« Têtes d'Alsaciennes : La suite ! | Page d'accueil | Ca sent les vacances ! »

lundi, 04 août 2008

Les statues : Episode 3

coiffes alsace.jpgAlors que la gauche se félicitait de ce "coup de maître" opéré à l'encontre d'un symbole de l’ancienne équipe municipale, elle s’est faite rattraper par ses promesses électorales de dialogue, de concertation, de tolérance, de respect des différences, …
La méthode pour régler leur compte aux statues n’a manifestement pas été la bonne. Les propos tenus par Jean-Jacques Gsell – surnommé Casino Royal par ses camarades -  dans les DNA n’ont rien arrangé à l’affaire.
Le sectarisme, l’intolérance, le mépris, la brutalité de la nouvelle équipe municipale sont enfin apparus au grand jour. Dénoncée par la blogosphère puis par le tout Strasbourg qui parlait depuis plusieurs jours de cet enlèvement, cette opération a finalement suscité un rétropédalage de la part de la majorité municipale qui, et c’est plus fort qu’elle, n’a pu s’empêcher de le faire sans une certaine forme de mépris.

Les Alsaciennes devraient donc revenir mais nous ne connaissons pas encore le détail de ce retour.

Notons tout de même que tous les éléments de cet épisode n’ont pas encore été révélés. La proximité de Roland Ries avec Marcel Schmitt, suscite des interrogations. Rappelons que le Maire de Schweighouse est l’unique Maire autonomiste du département. Dans son discours, il va même beaucoup plus loin qu’Alsace d’Abord puisqu’il demande la création d’un parlement Alsacien. Etrange donc que personne ne s’interroge sur ces relations. Etrange aussi que personne en s’inquiète de cette position qui pourrait fragiliser encore davantage le rôle de capitale européenne de notre ville. En Belgique, la situation flamands / wallons, renforce actuellement Strasbourg. Il serait dommage de finir comme eux sous l’impulsion du Maire de Strasbourg…

Quoiqu’il en soit nous resterons ici vigilants afin que le grand nettoyage culturel, intellectuel, associatif et politique ne se fasse pas. Nous allons veiller à la pluralité du monde associatif alors que de nombreux exemples nous démontrent ces dernières semaines qu’il est plus que menacé, notamment dans les milieux sportifs... Depuis des décennies, la gauche a pris de nombreuses (très nombreuses) longueurs d’avance mais évitons qu’elle ne détienne un monopole, comme elle s’y emploie actuellement !

 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://johnnyhalite.hautetfort.com/trackback/1732293

Commentaires

Vous vous attendiez à autre chose de leur part !

Ecrit par : chris | lundi, 04 août 2008

Je ne suis pas autonomiste, mais je trouve qu'on le conote trop suspicieusement. le terme n'a plus aujourd'hui sa réputation d'après-guerre, car certain savent qu'une partie des autonomistes qui en fait étaient des séparatistes ont été proche des nazis, d'autre au contraire ont résistés contre les nazis. Vous savez que l'autonomisme alsacien a commencé par les députés protestataires au Reichtag, sous Guillaume Ier. Les mots qui me font peur sont indépendantismes et séparatismes car ils sont celui du repli identitaire. La plus part des autonomistes sont pro-européen, ce qui est la preuve d'une ouverture.

Rolland Ries est régionaliste, l'autonomisme en est preque un synonyme, mais la conotation d'après-guerre en moins. Pour ma part je suis d'accord avec le fait qu'il fasse transférer plus de choses aux régions mais cela doit rester du domaine réglementaire, aucun transfert de pouvoir législatif ne doit être fait! De Gaulle lui-même fut favorable à une certaine forme de régionalisation. La question plus importante est doctrinale, de quelle gauche sont-ils? Car Marcel Schmitt est autonomiste de gauche, comme le furent ceux d'avant la seconde guerre mondiale en majorité. Pour moi pire que la gauche c'est tout de même Alsace d'Abord.

Moi ce qui me déplait dans cette affaire c'est qu'à Strasbourg, chez les socialistes on a du dédain pour ces oeuvres! Si ça profite à Schweighouse pourquoi pas, mais cela montre une certaine inculture de la mairie socialiste

Ecrit par : Victor Vogt | mardi, 05 août 2008

La création d'un Parlement alsacien ? Vous voulez plutôt dire la réhabilitation du Parlement alsacien, en lieu et place du théâtre national de Strasbourg. Car il existait bien un Parlement et même une Constitution alsacienne, en 1911. Ceux-ci furent supprimés par les Français, dans le mépris le plus total pour la démocratie et la fameuse liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, vous savez le genre de principe dont la République aime à se gargariser quand cela ne la concerne pas. Car de l'étranger les Alsaciens sont perçus pas les défenseurs des Droits de l'Homme (c'est français ça non ?) comme une minorité en danger.

Sans pouvoir législatif de transféré en Alsace, notamment en matière d'éducation, plus aucun gosse ne parlera alsacien, si ce ne sont quelques bobos strasbourgeois qui trouvent que l'alsacien c'est "chic". Elle a bon dos la sphère "privée" que l'on réserve à l'alsacien, on sait parfaitement que c'est la mort assurée, une langue ne survit pas ainsi, surtout quand on a appris à ses locuteurs à en avoir honte. Presque partout ailleurs en Europe de l'Ouest les régions ont des pouvoirs étendus, la France est un Etat légicentriste archaïque.

Victor, je crois que c'est assez réducteur que de dire que les automistes de l'entre-deux-guerres étaient de gauche. La Fortschrittpartei et le KPO étaient progressistes, mais pour l'UPR, même le parti était attaché au progrès social, il était très conservateur aussi. Quant à la Landespartei, c'était plus la troisième voie qu'un classement à gauche ou à droite. La gauche aujourd'hui ne se retrouve pas dans le fait ethnique, linguistique, culturel, religieux, bref, communautaire. Au contraire, elle soutient le mélange des genres, la laïcité, l'immigration et je vois mal un Rossé ou même un Dahlet, a fortiori pas un Mourer ou un Roos, se reconnaître dans une gauche d'aujourd'hui. Il faut faire attention aux anachronismes.

Rolland Ries et l'autonomisme c'est une gentille farce, et vous faîtes mine de marcher. Vous savez très bien que ce n'est pas au PS, plein de vieux jacobins et parti universaliste républicain au possible, que l'on va avoir des revendications communautaires pour l'Alsace. Ce régionalisme bobo n'est que de la poudre aux yeux, et Rolland Ries, fut-il sincère, les gens qui l'entourent ne risquent de réclamer le retour du Parlement alsacien...

Le seul parti proposant des mesures concrètes et réalistes pour une Alsace libre vis a vis de Paris c'est Alsace d'Abord. Vous n'avez pas l'air de les porter dans votre coeur et vous avez raison, ils incarnent en effet des idées que vous ne paraissez pas épouser. A la République de la légalité Alsace d'Abord préfère celle du respect des identités. Le communautarisme plutôt que l'assimilationnisme. C'est l'assimilationnisme français qui est fermé, le communautarisme est bien plus riche que le melting pot infâme, sans vie, que la République nous impose. C'est aussi la Grande Europe des peuples qu'Alsace d'Abord souhaite, des communautés réelles, que la quête de liberté des Flamands incarnent. Leur situation est différente de celle de l'Alsace, leur combat pour l'indépendance est légitime, la Belgique n'est qu'un Etat-tampon.

En Alsace, commençons par la fusion département/région, mais la politique des petits pas et la lâcheté chronique des politiciens alsaciens sur cette question alsacienne, notamment du fait de la diabolisation de l'autonomisme, il y en a marre...

Ecrit par : Beness | mercredi, 06 août 2008

Entièrement d'accord avec Mr "Beness" ,

force est de reconnaitre que l'inculture dénoncé par mr Vogt pourrait très bien convenir à sa propre vision du monde, de part sa méconnaissance de l'histoire de son propre peuple.

Celui ci semble amateur des vieilles compromissions molles , de droite comme de gauche datant de plus de 30 ans. Toutes ces ''idées'' qui ont petit à petit avilis et humiliées notre peuple !

Ce que les destructeurs de la diversité humaine appelle avec la peur au ventre ( comme Mr Vogt) :'' communautarisme '' ou ''identité'' c est tout simplement l'ame des peuples : c est à dire ce que nous sommes tous.

Nous ne voulons ni etre des robots ni des zombis interchangeables soumis aux lois de l'argent.
Notre identité est le meilleur rempart contre ce destin pointant à l'horizon , car nous proposant un véritable système de valeur , basé sur d'autres choses que l'économique, la rentabilité ou l'électoralisme...
Choisir cette saine voie est donc choisir l'HUMAIN.

Ries Les socialistes défendant la culture alsacienne ? Est ce que cela mérite vraiment une réponse ?

Nous ne souhaitons pas de ces idées nauséabondes que porte le parti socialiste ( et beaucoup d'autres !) , celles qui veulent détruire notre culture, nos différences , celles qui rappelent les heures les plus sombres de notre histoire ...

Alsace d'abord à au moins le mérite d'etre clair sur la défense des intérets alsaciens, personne ne pourra défendre le contraire.

Vive la future alsace libre dans l'europe des peuple !

Ecrit par : C.Sonne | mercredi, 06 août 2008

Les gars, venez à Strasbourg, vous verrez ce qu'ils en pensent dans nos quartiers de l'autonomie ou de l'indépendance !

Ecrit par : Biloute | mercredi, 06 août 2008

Il est amusant de voir l'indignation que peut succiter la disparition (temporaire?) de ces "magnifiques œuvres d'art que tous semblaient apprécier". Et l'affreuse et vieillote Maison Rouge/Rothes Haus, actuelle FNAC? Disparue définitivement, sacrifiée sur l'autel de la modernité. Des broutilles ces statues!

On s'émeut moins de la disparation d'un millénaire de culture alémanique/rhénane/allemande à Strasbourg et en Alsace. On ne s'émeut guère de l'absence totale d'intercompréhension entre le petit Alsacien et le petit Badenser. Vous savez la "langue du voisin", cet esprit d'ouverture à l'autre, cher aux Alt-Elsässer. Vous avez dit "communautarisme"? Ou se situe l'intolérance? On croit rêver.

Certains se réclament ouvertement de humaniste rhénan, par lâcheté et/ou par intérêt, ils ne font qu'appliquer une politique d'assimilation planifiée par Paris et par conséquent desservent cet idéal.

Quant à ce cher Victor Vogt qui décidément semble être plein d'ambitions politiques, il a malheureusement oublié de préciser qu'il N'EST PLUS autonomiste. Il y a quelques années encore il fréquentait le groupuscule autonomiste de centre-gauche FER'S ELSASS et ne jurait que par Karl Roos! Belle évolution idéologique, d'un extrême à l'autre, du séparatisme ethnique à la négation de soi.

Nix fer ungüet!

Ecrit par : Dr Feger | jeudi, 07 août 2008

Biloute, Strasbourg n'est pas l'Alsace, viens à Breuschwickersheim tu verras ce que pensent les jeunes du village de l'autonomie.

De plus faire l'amalgame entre autonomie et indépendance est une erreur habituelle mais excusable car tellement martelé par les jacobins de tous bords depuis plus d'un siècle....

Ecrit par : Seppele M | jeudi, 07 août 2008

Messieurs, je crois qu’il y a erreur. Vous vous êtes trompés de crémerie car ici, nous sommes des "putains de jacobins" !
Nous sommes favorables à un pouvoir central fort car imaginez l’Alsace avec son propre parlement quand ses élus, avec les pouvoirs qu’ils ont déjà, ont mis 20 ans à obtenir le TGV, ont mis 20 ans pour obtenir l’autoroute et sont tellement bien débrouillés qu’ils ont fait de Baden et Stuttgart de vrais aéroports. Avant d’avoir davantage de prérogatives, il faudrait déjà savoir utiliser à bon escient celles dont on dispose déjà !
Ceci dit nous sommes des jacobins modérés pour puisque nous sommes favorables à la préservation de l’identité Alsacienne notamment et surtout à Strasbourg. Il n’y a pas de raisons d’avoir honte de notre culture. D’ailleurs, nous nous sommes déjà mobilisés sur ce blog pour le retour des armes de Strasbourg sur les documents officiels ou pour la mise en valeur de l’étendard alsacien.
S’agissant de l’alsacien, naturellement il faut le préserver. Ceci dit - nous avons l’habitude d’appeler un chat un chat ici - le bilinguisme ne fait pas progresser l’alsacien puisque dans nos écoles, c’est l’allemand qu’on apprend à nos enfants. Comme sauvegarde de la culture régionale, on connait mieux !
S’agissant de la maison rouge, comme beaucoup de Strasbourgeois nous regrettons cette faute urbanistique majeure. De nombreux bâtiments remarquables ont disparu dans les années 60/70 pour finir remplacés par des bâtiments hideux en béton.

Enfin, je découvre dans vos commentaires que Strasbourg n’est pas l’Alsace mais alors qu’est-ce que l’Alsace ? Si je comprends bien, il y a des zones géographiques plus alsaciennes que d’autres mais alors, à quoi les reconnait-on ? De quelles qualités faut-il disposer pour pouvoir appartenir à l’Alsace ?

Voilà, c'est du moins mon opinion que je partage !

Ecrit par : Johnny Halité | jeudi, 07 août 2008

Quand j'avais 16 ans oui, j'avais pris ma carte de membre chez fer's elsass. Et autonomiste ne veut bien sur pas dire indépendentisme, voire un autre post. Je ne regrette pas du tout ce choix, et je trouve que les idées véhiculées par fer's elsass sont bonnes pour une bonne partie. J'ai adhéré à l'UMP car pour moi c'est et ça reste le parti qui défend le meilleur programme économique et social, bon avec du recul il y a à nuancer. Je suis de la mouvance d'élu comme M. Reiss, qui ont toujours soutenu Marc le Fur dans ses initiatives pour défendres les langues régionales, et à ce niveau là, la France est loin d'être au summum des droits de l'Homme.

Concernant l'Alsace je suis favorable, au conseil d'Alsace, car la coupure entre le bas-rhin et le haut-rhin est une hérésie, et que nous sommes un peuple. Pour moi il doit recevoir délégation de compétence réglementaire en matière d'éducation et de développement économique, sur ce point là on pourra dire que je suis régionaliste, cela ne remet pas en cause un Etat central. Je suis par exemple pour la généralisation de l'apprentissage de l'Alsacien à la maternelle, pas l'obligation, mais que partout les familles qui le souhaitent puissent inscrire leurs enfants dans des classes bilingues alsacien/français, et par la suite français/allemand, car la langue standard de l'alsacien c'est l'allemand. De plus cela à un grand intérêt économique pour notre région. Bon nombre de jeunes ne trouvent plus de travail dans les pays frontaliers du fait de leur méconnaissance de notre langue maternelle, qui est la même à gauche et à droite du Rhin.

Concernant l'Autonomisme, Dahlet était de gauche en effet, il était même radical. Concernant l'UPR qui s'est ensuite scindé, les autonomistes étaient ceux de l'aîle gauche. Si on y ajoutent les communistes, qui eux aussi étaient autonomistes (soutenu par Maurice Thorez d'ailleurs). Cela fut un constat lors d'une discution avec Bernard Wittmann. S'agissant Karl Roos, son exécution n'avait rien d'un acte de justice. De plus les autonomistes furent injustement jugés à Colmar en 1928, on parlait d'eux comme des germanophiles (c'est comme cela que la presse germanophone parlait de ceux qui voulait défendre l'Alsace), comme quoi des gens ont été mis en prison pour des idées sous la III République. La presse mondiale fut unanime là-dessus!

Concernant le communautarisme, ,je crois que c'est Alsace d'Abord que l'on peut classer sous cette étiquette. Contrairement à fer's elsass qui a une grande ouverture sur le monde!

Lorsque j'ai adhéré a fer's elsass, c'était après la lecture d'un article dans vivre l'Alsace, j'étai révolté contre la France de m'avoir aprise une histoire qui n'est pas celle que mes grand-parents m'ont transmis, que ce que j'apprenai à l'école n'étaient pas mes racines. Je n'ai jamais dis à fer's elsass pourquoi je n'ai pas renouvelé mon adhésion, et il se sont désintérressé de savoir pourquoi. Mais je suis fondamentalement quelqu'un du centre droit, et sur certains points régionalistes, Sur mon blog les choses sont claires. Et je suis européens de conviction! Je crois que l'umanité va tendre à s'unir, et que la construction doit se faire étage par étage, de son village de sa région de son pays de l'Europe et ensuite du Monde. Je crois beaucoup aux cercles concentriques qu'expliquait Robert Schuman.

Ecrit par : Victor Vogt | jeudi, 07 août 2008

(germanophobe) et non germanophone.

Ecrit par : Victor Vogt | vendredi, 08 août 2008

Certains commentaires ici pourraient etre jugés d'intolérants. je ne suis pas alsacien, pourtant j'apprécie énormément votre région... mais bcp moins ses habitants....Et quand je lis les monologues affichés ici cela me conforte bien dans mes pensées.
Toutefois je comprends mieux votre attachement à votre langue, puisqu'apparamment il vous est bien difficile d'écrire français correctement, pour des acteurs politique ou associatif locaux ça ne fait pas sérieux
Cette forme de régionalisme que ce soit en corse, bretagne ou partout ailleurs a des relents de "racisme" intolérables dans l'europe de 2008. du racisme anti français, anti anglais, anti européen, anti-voisin d'à coté en résumé...
je serais plutot pour l'apprentissage des langues régionales sur la base du volontariat. si on parle de langues régionales et minoritaires pourquoi pas dans ce cas l'apprentissage de l'italien portugais, créole et berbère dans nos écoles ? parce que ces langues là aussi participent aujourd'hui à la vie de la langue française.
concernant le principal sujet: les têtes alsaciennes, bah personnellement je les trouve bien laides, elles seront bien mieux cachées dans un hangar ! c'est faire bien de bruit autour de bien peu de chose: associer ces cartons pates à l'identité alsacienne...c'est du grand n'importe quoi !

Ecrit par : patrice | mardi, 19 août 2008

Je suis d'accord avec votre propos, l'identité régionale telle que je la conçoit ne doit pas exclure mais au contraire elle doit s'ouvrir sur le monde.

Cependant sur les statuts, l'art c'est la recherche du beau, cela peut plaire ou déplaire, mais il s'agit de l'expression d'une spiritualité. L'art de ce fait peut porter le débat sur le devanjt de la scène ... un autre débat sur l'art concerne actuellement Versailles. Je considère que toute création de l'Homme a le droit de citer, car le génie humain vient de cette liberté de création!

Ecrit par : Victor Vogt | samedi, 13 septembre 2008

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.