mardi, 30 septembre 2008

Observateur sous contrat…

24h.jpgDur dur, la vie de contractuelle à la Communauté Urbaine de Strasbourg. Prenons par exemple le cas d’une élue d’opposition dans le Nord de la CUS. Cette femme est vraiment à plaindre, partagée qu’elle est entre ses fonctions professionnelles et politiques. En plus, ce n’est pas facile d’animer une opposition politique sur la totalité d’un territoire géographique comme un canton.
Pour autant, elle arrive à trouver quelques heures de libre dans son agenda pour assister à la totalité des conseils municipaux de Strasbourg ainsi qu’à l’ensemble des conseils de CUS. Elle doit certainement prendre sur ses RTT afin de venir soutenir moralement ses collègues élus et saluer tous les camarades présents dans les travées des spectateurs…

Ces même RTT servent aussi à coordonner, parfois même en journée, l’action politique dans sa ville et son canton. Ca doit en faire des masses d’heures supplémentaires pour arriver à une telle disponibilité ! A moins que l’intéressée ne bénéficie de quelques facilités mais ça, nous nous refusons à y croire !

lundi, 29 septembre 2008

La crise vue par Barrigue

barrigue.jpg

dimanche, 28 septembre 2008

Naissance de la Vème République

vendredi, 26 septembre 2008

Mais à qui s'adresse-t-il ?

Martine AUBRY ?
Ségolène ROYAL ?
Bertrand DELANOE ?
François BAYROU ?
Nicolas SARKOZY ?

mercredi, 24 septembre 2008

Police de la pensée !

police pensée.jpgLes réactions suscitées par une intervention d’Huguette Dreikaus lors du dernier conseil municipal de Strasbourg confirment, une fois de plus, que la parole est strictement encadrée mais surtout que des cerbères veillent au grain.
Cagliostro et Schlomoh (les anars libertaires savent de temps en temps se retrouver…) l’expriment avec justesse sur leurs sites respectifs. Il est donc inutile de les paraphraser.

En revanche nous nous inquiétons ici de voir des journalistes porter des jugements ou affirmer qu’ils ne peuvent « cautionner un tel humour » ou carrément déclarer « tu comprends tu es une élue de la République tu dois mesurer tes paroles tu as touché à la souffrance de milliers de gens ». Ne s’agirait-il pas d’une police de la pensée en l’espèce ? Et puis, prendre à témoin, pardon, instrumentaliser toute une communauté pour se donner bonne conscience est indécent. Pour en discuter régulièrement avec quelques membres, ils veulent qu’on leur fiche la paix, qu’on les oublie un peu (c'est une expression ! on ne sait jamais...) mais surtout qu’on combatte réellement et efficacement les véritables antisémites. Ceux là ne sont ni lettrés, ni élus, ni bloggeurs. Il est vrai qu’un tel combat demande davantage de courage…

Plus fort encore avec Mathieu Cahn qui va jusqu’à juger qui est digne de siéger au conseil municipal ou pas. Quels sont ses critères ? On pourrait rétablir des classes, tant qu’on y est, histoire de pratiquer une sélection qui permettrait d’avoir des élus uniformes et respectueux des usages imposés.
Enfin, affirmer qu’Huguette Dreikaus n’est qu’une « one woman showeuse » sent bon le mépris. Pourtant lui et ses camarades ne sont jamais perturbés de s’afficher durant les campagnes électorales ou lors de manifestations (comme vendredi soir à la manufacture) aux cotés d’artistes. Electoralement, leur renommée est toujours bonne à prendre. S’agissant de leurs opinions, il leur est interdit d’en avoir en dehors du discours officiel.

Quelle bassesse ! Quel mépris !

mardi, 23 septembre 2008

Brèves… Brèves… Brèves… Brèves...

iznogood.jpgCalife à la place du Calife
Robert HERRMANN parle beaucoup en ville ces derniers temps. Il s’est même récemment lâché à l’encontre de son patron qui serait un roi faignant, ne faisant rien alors que lui, naturellement, se démène constamment et veille au grain… Ambiance dans la majorité…

Associations déjà déçue
Nous le découvrons dans notre quotidien préféré. Les enfants de Don Quichotte, l’association Franco-Iranienne et Talents’dicaps, associations qui n’ont pas hésitée à soutenir Roland et les siens durant la campagne, rencontrent certaines difficultés dans leurs relations avec le nouvel exécutif… Le dialogue aurait même été plus ouvert avec l’ancienne équipe. Serait-ce déjà la fin de l’état de grâce ?

Association lâchée !
Association active dans le quartier de Koenigshoffen l’APEK a, cette année, été écartée du concours des quartiers fleuris que son président présidait depuis quelques temps déjà. Mieux encore, ses demandes de subventions ne trouvent plus aucun écho favorable auprès de l’adjoint de quartier. Ce dernier ne supporterait pas les divers engagements, y compris politiques, du président...

Et une nomination !
Nous apprenons via le blog des JUMP 67 qu’Elsa Schalck prend du galon. Cette étudiante en droit devient la responsable départementale des jeunes populaires. A la vue de la photo mise en ligne sur le blog des JUMP, on aime déjà ! S’agissant de son couvre chef nous lui suggérons toutefois, puisque c’est à la mode à Strasbourg, une coiffe d’…

lundi, 22 septembre 2008

Messieurs les censeurs, nous vous saluons !

censure.jpgAprès les fameuses Alsaciennes, enlevées parce qu’elles n’entraient pas dans les canons de l’esthétisme de la nouvelle équipe municipale, voici venu les temps de l’enlèvement d’une citation de Louis Ferdinand Céline avant l’inauguration de la nouvelle médiathèque André Malraux (voir le blog de La Droite Strasbourgeoise).

Cela commence a devenir inquiétant d’observer la nouvelle équipe élue définir ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est beau et ce qui est laid, ce qu’on a le droit de dire et ce qui est interdit. Bien évidemment tout cela se passe en toute discrétion de manière sournoise pour cacher l’autoritarisme de la nouvelle équipe.

Demain, on vous parlera de ces associations qui ont été privées de la traditionnelle aide municipale car considérées de Droite. Nous commencerons par Koenigshoffen, quartier témoin en la matière…

vendredi, 19 septembre 2008

Vive la "CAILRA" !

Voilà, voilà, voilà …
Depuis quelques jours une vidéo circule de mails en mails… Certains se demandaient quel bloggeur allait se risquer à publier ce "chef d’œuvre" au risque de faire traiter de **** Hé bien, ici on prend le risque !

 

Pour corser le tout, nous risquons à poser quelques questions…

1) En écoutant bien le clip – Oui, oui, on dirait du Baudelaire… -on entend parler de : "tapettes" De quoi s’agit-il ? Si c’est ce à quoi nous pensons ne serait-on pas en droit d’attendre une réaction de la HALDE ou d’associations en lutte contre les discriminations ?

2) Comment cet enregistrement (musical et vidéo) a-t-il été financé ? Après enquête on nous parle de moyens publics ou d’argents publics… Il faudrait tout de même surveiller de plus près où passe nos impôts non ?

3) Avons-nous rêvé, où s’agissait-il bien d’armes à feux dans le clip ?

4) Nous ne savons pas pour vous mais nous, nous n’avons pas les moyens de nous payer ces quads, voitures et scooters. Les vêtements de marque ne sont pas donnés non plus…

5) Finalement, toute cette richesse extérieure laisse à penser que Hautepierre a bien changé. C’est même devenu un quartier riche et chic…

6) Nous avons bien pris note du rendez-vous donné aux autorités « c’est le calme avant la tempête – petite dédicace à tonton Ben Laden !» par ces "cailra" comme ils s’intitulent eux-mêmes ! Les gars, nous aussi on vous aime !

7) La nouvelle équipe municipale soutient-elle cette démarche "constructive" et "progressiste" ? La finance-t-elle ? Nous attendons des réponses !

PS : On peut aussi se demander : « que fait la police ? » Peut-être a-t-elle trop peur de faire régner la loi dans ce secteur. En tout cas, dans ce clip, les infractions routières sont légions (sans parler des armes...). On peut même identifier les contrevenants. Des poursuites sont donc possibles. A moins qu’on ne préfère s’acharner sur les individus qui "ferment leur gueule" et qui payent sans rechigner leurs contraventions…

mercredi, 17 septembre 2008

Martine Aubry a Strasbourg.

aubry1.jpgAprès son fameux ouvrage parrainé par France Inter - donc par conséquent par de l’argent public – Madame le Maire de Lille poursuit sa campagne interne pour devenir secrétaire national du PS.

Sa quête du graal socialiste se prolonge aujourd’hui à Strasbourg. Cette fois, c’est l’hôtel de ville, les fonctionnaires de la ville, les buffets (de plus en plus nombreux parait-il) qui vont l’accueillir en présence de nombreux camarades Strasbourgeois.
Cette visite se réalise donc encore et toujours avec l’aide de moyens publics, donc financée par les contribuables.

Un certains nombres de personnes reprochent à Sarkozy une prétendue collusion avec le monde des affaires. Il est étrange que ces mêmes défenseurs de l’indépendance se retrouvent aphones devant de tels agissements. Le mutisme des médias face à ces pratiques peut aussi surprendre. Vous me direz, personne n’a jamais trouvé rien à redire devant l’instrumentalisation politique de certains centres socioculturels strasbourgeois qui sont déjà allés jusqu’à accueillir les élections internes du PS.

Va savoir Charles…

lundi, 15 septembre 2008

France Inter, c'est quoi l'indépendance?

france inter.jpgBillet fort intéressant paru vendredi sur le blog de Jean-Michel Apathie… Que vont bien pouvoir dire les défenseurs de la sacro sainte indépendance des médias notamment publics ?


Vous connaissez, bien sûr, France Inter. La radio publique, majoritairement financée par la redevance - et puis aussi encore un peu par la "publicité qui pue" - avait imaginée une sympathique campagne publicitaire, voilà quelques années, autour de ce slogan: "Ecoutez la différence".

Cette année, pour sa campagne de rentrée, France Inter recycle l'idée. Beaucoup d'entre vous ont sûrement vu, ces derniers jours, sur les panneaux publicitaires -caca la publicité - des affiches affirmant: "La différence, c'est l'indépendance", ou bien encore, "L'indifférence, c'est la vigilance", ou bien enfin, "La différence, c'est l'impertinence".

On mesure là la différence entre le subtil et le lourdaud. Suggérer la différence était malin, la nommer est grossier. Par exemple, affirmer que "la différence, c'est l'indépendance", c'est sous entendre bruyamment que les "autres - mais quels autres? - ne sont pas "indépendants" - et de qui donc, je vous prie? -. On aura au moins compris que la radio publique ne peut pas s'abriter sous ce slogan: "La différence, c'est la modestie".

Pour dire la vérité, j'aurai gardé ces pensées pour moi s'il ne s'était produit récemment un petit fait rigolo comme tout, que je vais maintenant vous raconter. Fin août, Martine Aubry, engagée dans une lutte assez âpre au sein du parti socialiste, publie un livre qui a pour fonction de soutenir sa démarche politique. Son titre est explicite: "Et si on se retrouvait..." Chacun sait, dès l'abord, qu'il s'agit là d'un manifeste politique, au demeurant parfaitement légitime en ce qui concerne son auteur.

Pour éditer ce livre, il a fallu le concours de plusieurs bonnes volontés puisque les éditions de l'Aube se sont associées aux éditions de Radio France. Ce qui donne le résultat suivant sur la couverture:

aubry.jpg



Eh oui, c'est écrit sur la couverture, le livre de Martine Aubry est co-édité par France Inter, la responsable socialiste ayant formalisé son message politique grace aux questions de l'un des journalistes de la station, Stéphane Paoli, accompagné dans son travail par un sociologue, Jean Viard.

Il faut juste s'arrêter sur ce fait qu'à ma connaissance, mais ma connaissance n'est pas infinie, jamais auparavant une radio n'avait associée sa raison sociale à la démarche d'un dirigeant politique. Il s'agit là, je crois, d'une première qui, à mon sens, n'a pas encore fait suffisamment jaser. Je vous laisse imaginer ce qu'auraient dit et écrit les gardiens du temple journalistique si Europe 1 ou RTL avaient co édité les pensées d'un ministre ou d'un dirigeant du parti du président...

Puisque nous en sommes là, il faut aussi noter qu'à priori la redevance que perçoit fort légitimement Radio France ne peut pas être destinée à une telle édition. Sans doute le fait de vivre de l'argent public oblige-t-il les dirigeants de l'entreprise publique à davanatge de retenue et de distance dans le débat public.

Le cocasse de l'histoire, cependant, a atteint ses sommets le 3 septembre dernier. Nous sommes un mercredi, il est 8h20. Qui donc est là, dans le studio de France Inter, pour une séance matinale qui durera jusqu'à 9h? Martine Aubry, en tournée promotionnelle pour son livre intitulé "Et si on se retrouvait..."

En clair, ce 3 septembre, l'auteur venait vendre son livre chez son éditeur. Une manière assez originale d'illustrer ce mâle slogan: "La différence, c'est l'indépendance".

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