d'inclure dans cette région de l'est, le Territoire de Belfort et la Haute-Saône, ce serait la totale. lol
Monsieur Zeller n'a pas toujours raison, mais là je partage sa boutade !
Pour la partie "Euro" je suis à 100% pour.
Concernant l'entente des départements [tram & tram-train], il ne faut pas s'étonner que ce comité Balladur propose un futur avec synergie, enfin possible.
A débattre !!!!
Ecrit par : alsacop | mercredi, 04 mars 2009
Un politique économique cohérente ? Ne pas tourner le dos aux frères Alamans de Suisse et de Bade et échanger avec eux des biens, des services et de la main d'oeuvre. L'appauvrissement de l'Alsace est la conséquence de la politique française d'aculturation de notre Peuple et de monolinguisme.
Chercher une solution économique en Lorraine ? C'est une blague ? Une vision bien jacobine que tout ce qui français est mieux que tout le reste....
Ecrit par : seppele mobs | mercredi, 11 mars 2009
Hé Johnny, Bashung vient de se barrer !
Ecrit par : alsacop | samedi, 14 mars 2009
Que vos vacances sont longues, mon cher Johnny !
Ecrit par : Armand Jean du Plessis de Richelieu | lundi, 30 mars 2009
J'étais à l'hôpital pendant un mois, je suis à la maison depuis un nouveau mois....et vous ne faites par de notes.
Je souhaite que tout va bien !
Je vais continuer de passer...
à bientôt
Ecrit par : alsacop | samedi, 09 mai 2009
mort, vivant, en attente de résurrection?
Ecrit par : luc lehner | mercredi, 24 juin 2009
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