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mercredi, 28 novembre 2007

Strasbourg by night !

Les DNA reparlent de la vie nocturne. Voilà ce que j'écrivais le 4 avril dernier. Cela n'a pas pris une ride mais des navettes nocturnes ont vu le jour depuis. +10 donc à l'équipe municipale.

medium_discotheque.2.jpgApparemment des gérants de bars trouvent la capitale Alsacienne un peu molle la nuit. En tant que Rocker et noctambule accompli, il me semble normal de donner mon opinion sur cette "épineuse" question.

A l’heure du renforcement des contrôles routiers et de la tolérance zéro de l’alcool au volant, j’écarte de suite l’idée proposée par certains de déplacer le monde de la nuit à la périphérie de la ville dans une zone non résidentielle. On ne va pas demander aux noctambules de prendre le volant. Ce serait une politique pas très protectrice de l’environnement mais surtout irresponsable d'un point de vue sécurité routière.
Il faut donc rester au cœur de la Ville à proximité des universités, grandes pourvoyeuses de clientèles, et des restaurants.

Fin des années 80, début des années 90, la transformation de nombreux bars en mini-discothèques a totalement modifié l’équilibre qui pouvait régner avec les habitants, voisins des établissements. Il faut dire que de nombreux bars émettaient autant de décibels qu’un de mes concerts au Rhénus ! La législation a donc changé en 1998 pour préserver la santé des clients (le pourcentage des pertes auditives est de plus en plus important de plus en plus jeune) et la tranquillité du voisinage. Cela a-t-il nui au monde de la nuit ?

medium_larmes.jpgFranchement, Non ! Il est toujours possible de sortir à Strasbourg, de faire la fête tout en ayant l’embarras du choix. Les soirées peuvent même se terminer très tardivement dans certains établissements… Objectivement, l’article relatif à cette question décrit une situation "Officielle" que les gérants dénoncent mais il ne parle pas du Off, de ce que nous savons de ce que vous savez, de ce qu’ils savent. Nous sommes nombreux à terminer régulièrement nos soirées bien au-delà de 5h… Il suffit de connaître les bonnes adresses…

Les gérants d’établissements se plaignent donc des contrôles et des horaires d’ouvertures. Malheureusement, le comportement de certains, minoritaires, nuit gravement à l’image du monde de la nuit.

medium_montre.jpg

A titre personnel, je suis favorable à une remise à plat totale de la vie nocturne Strasbourgeoises. Certains établissements ont une autorisation d’ouverture tardive (OT) jusqu’à 4h00 mais ne respectent pas la législation et perturbent le voisinage. D’autres ferment à 1h30 alors qu’ils sont en règle. Il faut donc définir clairement des critères d’attribution des fameuses OT et mettre fin à la transmission automatique qui se perpétue (Les OT sont attachées à un établissement. De ce fait, lors de chaque changement de propriétaire, l’établissement conserve son OT qui fait partie de la transaction donc monnayée)
Je suis également favorable à un prolongement des horaires d’ouvertures jusqu’à 6h00 voire plus qui permettrait d’étaler dans la nuit les sorties des établissements. Ce sont ces sorties massives qui génèrent actuellement le plus de nuisances. Cette proposition permettrait aussi de réduire sensiblement les soirées qui se poursuivent dans des appartements. Elles se sont considérablement développées depuis la surpression des Afters générant une explosion des plaintes pour tapage nocturne ces 3 dernières années.
Cette mesure permettrait aussi aux clients qui le désirent d’utiliser les transports en commun qui redémarrent à Strasbourg entre 4h30 et 5h00.

La vie nocturne à Strasbourg n’est donc pas morte mais elle peut être améliorée. Pour autant, est-ce la raison pour laquelle les eurodéputés préfèrent Bruxelles à Strasbourg ? On me dit que ce ne sont pas forcément les bars qu’ils recherchent mais plutôt… Mais chut ! il ne faut pas parler de cette demande...

PS : A toutes fins utiles… Ce n’est pas la Ville de Strasbourg qui réglemente les horaires d’ouvertures mais la Préfecture.

PS 2 : L’interdiction de fumer dans les bars va considérablement modifier la vie nocturne. Nombreux vont être les clients à sortir dans la rue pour fumer. Cette pratique va générer du bruit qui exaspèrera les riverains. Au lieu de trouver une solution, la préfecture ne risque-t-elle pas de réduire encore davantage les horaires d’ouvertures ?

Commentaires

"Nombreux vont être les clients à sortir dans la rue pour fumer. Cette pratique va générer du bruit qui exaspèrera les riverains" : sans parler des discothèques, où l'on ne peut normalement pas sortir et rentrer à nouveau.

Ecrit par : marc | vendredi, 02 mars 2007

Alors là, nous ne suivrons pas. On vous a connu plus inspiré, on dirait un texte anti-libertaire. Il est vrai que c'est la mode à l'UMP de limiter les libertés individuelles (cf. la loi anti-cigarette). Bientôt un inspecteur viendra vérifier ce qu'on sniffe, ce qu'on fume, ce qu'on boit dans nos appartements !
Cet article est franchement un coup bas. Que certains bars ferment tard, fassent du bruit, on s'en fiche : soyons égoistes ! Les riverains n'ont qu'à déménager et s'installer dans un quartier calme. La fête est difficile à Strasbourg, peu d'établissements sont ouverts et intéressants et le moins que l'on puisse dire c'est que la municipalité ni la préfecture n'aident pas ces endroits. Signalons que la chasse au bruit, constamment poursuivie par le paranoiaque qui s'occupe de ce dossier à la CUS, un soi-disant médecin, est catastrophique. Il passe son temps à pourchasser les patrons de lieux de nuit, tandis que les Adjoints au maire qui sévissent dans les quartiers concernés soutiennent les riverains sans prendre en compte la spécificité des bars et de leur clientèle.

Ecrit par : La Droite strasbourgeoise | vendredi, 02 mars 2007

Vous êtes toujours aussi fêtard à votre âge, Johnny? J'en connais plus d'un qui à 60 ans passés sont plutôt "verveine et canapé", vous, vous prenez votre énergie au living room. Si ça a été fermé, c'est probablement parce que tout le monde sait que dans ce bar tout le monde ne tourne pas à l'Ovomaltine. Je ne vous accuse de rien mais vous savez le bruit qui court sur ce qui se passait sur votre yacht à Saint Tropez (ça c'était le bon temps d'avant les joies de la luge à Gstatt).

Sur le bruit je ne suis qu'en partie d'accord avec vous. J'ai habité au dessus d'un bar (pendant un an seulement) qui certes n'avait pas de terrasse mais au bout d'un moment, on entend pas plus les fêtards qui sortent des bars qu'on entend le trafic sur les grands boulevards, les avions quand on est sur la ligne d'entzheim, les mobilettes et scooters quand on habite près d'un square, les clodos qui s'engueulent quand on est près des coins à clodos (quai Sturm???), les trains quand on est près de la gare, les racailles en banlieue qui font le cirque toute la nuit avec la muisque dans la voiture, les chiens, les clochers, les coqs quand on est à la campagne.

Alors quand on vit en société, on assume. On veut vivre au centre parce que c'est commode, on est près des magasins, on a tout à portée de bras, et bien on en assume les inconvénients et ne prône pas que le confort est un dû.

Et sur la cigarette, c'est un faux problème, et je vous l'écris avec ma cigarette dans la bouche. On est pas des abrutis, nous les fumeurs. On saura fumer moins et éviter de faire le cirque quand on sortira s'en griller une petite. Le cerbère à l'entrée sera là pour nous le rappeler de toute manière.

Je ne suis pas une grande fêtarde mais il me semble que l'on pourra toujours repousser plus loin l'heure de fin, on ne fera pas que des heureux. Il y a un moment, il faut rentrer se coucher. Sinon la France qui travaille va regarder la France qui s'amuse d'un mauvais oeil...

PS: Moi aussi je suis déjà allée à ..., je ne vois pas où est le mal. Je vais même parfois dans un bar de gaucho bien connu de l'avenue de la marseillaise. Na !

Ecrit par : Bibi67 | vendredi, 02 mars 2007

Ah c’est mieux ainsi ! Il ne faut surtout pas dire de mal des établissements qui vomissent sur la municipalité, ils pourraient un jour changer d’avis. Si, SI, dans une autre vie ou avec des nouveaux propriétaires.

Ecrit par : Sioux 67 | dimanche, 04 mars 2007

Hum hum, je constate que vous avez peaufiné votre article. Y aurait-il des vérités inavouables ? Lesquelles ?
Pour vos propositions why not mais je ne pense pas qu’elles soient facilement acceptées par les riverains.

Ecrit par : Porthos du Vallon | dimanche, 04 mars 2007

Et votre discothèque mon cher JH, elle ferme à quelle heure ?

Ecrit par : Pierre | dimanche, 04 mars 2007

Je redis ce que j’avais déjà écrit et que vous n’avez pas publié, le monde de la nuit est le plus hypocrite. On y voit des notables, des juristes braver les interdits qu’ils font respecter en journée à la France d’en bas. Quel exemple !
On y découvre des établissements qui disposent d’une clientèle qui leur permet de composer avec les règles et les autres avec la mauvaise clientèle (des racailles !) qui ne doivent surtout pas dépasser d’une minute leur autorisation voir même fermer avant par précaution. Hypocrite, je vous dis!

Ecrit par : Delphine | dimanche, 04 mars 2007

Sur les défenseurs des nuits strasbourgeoises, ( texte corrigé depuis un petit vent, me semble-t-il), votre note m'en a inspiré une : http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com

Sur le fond, que dire, les nuits sont majoritairement droitières, mais elles le disent pas

Ecrit par : Joseph Balsamo | lundi, 05 mars 2007

Joseph Balsamo,
Cela Confirme que certaines vérités sont difficiles à admettre.

Ecrit par : Sioux 67 | lundi, 05 mars 2007

A Rouen, mêmes propos contradictoires... Votre note et ses commentaires m'invitent à remettre sur le tapis un sujet récurrent: la vie nocturne, abondamment évoquée dans Bruit Barbare An1 (cf archives 2006-2007- rubrique Vie nocturne).
Donc je fais, ce lundi, une note pour donner mon avis sur certaines affirmations, et établis le lien avec votre site.

Ecrit par : Pagine | dimanche, 11 mars 2007

Voilà ce que déclarait l’épouse d’un eurodéputé espagnole, Juan Pablo Cortes, en février 2001… Le sommet européen, qui clôturait la présidence française de l’Union, avait alors eu lieu à Nice. Cela me rapelle tant de souvenirs...

"Juan est encore au parlement. A Bruxelles. Madre de Dios. Quand il est à Bruxelles, mon Juan, je m’inquiète. J’ai le corazon qui palpite. Il a beau me dire de ne pas me faire du souci. Mais ce n’est pas le souci qui me fait souffrir, c’est la jalousie. A cinquante-cinq ans, je le sais, mon Juan c’est le genre préféré de toutes les femmes. Calme, beau, rassurant. Avec les cheveux poivre et sel, juste ce qu’il faut. El latino lover. Enfin, vous me comprenez, señorita, c’est pour ça que c’est mon Juan à moi. A moi et pas à une autre. J’aime pas quand il fait la fiesta. J’aime pas quand il est à Bruxelles et trois jours à Strasbourg.
Si ! Quand il est à Estraburgo, là je suis rassurée. J’y suis déjà allée, avec lui. Il sort du parlement à 21 heures, le soir, il se dépêche pour trouver un restaurent encore ouvert, il mange et il va se coucher. Mon Juan, à 22 heures, il se couche, à Strasbourg. Que voulez-vous faire d’autres dans cette ville ? Rien n’est ouvert tard, pas un bar où aller danser, nada. Pour une capitale Européenne, c’est pas très animé. Pensez, l’autre jour, il a téléphoné à la Ville pour leur demander s’ils organisaient une fiesta pour la clôture de la présidence française de l’Union européenne. Ils lui ont répondu :
- Senor Cortes (c’est comme ça qu’il s’appelle, mon Juan, senor Juan Pablo Cortes), vous n’y pensez pas ?
Bon d’accord, c’était juste après le sommet de Nice. Et, à Strasbourg, ils étaient jaloux de n’avoir pas eu de sommet. Il faut dire qu’ils n’avaient rien demandé. Alors, pour se venger, ils n’ont pas voulu organiser de fiesta. Ils n’ont pas le sens de l’accueil à la ville d’Estraburgo. La prochaine fois qu’il faudra voter pour transférer définitivement el parlemento de l’Europe à Bruxelles, mon Juan votera si.
Enfin, j’exagère, pour fêter dignement la présidence française de l’Union européenne, la ville de Strasbourg avait fait étendre son linge sur tous les bâtiments de la ville. Juan m’a dit que c’était certainement pour donner un air napolitain à Strasbourg. Ca part d’un bon sentiment, non ?
Madre de Dios. En ce moment précis, Juan est à Bruxelles. Là, je m’inquiète. Madre e Dios, pourquoi n’est-il pas à Estraburgo ? Là-bas, au moins, je sais qu’il dort."

Ecrit par : Porthos du Vallon | mercredi, 28 novembre 2007

Dossier épineux où tout le monde a raison. La main invisible de Smith a ici du mal à agir. En tout cas, le développement de la nuit à Strasbourg passe, entre autres, par une bonne stratégie relationnelle et de communication de la ville. Cela passe aussi par le recrutement de contractuels ayant l'esprit d'initiative.

Bien à vous

Ecrit par : Julien Bartoletti | mercredi, 28 novembre 2007

Porthos, c'est quoi cet humour à 2 balles ???
La vie nocturne je ne suis pas contre mais il faut aussi penser aux riverains qui travaillent le lendemain et à leurs enfants qui vont en classe. Il faut trouver un juste équilibre !

Ecrit par : Godzila | jeudi, 29 novembre 2007

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