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mardi, 25 septembre 2007
Ces gens là...
Les élections approchant, le public se fait plus nombreux lors du conseil municipal Strasbourgeois. Je regarde, parmi d’autres, l’opposition tenir à merveille un rôle de composition : la victime. Comme d’habitude la majorité, à quelques exceptions près, rend hommage au mime marceau en gardant le silence.
Roland Ries est "brièvement" présent. Sa confiance, ses certitudes transparaissent dans son attitude. Dans sa tête, il est déjà Maire avant même d’avoir débuté la partie. Il joue son personnage d’homme au-dessus des clivages, d’homme au-dessus de la mêlée. Inutile donc de se salir en assistant à l'intégralité du conseil. Les autres pourront bien se charger de la basse besogne...
J’observe Catherine Trautmann qui depuis 2001 a bien changé. Elle n’est plus la femme rayonnante qu’elle était lors de ses 2 mandatures. La blessure municipale de 2001 n’a toujours pas cicatrisé. Aux cotés de Roland, elle fait son devoir mais le cœur n’y est pas. Son départ semble même vécu comme un soulagement. Pareil pour Robert Hermann, toujours aussi pinaillant néanmoins pour lui aussi quelque chose semble avoir changé. Le groupe socialiste ne donne vraiment pas l’impression d’en être un, de groupe. Ils ont pourtant un nouveau patron de feu promis à la gagne...
Coté Modem, Chantal donne plus que jamais la leçon. – 10 point pour la majorité municipale, + 10 pour les élus qui ont eu le courage de la rejoindre mais est-ce vraiment du courage et pas autre chose ? Pierre Henninger n’a vraiment pas l’air à l’aise dans son nouveau fauteuil. Idem pour Yveline Moeglin. Quand je pense que la dame blanche se fait la championne de la lutte contre le mépris. Pourtant, c’est bien ce sentiment qu’elle dégage dans ses interventions.
Le ton hautain du "Tandem" Ries/Cutajar me rappelle cette arrogance que dégageait Laurent Fabius au début des année 80. Ils fustigent le mépris alors qu’ils l’incarnent. Ils exigent une démocratie participative alors qu’ils adorent s’écouter parler. Ils critiquent la méthode mais imposeront la leur. Ils me font de plus en plus penser à Fabius qui avait a toujours honte de ce qu’il est réellement. Ils tiennent un rôle, comme lui. Mais qui sont-ils vraiment ? Faut-il prendre le risque de les élire pour faire tomber les masques?
J’évoque Laurent Fabius et cet excellent texte me revient rapidement en mémoire. Il avait touché au cœur Fafa qui avait ensuite organisé la traque de son auteur, notamment fiscale. A gauche, on défend la liberté d’expression mais uniquement lorsqu’elle s’attaque aux autres. Le sniper s'était alors habitué à la censure du régime mitterrandien. C’est beau de faire la morale mais encore faut-il proposer une véritable alternative. Je sais, ce passage n’a rien à voir avec le conseil d’y hier. Quoique…
07:10 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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