« Chez les Fafa | Page d'accueil | Ils sont venus, ils sont tous là ! »

lundi, 28 juillet 2008

Culture à la sauce Herrmann !

têtes alsaciennes.jpgUne fois au pouvoir, les premières mesures des mouvements extrémistes consistent généralement à s’en prendre à la culture. On veut gommer les traces du passé, on veut effacer tout ce qu’on assimile à une pollution de l’esprit, on veut surtout marquer de son emprunte le monde futur. Par le passé, des bibliothèques entières ont été dévastées, des œuvres saccagées, des peintures brulées parce qu’elles ne plaisaient pas aux nouveaux maitres en place.

A Strasbourg, nous avions des têtes d’Alsaciennes dispersées dans plusieurs quartiers de la ville. Je n’étais pas forcément "fan" de ces statues mais elles faisaient pourtant partie du paysage et vu le nombre de personnes qui se faisaient photographier à coté, elles devaient certainement présenter un réel intérêt.
Malheureusement pour elles, ces œuvres n’entraient pas dans les critères d’esthétisme du nouveau premier adjoint Robert Herrmann. Sitôt élu, ce dernier s’est donc fait un plaisir de les faire ôter sans la moindre concertation, sans la moindre annonce, en catimini. Le "nettoyage" opéré, il va jusqu’à ironiser et même provoquer ceux qui y étaient attachés. Quelle bassesse !

A titre personnel, comme de nombreuses personnes de mon entourage, je n’étais et je ne suis toujours pas "fan" des statues qui jonchent l’avenue du Général de Gaulle. Pour autant, nous ne nous sommes jamais mobilisés auprès de la précédente municipalité afin de les faire ôter. Elles plaisent à un certain public et il faut savoir respecter ces goûts. Un jour un grand amateur de culture m’a expliqué qu’il ne faut pas dire « c’est moche » mais « je n’aime pas » et dans ce cas il suffit de tourner la tête si on n’aime pas.
L’ouverture d’Esprit et la tolérance ne semblent pas faire partie du vocabulaire de Robert Herrmann. C’est davantage son confort personnel qui le préoccupe. Pour les connaisseurs, j’en veux pour preuve les raisons de la fermeture du bar l’hippocampe, quai des pêcheurs à la Krutenau, mais là c’est une autre histoire dotée pourtant de mêmes ressorts…

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://johnnyhalite.hautetfort.com/trackback/1721359

Commentaires

Imaginons un instant, que Strasbourg soit passée à l'extrême droite, et que l'une des premières mesures culturelles de la municipalité eut été de ranger au placard des oeuvres d'artistes locaux. Quelle aurait donc été la réaction de ces messieurs dames et de leurs affidés militants ?

Je n'étais pas - non plus - fan de ces "oeuvres", mais j'ai constaté qu'elles amusaient, qu'elles provoquaient débats et échanges et n'est-ce pas là une fonction de l'art.

Mais bon, le nettoyage est en oeuvre.

En chine et ailleurs, on confiat ce travail aux commissaires politiques.

Ecrit par : Alsator | lundi, 28 juillet 2008

J'ignore de quel bord politique est ce zigoto de « R. Hermann », mais qu'il soit de droite ou de gauche ne change rien à l'affaire, car visiblement c'est un adepte des « Lumières » ou de la politique de la « Table rase ».

Avec ces gens là, généralement jacobins, francs maçons et anticléricaux haineux, l'Histoire de France ne commence qu’avec la naissance de la Terreur Rouge et la tête du Roi Louis XVI tranchée !

Je plains les strasbourgeois d'avoir à subir les fantasmes de pareilles engeances…

Ecrit par : Gébé | lundi, 28 juillet 2008

Sacré Robert Herrmann ! Il s’inquiétait déjà du faible nombre de militants socialistes embauchés à la CUS, promettant d’ailleurs au passage d’y remédier, voilà maintenant qu’il s’en prend à des œuvres comme Staline, Mao ou plus proche de nous Chavez ont pu le faire. Les strasbourgeois vont enfin découvrir le véritable visage de leurs nouveaux dirigeants !

Ecrit par : Porthos du Vallon | mardi, 29 juillet 2008

Personnellement je n’aimais pas ces statues tout comme d’ailleurs celle de la place de Bordeaux. Pour autant, il faut savoir respecter le travail des artistes qui en sont à l’origine.
Je commençais même à m’y faire à m’y attacher. Je crois que c’était aussi le cas pour de nombreux strasbourgeois. Pourquoi donc une décision aussi brutale ?

Ecrit par : Observateur | mardi, 29 juillet 2008

Il ne s’agit nullement d ‘une opération politique comme vous l’évoquez bassement. Les statues ont été crées et installées dans le cadre du centenaire du musé Alsacien. Elles n’avaient donc pas vocation à devenir des éléments pérennes sur le domaine public. Voilà la vérité, il n'y a donc pas besoin de polémiquer !

Ecrit par : manu | mardi, 29 juillet 2008

Je crois que c’est un coup de Fontanel ! Avec un nom comme celui là, il ne doit pas aimer notre folklore…

Ecrit par : Dany le Bleu | mercredi, 30 juillet 2008

Porthos,
C’est qu’on appelle plus simplement la Partisiocialisation des esprits. A droite, on cognait sur les habitants, à gauche on leur apprend ce qu’ils doivent penser. Les temps changent.

Ecrit par : ACDC | mercredi, 30 juillet 2008

Et pourquoi on n’installerait-on pas ces statues autour de la bibliothèque Malraux. Il y a de la place là bas et le décor reste encore à imaginer.

Ecrit par : Biloute | mercredi, 30 juillet 2008

Je note surtout qu’elles ont été léguées à un Maire Alsace d’Abord. Bravo à monsieur Herrmann pour son ouverture d’Esprit !

Ecrit par : Loulou | mercredi, 30 juillet 2008

Cette décision est scandaleuse dans la forme comme dans le fond. En effet, lorsqu’on s’en prend à la culture, généralement les bases démocratiques de ces gouvernants ne peuvent être que superficielles !

Ecrit par : Olivier | mercredi, 30 juillet 2008

Marcel Schmitt n'est pas Alsace D'abord il est autonomiste de gauche, Rolland Ries est peut-être fou mais politiquement il n'est pas encore fou au point d'entrer à l'asil.

Ecrit par : Victor Vogt | mardi, 05 août 2008

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.