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samedi, 30 juin 2007
Municipales, et c’est partie pour le show !
Les élections nationales nous y ont déjà habitué. A défaut d’avoir un projet ou des propositions alternatives à formuler, la gauche va continuer à camper dans une opposition de pure forme. Ainsi avec Nicolas Sarkozy, après avoir exploité le filon anxiogène et dangereux, on parle à présent d’hyperconcentration des pouvoirs, de soumission voir même de censure des médias tant les arguments sur la composition et les projets du gouvernement ne sont pas légions.
Pour les prochaines municipales Strasbourgeoises, le concept est déjà testé depuis 2001 avec un Tandem décrit comme autoritaire et méprisant et un concept qui n’a cessé de se développer « c’est de la faute du Tandem » utilisé à toutes les sauces en prenant bien soin de ne pas attaquer un bilan.
Si un arbre tombe, c’est de la faute du Tandem
S’il y a une canicule, c’est de la faute du Tandem
Si une voiture brûle, c’est de la faute du Tandem
Si le chantier Tram a pris du retard, c’est de la faute du Tandem,
Si la verrière de la Gare a pris du retard, c’est de la faute du Tandem
Si il a une vague rose nationale pour des élections, c’est de la faute du Tandem
S’il a plu pour carnaval, c’est de la faute du Tandem
Si le mois de juin a été pourri, c’est de la faute du Tandem
Si Ingrid Betancourt n’a toujours pas été libérée, c’est de la faute du Tandem
Si la Palestine s’embrase, c’est de la faute du Tandem
Si la guerre en Irak se poursuit, c’est de la faute du Tandem
Si votre voiture tombe en panne, c’est de la faute du Tandem
Si vous avez pris du poids, c’est de la faute du Tandem
Si vous perdez vos cheveux, c’est de la faute du Tandem
Si vous avez raté vos examens, c’est de la faute du Tandem
Si votre femme ou votre mari vous a quitté, c’est de la faute du Tandem
Si ....
En résumé le concept tandem a été utilisé par la gauche locale (mais aussi par d'autres...) comme un exutoire pour les Strasbourgeois qui permet de rejeter ce qui ne va pas sur des personnes clairement identifiées.
Bien évidemment en se privant d’exploiter les erreurs de ses opposants comme cette déclaration comparant la droite à l’armée prussienne, en étant plus efficaces dans la critique publique de ses propres chefs alors qu'elle devrait les soutenir face aux assauts de l’opposition, en ayant un sens politique limité voire inexistant, la droite municipale a offert un boulevard à son opposition qui s’est naturellement empressée de l’emprunter.
2008 connaîtra donc un débat municipal qui verra d’un coté une équipe défendre un bilan qui me semble être le meilleure pour Strasbourg depuis plusieurs décennies, proposer un nouveau programme de la même trempe que le précédent et de l’autre une des oppositions jouant la carte de la diabolisation, de la victimisation et s’attachant à critiquer davantage la forme que le fond. Le problème actuellement, c’est que la forme a autant, voire plus, d’importance que le fond dans notre société. Ca promet pour la rentrée !
12:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 26 juin 2007
Chef, comment fait-on pour devenir chef ?
A droite comme à gauche, la question semble se poser pour de nombreuses personnes.
Coté UMP, la bataille fait rage entre 2 jeunes loups, Jean Pierre Raffarin dit "El Gringo" et Patrick Devedjian dit "Rocco" (son suppléant s’appelle Siffredi et ça ne s’invente pas !)
Ils veulent tous 2 incarner la base militante de l’UMP. A n’en pas douter, il y a encore du boulot !
Est-il utile de rappeler que Jean-Pierre Raffarin fut le premier ministre de feu de Jacques Chirac entre mai 2002 et mai 2005 ? Quel passage mémorable avec notamment à son actif la suppression de lundi de pentecôte, le score historique de la droite aux Régionales et aux Cantonales de 2004 ou encore la victoire du non au référendum de 2005. Il restera surtout célèbre pour ces deux magnifiques citations « La route est droite, mais la pente est forte » et « The Yes needs the No to win against the No! ». Que c’est beau… Coté Devedjian, je reste bluffé par son charisme… Oui, l’UMP a de beaux jours devant elle avec une telle relève…
Au PS, on a pas à rougir de la bataille successorale de la droite. On se croirait à l’école des fans. Tout le monde a gagné malgré la défaite aux élections présidentielles et législatives. Dingue ça ! Il y a le pauvre Français Hollande, accusé publiquement d’avoir trompé ça femme concubine alors que cette dernière songeait à l’épouser il y a encore moins d’une année. Arnaud Montebourde, qui a flingué le secrétaire du parti socialiste en pleine campagne présidentielle, souhaite à son tour devenir un éléphant alors que pour l’instant il n’est qu’un petit chinchilla qui se prend pour un Lion. Laurent Fabius, qui appartient visiblement à la famille MacLeod, tient toujours à merveille son rôle d’ex-futur président de la République. Il faudra lui couper la tête pour être tranquille affirme son éternel rival, Dominique Strauss-Kahn. Lui aussi rêve de devenir numéro 1 d’un parti socialiste modernisé. L’aile gauche le soupçonne même de faire un rêve bleu…
Pour corser le tout, l’ex (comme on doit l’appeler à présent) compagne de François Hollande, victorieuse des élections internes face à Dominique et Laurent, s’est mise en tête que finalement, elle aussi a tout d’une grande. Pendant la campagne, elle nous a présenté son couple comme solide, elle voulait un smic à 1500 euros brut puis net et a même venté les mérites des 35 heures lors de son débat télévisé avec Nicolas Sarkozy et 1 mois après... Il y a du Chirac et du Mitterrand dans cette femme pour mentir autant et aussi bien… Visiblement, elle aime tenir ce rôle de victime face au machisme, au conformisme, à l’ingratitude de ses camarades. Quand je pense que la droite se permet de conseiller la gauche dans sa reconstruction. Les cons ! Qu’ils laissent le "débat" interne se dérouler et surtout, que Ségolène (comme l’appellent affectueusement Claire Chazal et PPDA en plein direct de la soirée électorale) remporte la mise. C’est ce qui pourrait arriver de mieux à la droite Française…
En cas d’échec, il sera toujours temps de faire appel à Bertrand Delanoë toujours aussi rayonnent dans sa modestie.
Entre une droite en plein rajeunissement et une gauche en pleine redécomposition, c’est notre président de la République qui est à la fête. Heureusement pour lui, il a fait le nécessaire pour ne pas être importuné par une majorité pléthorique et râleuse. Les réactions suscitées dans sa majorité par la TVA sociale et la nomination de ministres de gauche doivent définitivement l’avoir convaincu d’avoir limité la marée… J’en profite pour demander à nos élus Alsaciens, gaullistes et centristes, si à leurs yeux Louis Vallon, René Capitant, Maurice Schumann, Philippe Dechartre, Pierre Billotte, Leo Hamon, Gilbert Grandval , Yvon Morandat, Edgar Faure ou Jean de Lipkowski,… étaient suffisamment de droite pour être dignes d’être des ministres du général de Gaulle? Je ne me souviens pas qu’à cette époque le sectarisme était de mise… N’était-ce pas l’intérêt général qui primait au risque de déplaire à la classe politique dans son ensemble ? Coté Haut-Rhinois, il est vrai que Jean Uberschlag ou Arlette Grosskost ont déjà beaucoup apporté à la France pour se permettre de critiquer les choix du Président de la République. Il faut aussi dire qu’ils étaient tous les deux des supporters de la première heure de Nicolas Sarkozy… Ils s'estiment cocufiés par la nomination de JMB. Décidément à droite comme à gauche, l'adultère est à la mode tout comme la rupture, tranquille ou pas...
Du coté Bas-Rhinois pour les ministrables, le Maire de Strasbourg s’en est tenu à sa promesse de 2001 ce qui a évidemment suscité des critiques. Elle aurait accepté, les même auraient trouvé à redire… Quand on est… on est…
Pour le Président de la République, si sa majorité se fait trop vindicative, il lui reste toujours la dissolution qui devrait rafraîchir les idées des plus agités…
01:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 19 juin 2007
Un ministre Alsacien et qui plus est, Strasbourgeois !
Son nom circulait depuis plusieurs jours dans les milieux intéressés (parmi d’autres…) pour représenter l’Alsace au gouvernement.
Je ne peux que me réjouir de la nomination du Maire de la seconde Ville de notre Région. Certes, ses couleurs politiques ne correspondent pas vraiment aux miennes mais ses convictions se rapprochent depuis longtemps des valeurs gaulliennes qui m’habitent. Jean-Marie Bockel, Maire de Mulhouse depuis 1989, fait donc son entrée au gouvernement Fillon.
On disait la droite sectaire, certains parlait même de clan, de concentration des pouvoirs et nous voilà avec plusieurs ministres socialistes et centristes pourtant déjà exclus de leurs partis respectifs signe que certains sont plus ouverts et tolérants que d’autres… (j'en profite pour saluer au passage le conférencier officiel de notre Ville autoproclamé ouvert, tolérant et humaniste…)
Jean-Marie Bockel aura la lourde tâche de convaincre ses nouveaux collègues de l’importance du la seconde phase du TGV Est pour notre région. Il sera aidé en cela par tous les parlementaires Alsacien y compris Armand Jung qui a résisté à l’armée prussienne (on en reparlera mais l’Alsacien que je suis reste profondément choqué par cette comparaison).
Coté boulot, la défense de la francophonie ne sera pas une mince affaire. Il suffit de se balader dans les rues des grandes villes et d’écouter pour comprendre que ce dossier concerne aussi l'héxagone...
J’ai également une pensée pour Arlette Grosskost qui a vraisemblablement dû s’arracher les cheveux à l’écoute de la déclaration du secrétaire général de l’Elysée… Elle pourra toujours espérer devenir un jour adjointe au Maire à moins que d’ici là, en signe d’ouverture, les élus socialistes et verts aient renversé le nouveau secrétaire d’Etat…
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lundi, 18 juin 2007
C’est marée basse !!!
Non non, il ne s’agit pas de la première déclaration de Nicolas Sarkozy lors de son arrivée au fort de Brégançon ce week-end. Non, il ne s’agit pas non plus d’une interrogation d’Alexandra Rosenfeld, miss France 2006, lors de sa première visite du Sahara. Et non, ce n’est pas la première annonce réalisée par Armand Jung, fraîchement réélu député. Pourtant une vague scélérate était attendue ce week-end par les sondeurs, les médias, les leaders politiques. Certains parlaient même d’un tsunami et finalement, c’est marée basse !
Et oui, depuis hier soir 20h00, la droite comprend près de 40 députés de moins qu’en 2002 alors que les premières estimations de dimanche dernier annonçaient un franchissement de la barre symbolique de 400 parlementaires voire même de 500 pour les enquêtes les plus optimistes.
Ce matin, l’UMP ne dispose donc "que" de 314 élus. Comment expliquer ce résultat ? Pour certains, il s’agirait d’un mauvais report des voix du "modem". Pour d’autres, l’optimisme démesuré et le ton condescendant des leaders UMP n’y seraient pas étrangers. Pour tous, l’annonce d’une TVA sociale, arrivée comme un cheveu sur la soupe dans la campagne, aurait gâché la fête tant attendue. A n’en pas douter, cette fameuse TVA a refroidi de nombreux électeurs. Depuis lundi dernier, la courbe des sondages n’avait cessé de se dégrader l’UMP perdant pour Ipsos, entre lundi et vendredi, pas moins de 140 députés possibles.
Il se murmure que l’annonce de Jean-Louis Borloo était motivée par la volonté de Nicolas Sarkozy de ne pas revivre les nuisances rencontrées par Jacques Chirac de 1995 à 1997 avec une majorité parlementaire pléthorique. Il a vraisemblablement était entendu au-delà de ses espérances… D’autres s’aventurent même à affirmer que cette annonce a été décidée la semaine dernière, au sommet du G8... La preuve par l’image…
Quoiqu’il en soit, ce retour de balancier a permis de sauver le soldat JUNG de l’armée Prussienne tant évoquée durant sa campagne (L'Est Républicain du 14 juin). Les Alsaciens, majoritairement de droite, auront 5 années supplémentaires pour apprécier les déclarations de l’unique député socialiste de la Région. Un de plus, et nous nous faisions traiter de nazis…
La fête a dû être terrible chez les Borloo inventeur de la marée basse, nouveau concept politique depuis hier. La fête a également dû être terrible chez les Jung qui ont réussi à sauver le revenu familial.
Cela a certainement donné quelque chose comme cela…
14:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 10 juin 2007
Semaine des crocodiles… Ca détend !
18:24 Publié dans Détente | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
En attendant lundi...
Alsator a décidé de nous pourrir le week-end avec son maudit crocodile moi, je préfère ANTON…
09:21 Publié dans Détente | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 06 juin 2007
La politique, un univers impitoyable…
10:05 Publié dans Détente | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 05 juin 2007
UDF : Vive le respect des autres !
Et oui, d’un parti qui se voulait rassembleur, qui voulait unir, nous sommes passés à un mouvement qui ne supporte pas le débat, la différence, l’indépendance mais qui s’adonne au culte de la personnalité comme au bon vieux temps du parti nazi ou soviétique (tout dépend de la rive depuis la quelle nous observons le débat "démocratique" du modem…) mais bon, Bayrou a encore du chemin à parcourir avant de rivaliser avec un Hitler ou un Staline. Pour l’instant il se contente de vouloir « casser la gueule » a ceux qui lui résistent… Peut-être les fera-il fusiller plus tard ?
La semaine dernière nous avons eu le plaisir d’assister à l’élimination de plusieurs centristes (ils l’étaient depuis de nombreuses années sans passer par la case RPR, UMP ou PS comme certain(e)s…)
Ces exclus, qui ont pourtant soutenu loyalement François Bayrou quitte à s’attirer les foudres de leurs alliers umpistes, ont été dégagés, éliminés, effacés, atomisés, flingués par les jeunes adorateurs du grand maître, François Bayrou, autoproclamé sauveur de la France et vainqueur de la dernière élection présidentielle…
Laurent Spiero, Alain Lévy, Gilbert Wentz, Emmanuelle Vierling-Kovar, conseillers municipaux de Strasbourg ainsi que Bertrandt Hirtz et Pascal Boes de Schiltigheim Yasmina Sadarnac et Jean-Daniel Zeter, conseiller général, ont donc été exclus de l’UDF Modem. Frédéric Le Géant a, lui aussi, été mis au pas par les nouveaux "démocrates" centristes.
Quels peuvent bien être leurs torts ? Tout simplement, avoir soutenu François Bayrou au premier tour mais avoir voté Nicolas Sarkozy au second et, pour les strasbourgeois, avoir été élus avec Fabienne Keller, comme madame Cutajar, mais ne pas l’avoir trahi tout en passant par la case UMP, comme madame Cutajar.
Bien évidemment, la radicalisation de ce parti, localement influencé par le scribouillard RIOT, n’a qu’un seul et unique but, assurer un pluralisme et participer au débat d’idées.
Ils sont vraiment ouverts les bougres et n’hésitent pas à pratiquer la politique du « nous causons, vous écoutez ». Pour eux, l’ouverture réside dans la consanguinité allant jusqu’à écrire sur le blog de l’animateur officiel des conférences Strasbourgeoises (aucune ne doit d’ailleurs lui échapper car autrement il s’agirait d’une censure alors qu’actuellement il ne s’agit que d’un monopole…) « Vouloir RASSEMBLER et UNIR, ce n’est pas vouloir tout mêler n’importe qui n’importe quoi n’importe comment. » Belle leçon d’ouverture monsieur RIOT !
Au fait, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi Monsieur Jean-Marie Heydt, suppléant de la future centriste Calderoli, peut se prévaloir de l’étiquette UDF sur les affiches officielles de sa candidate ? Je croyais qu’il n’y avait que la candidate "investie" qui pouvait s’en prévaloir sous peine de poursuites judiciaires ou alors il existe des dérogations pour les UMP dissidents, le but étant uniquement de faire battre la municipalité Strasbourgeoise et l’UMP en général…
Pour l’occasion, je lève mon verre à la disparition du débat démocratique au centre MODEM (A force de lever mon verre je vais finir député …)
13:00 Publié dans Mes humeurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



